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Culture

«Casa-Pandor»: Une vision sublimée de la métropole

Par L'Economiste | Edition N°:4171 Le 13/12/2013 | Partager
1re exposition individuelle de Carole Schoettel à Casablanca
L’artiste exprime une ode à la ville

Entre mythe et réalité, l’exposition «Casa-Pandor» est une déclaration d’amour à la ville de Casablanca

Casablanca comme on ne la voit jamais ou comme on oublie de la voir. Voilà ce que promet la nouvelle exposition de la galerie Yakin & Boaz qui présente les œuvres de l’artiste Carole Schoettel jusqu’au 4 janvier prochain.
L’horizon bleu d’azur (qui se fait rare ces temps-ci !), les palmiers, le soleil, les réverbères… Voici tout ce qui fascine l’artiste. Mais qu’en est-t-il de la pollution, de la cacophonie des klaxons, bouchons et des hurlements sur la route, des trottoirs décrépis… ? Le temps semble avoir suspendu son vol sur cette métropole dans les yeux de Carole Schoettel qui occulte tous ces désagréments. Et sans même le vouloir, il paraît ! « Je vois Casablanca avec le cœur. J’aime cette ville et cela se ressent dans mes toiles », clame-t-elle avec fierté. D’ailleurs, une de ses toiles a pour titre « I love you ». Une déclaration directe à cette ville qui l’a vue naître. Ce tableau est illustré par un soleil aveuglant: «Je t’aime aussi grand que ce soleil, voilà ce que cela veut dire», explique l’artiste. Cette toile représente très exactement la volonté de Schoettel qui est de chanter Casablanca avec amour, car, selon elle, l’amour est magique et fait estomper tous les défauts.
L’exposition a pour titre: Casa-Pandor. Un nom qui résonne, interpelle et peut fasciner…  Casablanca, une boîte de Pandore? Casablanca aux allures de séductrice? L’on peut se poser la question car si l’on en réfère au mythe gréco-latin, Zeus, roi des dieux, a créé Pandore, une femme aux multiples atouts : beauté, grâce, amabilité, intelligence… pour se venger de Prométhée qui vola le feu aux dieux pour le donner aux hommes. Cette séductrice fatale est celle qui a enfreint la décision divine de ne pas ouvrir la jarre contenant tous les maux de l’humanité, les déversant ainsi sur la Terre. Un acte irréversible empêchant les mortels de supporter leurs malheurs. D’où l’expression «boîte de Pandore». L’élève du grand peintre Constantin Nepo expose pour la première fois individuellement dans une galerie casablancaise. Et ses œuvres plongent dans un univers particulier. Tantôt feutré quand il évoque les intérieurs casablancais avec les toiles «Le corset rouge» ou «Le jupon» à titre d’exemple. Tantôt comique comme dans le tableau « viande ou poulet » qui, à première vue, semble tout à fait anodin mais qui, une fois que l’on s’y penche un peu plus, laisse apparaître un avion qui disparaît dans le ciel… «Viande ou poulet», serait-ce une allusion au menu de la RAM?
C’est en se promenant, souvent en voiture, que les images viennent à l’artiste qui, soit les mémorise, soit les prend en photo. Et c’est là que le travail commence : « C’est l’image et le tableau qui m’appellent. Je suis comme happée par cette vision de Casablanca », exprime Carole Schoettel.
Sanaa EDDAÏF

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