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    Rabat: Un «X» pour gérer la capitale

    Par L'Economiste | Edition N°:4200 Le 28/01/2014 | Partager
    De nombreux chantiers attendent le nouveau wali Abdelouafi Laftit
    Améliorer les recettes, revoir la gouvernance des services publics... les priorités

    PROGRAMME chargé pour Abdelouafi Laftit, nouveau wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, dont la cérémonie d’installation a eu lieu, la semaine dernière, sous la présidence de Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur. Après un vif hommage à Hassan Amrani, qui occupait ce poste depuis près de 11 ans, Hassad a mis l’accent sur les compétences et l’expérience dont dispose le nouveau patron de la région de Rabat pour mener à bien sa nouvelle mission et relever les grands défis posés au niveau de la région et la capitale particulièrement. Assurer une gestion rationnelle des ressources de la ville figure parmi les dossiers prioritaires du nouveau wali. Comme on le sait, l’argent est le nerf de la guerre, et il est très difficile, voire impossible de développer la capitale du Royaume avec un budget structurellement déficitaire: des charges en constante augmentation, alors que les recettes régressent. «Depuis 2008, on enregistre une dégradation sérieuse des finances de la commune marquée par une baisse continue au niveau des recettes», rappelle un membre du bureau du conseil de la ville. Résultat, la ville affiche fin 2012 un déficit de 70 millions de DH. Pour les autorités, cette situation est une conséquence de la mise en application de la réforme fiscale locale qui s’est traduite par un manque à gagner pour la trésorerie de la commune. Cela suite notamment à l’exonération de plusieurs bâtiments administratifs de la taxe urbaine devenue taxe d’habitation. Selon notre élu, l’impact est important du fait que Rabat en tant que capitale du pays abrite une grande partie de ces bâtiments. Face à cette réduction des recettes, on enregistre un accroissement des dépenses de fonctionnement, ce qui rend difficile de dégager un excédent pour financer des projets d’investissement qui sont nécessaires pour le développement de la ville. Mais pour un autre élu de Rabat, le problème réside dans l’incapacité de la ville à développer son assiette fiscale, ce qui va permettre d’améliorer ses recettes. A cela s’ajoutent le problème de recouvrement et la révision des tarifs de location des bâtiments et terrains relevant du domaine communal. «Pour le moment, la ville arrive à peine à mobiliser 60% de ses recettes potentielles», affirme un élu et expert dans le domaine. La mobilisation de ces ressources est nécessaire pour permettre à la ville de poursuivre le programme de mise à niveau de la capitale notamment pour le volet de la voirie et l’éclairage public qui se trouvent dans un état alarmant. Ces recettes vont permettre également l’amélioration des services publics notamment la collecte des déchets et le transport par bus, et aussi de réviser le système de gouvernance des services publics. Le problème de la mobilité urbaine devrait également figurer parmi les préoccupations du nouveau wali. Pour pallier ce problème, il faut activer l’extension du réseau du tramway à d’autres quartiers de Rabat et Salé sans exclure de desservir à terme la ville de Témara. Au menu également, la poursuite du grand chantier de développement de la vallée du Bouregreg et la relance du projet de la corniche de Rabat. L’éradication des foyers des bidonvilles dans Rabat, Salé et Témara va constituer un sérieux défi à relever par le nouveau Wali. Sans oublier le projet de réhabilitation de l’ancienne médina de Rabat dans laquelle se trouvent plusieurs bâtiments menaçant ruine.
    Il y a aussi le problème du transport clandestin et celui des marchands ambulants, deux phénomènes qui ont pris une forte ampleur ces dernières années. Un autre dossier chaud à ne pas ignorer. Il s’agit de l’affaire du transfert des activités de Veolia dans la société Redal au fonds britannique Actis. L’aboutissement de ce dossier s’avère difficile, car certains élus ont déjà affiché leur refus, notamment ceux de Témara.

    Un parcours réussi

    LE profil et l’expérience du nouveau wali seront certainement d’une grande utilité pour poursuivre la réalisation des grands chantiers structurants de la région de Rabat et apporter des réponses aux grands problèmes dont souffre la capitale. Laftit est diplômé de l’école Polytechnique de Paris et de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées. Il a débuté sa carrière professionnelle en France, dans le secteur financier avant de rejoindre l’Office d’exploitation des ports (ODEP) où il a occupé, successivement, le poste de directeur des ports à Agadir, Safi et Tanger. Il a été nommé en 2003 gouverneur de la province Fahs-Anjra, puis en 2006 gouverneur de la province de Nador. Et depuis 2010, il occupait le poste de PDG de la société d’aménagement pour la reconversion de la zone portuaire de Tanger ville.

    Noureddine EL AISSI

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