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Evénement

Produits pétroliers
L’indexation n’impacte pas la consommation

Par L'Economiste | Edition N°:4168 Le 10/12/2013 | Partager
Les ventes du fuel industriel en hausse de plus de 19%
Samir en perte des parts de marché localement mais se renforce à l’export
Les importations en hausse

Source: Ministère de l’Energie
La structure des ventes de carburant fait ressortir une «diésélisation» accrue du parc automobile. Le différentiel du prix à la pompe des deux carburants (super sans plomb et gasoil) est à l’origine de la variation de leur demande

L’indexation n’impacte pas la consommation de carburant! Une situation qu’avait déjà prédit Adil Ziadi, président du Groupement des pétroliers du Maroc (GPM) et qui se confirme chiffres à l’appui. Les statistiques du ministère de l’Ener-gie font ressortir clairement une reprise de la consommation des produits pétroliers à fin septembre. Les pétroliers ont commencé l’année avec une forte baisse de la consommation à cause de la conjoncture économique délicate. Revirement de situation, les 6,6 millions de tonnes de produits pétroliers vendus au terme du 3e trimestre de l’année sont en hausse de 6,5%. Cette croissance est boostée par la consommation grandissante du fuel industriel (+19,3%). Le mois de septembre a comptabilisé  l’un des plus importants volumes de consommation depuis le début de l’année. Pourtant, ce carburant a subi une augmentation du prix de 662,88 DH pour porter la tonne à 5.328 DH lors de l’entrée en application de l’indexation en septembre. Cette tendance a également une autre explication. Le fuel est le carburant utilisé par les industriels. Ainsi, l’augmentation de sa consommation est synonyme d’une reprise d’activité dans l’industrie après un début d’année plutôt trébuchant. Ce carburant est plus utilisé dans les industries lourdes comme celle de la production de matériaux de construction (céramique, brique ou carrelage).
L’analyse des statistiques fait également ressortir une «diésélisation» accrue du parc automobile. Le super connaît un véritable essoufflement avec une baisse de près de 17% de sa consommation. Ainsi, la structure des ventes commence de plus en plus à connaître une mutation. Un changement est également ressenti au niveau du secteur. La libéralisation du marché à l’importation commence à impacter les différents intervenants. La raffinerie Samir qui a joui d’une position de choix pendant de longues années se voit tirer le tapis sous les pieds. Malgré la reprise globale de la consommation dans le marché (6,6 millions de tonnes), les ventes de Samir au Maroc continuent à baisser pour s’établir à 4 millions de tonnes à fin septembre, soit une part de 60,6% contre 74,2% l’année dernière à la même période. Le différentiel est capté par les importations des autres opérateurs. Le raffineur a réduit sa production de 3,6% pour s’adapter à la conjoncture. Toutefois, la production du Jet A1 (45%) et du propane (13,2%) sont en hausse grâce à la croissance de la demande du transport aérien et du secteur tertiaire, d’une part, et de la mise en service de l’unité de production Topping 4, d’autre part.
Pour faire face à la baisse des débouchés sur le marché local, Samir a mis les bouchées doubles  sur l’export.  Une stratégie qui a rapidement porté ses fruits. Pour les neuf premiers mois de 2013, les exportations des produits pétroliers de Samir ont totalisé 1 million de tonnes, en augmentation de 45,4% par rapport à la même période il y a un an. Ces exportations sont essentiellement composées de gasoil. Samir compte également sur son nouveau réseau de distribution pour booster ses ventes au Maroc.

Compensation: 12,3 milliards de DH d’arriérés

LES comptes de la Caisse de compensation arrêtés au 30 novembre font ressortir des arriérés de paiement des opérateurs de 12,3 milliards de DH, essentiellement représentés par les arriérés des produits pétroliers (58%) et du gaz butane (34%). A cette même date, le paiement de la subvention des produits pétroliers du gaz butane et du sucre a atteint la valeur de 39 milliards de DH. La charge de compensation des produits pétroliers s’est élevée quant à elle à 18 milliards de dirhams au 30 novembre 2013, dont 77% est relative à la compensation du gasoil 50 PPM et du super sans plomb.

IL. B.

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