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Economie

L’arganeraie perd 600 ha par an!

Par L'Economiste | Edition N°:4169 Le 11/12/2013 | Partager
Transhumance, surexploitation du domaine forestier… les causes
Cet arbre assure des revenus à plus de 3 millions de personnes, principalement des ruraux
La préservation de l’arganier, une priorité nationale

Pour l’heure, le capital arganier est estimé à quelque 830.000 hectares, une ressource naturelle bien fragile qui vit dans un écosystème unique. Mais lorsque cet arbre subit une trop grande pression anthropique, il est voué à la disparition sans aucune possibilité de régénération

La situation est alarmante. La superficie de l’arganeraie diminue de 600 hectares par an! Des propos peu rassurants sur l’état de l’arganier au Maroc tenus par Mohamed Yazid Zelou, wali de la région Souss-Massa-Draâ, lors de la deuxième édition du Congrès international de l’arganier, organisée cette semaine à Agadir. Victime de son succès, cet arbre fait l’objet d’une surexploitation à des fins commerciales, subit intempestivement le parcours des transhumants et finit par ne plus se renouveler. Ce sont les principales causes de la destruction des grands espaces dédiés à l’arganier. Autant d’éléments qui nuisent à cet arbre séculaire sans aucune possibilité de régénération. Selon l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (Andzoa), les pertes sont estimées à 166 millions de DH par saison, soit 600 millions de DH de pertes annuelles globales.
Il est vrai que l’arganeraie, écosystème unique, bien que fragile et subissant une grande pression anthropique, assure, à travers ses ressources naturelles, des conditions de vie pour plus de trois millions de personnes dont un bon nombre de foyers ruraux. Il assure plus de 20 millions de journées de travail dont 7,5 millions pour les femmes. A noter que la superficie globale de l’arganeraie est de plus de 830.000 hectares. La promotion et la préservation de l’arganier et son écosystème sont ainsi une priorité nationale. Elle se décline à différents niveaux. D’abord institutionnel avec la création de l’Andzoa, ensuite professionnel, en mettant en place une interprofession avec un contrat-programme comme cadre de travail et d’action. Une dynamique qui renforce les acquis réalisés par le département des Eaux et Forêts depuis plusieurs années.
Ceux-ci se répercutent d’ailleurs directement sur la durabilité de la filière de l’arganier et la garantie des revenus de la population. Le développement de la recherche scientifique sur l’arganier et son écosystème est une étape primordiale dans ce processus, permettant de comprendre tout d’abord des aspects encore méconnus, innover et développer des options technique, institutionnelle, politique et organisationnelle. La gestion durable de l’écosystème, la valorisation des produits de l’arganier et l’orientation de la décision étant les visées escomptées. C’est ainsi que le Congrès international scientifique sur l’arganier est organisé pour qu’il soit un rendez-vous de rencontre et d’échange entre les membres de la communauté scientifique et un lieu de communication et de valorisation des travaux de recherche effectués sur l’arganeraie et l’arganier. L’essentiel étant de capitaliser et de tracer des perspectives en matière de recherche scientifique.  Pour rappel, la deuxième édition du Congrès international de l’arganier se déroule à Agadir jusqu’à aujourd’hui, mercredi 11 décembre. La manifestation est organisée par l’Andzoa en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, le Haut commissariat aux eaux et forêts et l’Institut national de recherche agronomique. Le thème retenu pour cette rencontre scientifique bisannuelle est «La recherche scientifique: un atout pour le développement de l’arganeraie».

La R&D à la rescousse

L’objectif de cette 2e édition est de capitaliser et partager les résultats des recherches, aux niveaux national et international. Des avancées qui permettraient un meilleur fonctionnement et gestion de l’écosystème, ainsi que l’amélioration de la production et la valorisation de l’arganier. Les axes concernent la dimension sociale traitant des changements sociaux qui s’opèrent dans la population des ayants droit et usagers de l’arganeraie et leurs impacts, la dimension économique traitant de la commercialisation des produits de l’arganier à l’échelle nationale et internationale. Et, enfin, la dimension juridique en relation avec les lois qui régissent la forêt de l’arganier.

Fatiha NAKHLI

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