×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Evénement

La marmite syndicale en ébullition

Par L'Economiste | Edition N°:4361 Le 18/09/2014 | Partager
Appel à une grève dans la fonction publique le 23 septembre
Ils critiquent la gestion unilatérale du gouvernement et la marginalisation du dialogue social
Réforme des retraites, hausse des prix, dialogue social… les principaux griefs

Pour Abdelhamid Fatihi, SG de la FDT, et Mohamed Kafi Cherrat, membre du comité directeur de l’UGTM, «l’appel à la grève dans le secteur public le 23 septembre prochain a pour objectif de mettre en garde le gouvernement contre les risques que suscite sa gestion de certains dossiers sensibles, ayant des répercussions directes sur la vie des citoyens»

Près de 5 mois après la marche du 6 avril, où l’UMT, la FDT et la CDT avaient mis la pression sur le gouvernement à la veille de la fête du travail, les centrales syndicales viennent de lancer un nouvel appel de débrayage pour le 23 septembre prochain. Cette fois, la FDT s’est alliée à l’UGTM de Hamid Chabat pour mener une grève nationale au niveau de l’administration publique, des collectivités locales et des établissements publics, comme l’a annoncé Abdelhamid El Fatihi, secrétaire général du syndicat proche de l’USFP, lors d’une conférence organisée hier à Rabat. Ce débrayage a pour objectif de «mettre en garde le gouvernement contre les risques que suscite sa gestion de certains dossiers sensibles, ayant des répercussions directes sur la vie des citoyens». De son côté, Mohamed Kafi Cherrat, membre du comité directeur de l’UGTM, a affirmé que cette grève est «une alerte lancée à l’exécutif, après ses initiatives restrictives du rôle des partenaires sociaux». Il a rappelé les différents mémorandums adressés au gouvernement, dont le dernier, qui date de juin dernier, porte sur la réforme des retraites, sur la base d’une étude réalisée par des experts. Or, «l’exécutif a saisi le CESE au moment où nous attendions une invitation de l’exécutif pour examiner les différents points de cette réforme». Globalement, les responsables des deux centrales syndicales attaquent l’équipe de Benkirane sur une série de dossiers qu’ils jugent prioritaires. Ce sont «les principaux sujets qui ont motivé la décision de lancer cette grève». Il s’agit d’abord de la réforme de la retraite, «qui a été dérobée de la table du dialogue social et de la Commission nationale des retraites», a noté Fatihi. A cela s’ajoutent les décisions imposées aux enseignants de ne pas partir qu’après la fin de l’année scolaire. En revanche, l’option de 69 ans pour les profs d’université ne semblent guère soulever de problème.  Les centrales syndicales critiquent également les mesures proposées dans le cadre de cette réforme, qui «devront se traduire par un recul de 30% du niveau des pensions». Les augmentations «successives des prix des matières premières, notamment le carburant, l’eau et l’électricité, ainsi que leur impact négatif sur le pouvoir d’achat», ont été également au menu. Idem pour les engagements de l’accord du 26 avril 2011, «dont plusieurs points n’ont pas été appliqués, et qui auraient permis de booster la productivité et la dynamique d’emploi», de l’avis de Kafi Cherrat.
Globalement, les deux syndicats reprochent au gouvernement sa «gestion unilatérale des grands dossiers, notamment à travers la mise en stand-by du dialogue social, censé être un outil constitutionnel pour la régulation des dossiers conflictuels», a noté Fatihi.
L’annonce de la grève prévue le 23 septembre prochain est intervenue après la réunion des bureaux des deux centrales syndicales, vendredi dernier. S’en est suivie une campagne de mobilisation des troupes au niveau de la région de Rabat-Salé, pour s’assurer une grande participation. Les dirigeants des deux centrales syndicales se sont également réunis, hier, à Rabat, avec leurs représentants au niveau régional et provincial.

«Rapprochement stratégique»

Les dirigeants des deux centrales syndicales présentent la décision de grève comme un pas dans un processus de coordination stratégique, et non pas à caractère conjoncturel. L’objectif pour eux est d’assurer «une réunification des mouvements syndicalistes». Or, c’est le même discours avancé par les responsables des trois syndicats réunis dans le cadre de la marche du 6 avril, et dont la FDT faisait partie. Cette fois, l’UMT et la CDT n’ont pas été invitées à intégrer cette coalition. Même si Abdelhamid Fatihi a assuré que les canaux de communication sont ouverts avec les autres centrales. «Nous allons appuyer toutes les actions militantes qu’elles mèneront», a noté Fatihi. Certains observateurs affirment que ce rapprochement entre la FDT et l’UGTM traduit aussi sur le plan syndical, la coordination politique menée depuis quelques mois entre les patrons de l’Istiqlal et de l’USFP, Hamid Chabat et Driss Lachgar.

Mohamed Ali MRABI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc