×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Finances-Banques

Introduction en Bourse Jlec
Questions sur l’argent récolté

Par L'Economiste | Edition N°:4169 Le 11/12/2013 | Partager
L’argent encaissé servira à distribuer des dividendes exceptionnels
Sortie de devises: au maximum 1,5% des réserves

L’action Jlec devrait assurer un rendement nettement supérieur à celui du marché aux actionnaires sauf changement de la politique de distribution de l’entreprise ou encore un investissement important qui sera assuré en partie par les fonds propres dans les prochaines années

Jorf Lasfar Energy Company (JLEC) peut clôturer aujourd’hui, 11 décembre, les souscriptions à l’augmentation de capital de 1 milliard de DH. Sinon, les investisseurs auront jusqu’à jeudi soir pour participer à l’opération d’introduction en Bourse du producteur privé d’électricité. A l’heure où nous mettions sous presse, impossible de dire si les épargnants ont été séduits ou pas. L’action Jlec est proposée à 447,5 DH. Avant l’offre publique de vente, Jlec avait levé 500 millions de DH auprès de RMA Watanya, la SCR et MCMA.
L’opérateur a clairement annoncé que le produit du placement privé et de l’introduction en Bourse, soit 1,5 milliard de DH, servira en partie à la rémunération des actionnaires. Jlec va distribuer au total 2,5 milliards de DH. C’est la première introduction à la Bourse de Casablanca pour distribution de dividendes. Ce qui suscite divers commentaires. Mais, «l’idée d’introduction en Bourse de Jlec date déjà de quelques années», avance un professionnel de marché. L’opérateur comptait lever 1,5 milliard de DH pour financer la construction des unités Jlec 5 et 6. La morosité du marché l’en aurait dissuadé. Du coup, l’industriel a recouru à l’autofinancement et à la dette bancaire pour financer les deux unités. Aujourd’hui, «l’introduction en Bourse de Jlec peut être assimilée à une opération de refinancement», relève une source du marché. «Le risque opérationnel lié à la construction des usines a été supporté par l’actionnaire majoritaire (ndlr: Taqa). Il se fait en quelque sorte rembourser». En même temps, «la trésorerie et les reports à nouveau permettent aujourd’hui à l’actionnaire majoritaire de se rémunérer sans passer par le marché», estime un analyste.
Il reste que les nouveaux actionnaires vont en partie rémunérer Taqa. Celui-ci partage d’un autre côté le fruit des dividendes antérieurs ainsi que les reports à nouveau avec le marché. Les nouveaux actionnaires dans le tour de table sont assurés de récupérer 24% de leur investissement quelques mois après son entrée à la cote. Ce niveau correspond au montant du dividende (106,6 DH) qui sera distribué en 2014. Là où l’opération attire des commentaires, c’est dans le partage de ces dividendes exceptionnels. Les nouveaux actionnaires auront apporté l’argent qui sera distribué entre eux et les anciens actionnaires. Globalement, les nouveaux actionnaires devraient percevoir 357 millions de DH au titre des dividendes et le groupe Taqa 2,1 milliards de DH. L’éventuelle sortie de devises, soit 257 millions de dollars en cas de rapatriement total, a également suscité des interrogations. Même si les réserves de changes se sont dégradées ces dernières années, une probable sortie représenterait moins de 1,5% de leur niveau actuel. De plus, ce ne sera pas une opération nouvelle puisque les dividendes versés par les sociétés cotées notamment à leur maison mère étrangère représentent plusieurs milliards de DH chaque année.
Au-delà de l’utilisation qui sera faite du produit de l’augmentation de capital de Jlec, le titre en lui-même est jugé intéressant par les professionnels compte tenu notamment du rendement qu’il devrait offrir sur les prochaines années (cf. notre analyse détaillée dans L'Economiste du 4 et 6 décembre 2013). Ils prévoient un rendement de l’ordre de 7%, nettement au-dessus du marché, sur une longue période. Certains analystes osent la comparaison avec une obligation. Ce niveau de rendement élevé devrait être assuré sauf changement de la politique de distribution de l’entreprise ou encore un investissement important qui sera assuré en partie par les fonds propres dans les prochaines années.


F. Fa

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc