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    Politique Internationale

    Tunisie: Une bouffée historique de démocratie!

    Par L'Economiste | Edition N°:4200 Le 28/01/2014 | Partager
    Une Constitution qui fait l’unanimité le lundi 27 janvier
    Un gouvernement apolitique pour mener les élections
    Les présidentielles: une épreuve pour octobre 2014

    Mehdi Jomaâ, Premier ministre choisi par la classe politique à la mi-décembre, est le nouveau visage de la politique tunisienne. Il a formé son gouvernement apolitique, qui devra obtenir la confiance de la Constituante dans la semaine

    LA Tunisie donne du sens à sa révolution. Après 3 ans de «chaos», le pays semble enfin trouver sa voie, en maintenant un fragile équilibre entre libéraux et conservateurs. Ainsi, deux cérémonies ont eu lieu hier, lundi 27 janvier, pour consacrer la nouvelle Constitution, dont la rédaction avait été l’objet d’un bras de fer sans merci. Aujourd’hui, chacun semble y trouver son compte.
    La nouvelle Constitution tunisienne consacre un exécutif bicéphale, la liberté de culte y est garantie. Par ailleurs, un objectif de parité hommes-femmes dans les assemblées élues y est inscrit. Autant de garde-fous contre le sécularisme religieux que le parti d’Ennahda aurait pu imposer n’eut été la contestation qui s’est élevée dans la rue, mais aussi contre les dérives autoritaires d’un quelconque autre parti.
    Moncef Marzouki, Mustafa Ben Jaafar et Ali Larayedh, respectivement chef de l’Etat, président de l’Assemblée nationale constituante et Premier ministre démissionnaire, ont tous trois paraphé le texte fondamental pendant la cérémonie qui s’est déroulée au siège de l’ANC. Une 2e réception fêtant l’évènement s’est tenue au palais présidentiel.
    Un palais qui changera probablement de locataire durant l’année, selon les déclarations d’un haut responsable d’Ennahda hier, lundi 27 janvier. «Dans six semaines, il y aura une loi électorale. La visibilité est claire jusqu’aux élections qui auront lieu probablement en octobre 2014», a-t-il affirmé à l’AFP. Les dates officielles précises de ces deux évènements majeurs (les législatives et la présidentielle) devront être fixées par l’instance électorale. Elle a elle-même été formée début janvier 2014.
    Ces élections sont d’autant plus attendues qu’elles représentent un tournant dans l’adoption de la Constitution, qui entrera en vigueur par étape en attendant la consécration par les urnes d’un Parlement et d’un président de la République.
    Le processus semble bien engagé, puisque l’adoption de la Constitution a été précédée de quelques heures par l’annonce de la composition du gouvernement du nouveau Premier ministre Mehdi Jomaâ (choisi à la mi-décembre) qui devra conduire le pays vers ces élections. C’est donc un cabinet apolitique composé de hauts fonctionnaires, de magistrats ou de personnalités venues du privé, qui devra remplacer la formation sortante menée par Ennahda. Seule exception: Lotfi Ben Jeddou, ministre de l’Intérieur, qui a été maintenu à son poste malgré les pressions de ses détracteurs. Mehdi Jomaâ a expliqué avoir formé sa liste sur trois critères: «La compétence, l’indépendance et l’intégrité». Ce nouveau gouvernement devra obtenir sans grande difficulté la confiance de la Constituante au cours de cette semaine.
    Autant d’avancées démocratiques en si peu de temps, à mettre indéniablement au crédit du Dialogue national parrainé par l’UGTT, puissant syndicat qui a prouvé sa capacité à arrêter toute activité dans le pays, mais aussi à lui redonner vie. Comme quoi, l’expression consacrée «s’asseoir autour d’une table» peut effectivement porter ses fruits. Maintenant que tout le monde semble d’accord, le gouvernement doit travailler (et croiser les doigts) pour que des grèves à répétition ne viennent pas miner son effort de redressement économique.


    Rime AIT EL HAJ

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