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Economie

Accidents de la circulation
3 milliards de DH pour stopper l’hécatombe

Par L'Economiste | Edition N°:4169 Le 11/12/2013 | Partager
• Le programme se décline en 4 axes sur la période 2014-2017
L’un d’eux concerne l’aménagement des zones accidentogènes
Le nombre de tués en baisse de 9,25% et les blessés graves en chute de 8,33%

Les accidents de la route persistent malgré le renforcement du contrôle et des pénalités. Pas moins de 57.054 accidents ont été enregistrés au cours des 10 premiers mois de cette année, en hausse de 0,20% par rapport à la même période de 2012

Ni le renforcement des pénalités, ni les mesures prévues par le plan stratégique intégré de la sécurité routière n’ont permis de stopper l’hécatombe. C’est l’un des premiers enseignements à tirer des statistiques des accidents de la route des 10 premiers mois de cette année, présentées hier à Rabat. Selon le ministère du Transport, pas moins de 57.054 accidents ont été enregistrés, en hausse de 0,20% par rapport à la même période de 2012. Néanmoins, le nombre de tués a baissé de 9,25% pour s’établir à 3.149. De même, le nombre des blessés graves a chuté de 8,33% pour atteindre 9.282 personnes. Parallèlement, le volume des blessés légers a légèrement reculé de 0,15% pour atteindre 75.650. D’ailleurs, le gouvernement se donne comme objectif de combattre ce fléau. Pour atteindre ce pari, le département du Transport a préparé un programme de sécurité routière s’étalant sur la période 2014-2017, en plus de la stratégie nationale intégrée. L’enveloppe allouée à cette opération s’élève à 3 milliards de DH. Ce programme s’articule autour de 4 axes. Le premier concerne l’aménagement des axes accidentogènes. Il s’agit de mettre à niveau les infrastructures routières. Sachant que ce chantier mobilisera la moitié du budget global. Le 2e axe porte sur le traitement des points noirs, notamment le triplement de la voie à l’échelle nationale. L’objectif est de faciliter la circulation des poids lourds. Par ailleurs, le 3e axe prévoit la construction de nouvelles aires protégées au niveau des zones montagneuses. Le dernier axe porte sur la mise en place de passerelles piétonnes et de voies latérales.
Au-delà de l’aspect humanitaire, le renforcement de la sécurité routière s’impose du fait que les accidents constituent une perte colossale pour l’économie nationale. Pour sa première sortie publique en tant que ministre délégué chargé du Transport, Najib Boulif, n’a pas manqué d’arguments pour convaincre de la nécessité de stopper cette hémorragie. Selon lui, «si le Maroc parvient à réduire de 20% le volume des accidents de la route, il pourra gagner de 7 à 8 points de PIB». Il n’a pas manqué l’occasion de rappeler que les accidents ne sont pas liés au mauvais état des infrastructures. Cela dit, il faudra concentrer les efforts sur le facteur humain, responsable à 80% des accidents de la circulation. Boulif a également souligné que la lutte contre ce fléau nécessite l’implication de tous les intervenants, notamment la société civile. «Le gouvernement ne doit pas supporter toute la responsabilité. La gestion de la sécurité routière est une affaire de tous», a-t-il dit. Un constat partagé par Ron Strikker, ambassadeur des Pays-Bas au Maroc, également présent à cette rencontre. Pour lui, l’ «engagement des différentes parties prenantes est nécessaire pour le bien de tous». D’autant que «les accidents de la route représentent la 8e cause de décès dans le monde, sachant que la tranche d’âge des 15-29 ans est la plus touchée.
Concrètement, les Pays-Bas, qui figurent au top 3 mondial en matière de sécurité routière, veulent soutenir le Maroc dans sa lutte contre les accidents de la route. Ainsi, un mémorandum de partenariat a été signé entre le Comité national de prévention des accidents de la circulation, la direction du transport routier et de la sécurité routière et l’institut néerlandais de recherche dans ce domaine (SWOV). Cette collaboration, qui portera sur l’échange des compétences et de savoirs dans les secteurs liés à la sécurité routière, devra aboutir à la réalisation d’un plan stratégique destiné à contrer ce fléau. En attendant, Najib Boulif a souligné que ce partenariat reflète la volonté du Royaume de réformer le système d’examen du permis de conduire, d’améliorer la formation des conducteurs et d’adapter les infrastructures routières à l’évolution de la mobilité.

Expérience néerlandaise

En signant une convention de partenariat avec les Pays-Bas, le Maroc veut profiter du savoir-faire néerlandais en matière de sécurité routière. En effet, la lutte contre les accidents de la route en Hollande remonte aux années 70. A l’époque, le gouvernement néerlandais comptait 3.000 morts par an. Aujourd’hui, ce chiffre a baissé de 80% pour atteindre 600 personnes. Néanmoins, «des efforts significatifs restent à faire», a dit Ron Strikker, ambassadeur des Pays-Bas au Maroc. Selon lui, «la croissance de la mobilité et le vieillissement de la population favorisant l’augmentation des accidents sont les éléments à prendre en considération  pour lutter davantage contre cette hémorragie».

Hajar BENEZHA

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