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Culture

Festival du film de Marrakech
«Kanyamakan», plébiscité

Par L'Economiste | Edition N°:4166 Le 06/12/2013 | Partager
1er long-métrage marocain projeté sur la place Jemaa El Fna
Un film à l’américaine, qui se savoure comme un western moderne

DANS la série “coup de cœur” de cette 13e édition du Festival international du film de Marrakech, le public a pu savourer le long-métrage du réalisateur marocain Saïd C. Naciri. «Kanyamakan» raconte l’histoire d’Amir, un petit braqueur de banque, qui décide de s’enfuir avec le butin, laissant ses complices sur le carreau. S’ensuivent alors des rencontres à pile ou face, entre le tyrannique Sharkan, campé par Afif Ben Badra,  qui a joué dans Sherlock Holmes : Jeu d’ombre, et le sage chef de tribu, Shahin, interprété par Mehdi Ouazzani. A grands coups de cascades, de courses-poursuites et de tensions, le personnage évolue dans l’histoire et le spectateur avec lui.
Nourri aux films d’action et aux westerns, Saïd C. Naciri livre un film haletant, où l’image et la musique sont en bonne place. La bande-son est signée par Rachid Taha, qui a mis le feu au tapis rouge, et par Hoba Hoba Spirit. Nul doute que les études américaines de cinéma ont fortement influencé le travail de Naciri, passionné par l’image depuis ses plus jeunes années.
Une succession d’effets visuels, qui sort ce film des sentiers battus, et qui explique sûrement sa programmation au festival. Grand moment d’émotion pour l’équipe lors de sa projection le 3 décembre, sur la place Jemaa El Fna, et un retour aux sources puisque de nombreuses scènes y ont été tournées. Une fierté pour le réalisateur car “c’est le premier film marocain à être projeté sur la place pendant le festival”. Un lieu mythique où il a puisé pour son film, les codes de sa tradition orale, et le talent des acrobates de la place, qu’il a fait tourner pour les cascades.
Une belle distribution pour «Kanyamakan», avec notamment l’acteur principal de Casanegra, Anas El Baz, et une équipe de direction soignée, comme pour les cascades et les combats, dirigés par le chorégraphe et cascadeur El Achi Mohamed, qui a participé à des films et séries phares, comme Transporter, Banlieue 13 ou L’incroyable Hulk. Saïd C. Naciri prouve ainsi sa volonté de très bien s’entourer. Et le résultat est là. Une réalisation sans fausse note, un film plus coup de poing que coup de cœur, qui ouvre la voie au réalisateur vers les sommets du cinéma marocain.

Acrobaties

IL aura fallu un an au cascadeur professionnel et chorégraphe, El Achi Mohamed, dit Moha, pour former les acrobates, figures de proue de la place Jemaa El Fna. Ils ont, pour le tournage, participé aux scènes de combats et aux cascades. Leurs techniques ancestrales ont été nourries de celles spécifiques aux acrobaties cinématographiques. Ces voltigeurs amateurs ont aussi été formés au déplacement libre urbain, appelé Parkour, mis en images au cinéma en 2001, dans Yamakasi, réalisé par Ariel Zeitoun.

Stéphanie JACOB

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