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    Les Cahiers de l'Émergence

    Electrique: Pourquoi le concept tarde au Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:4166 Le 06/12/2013 | Partager
    Il butte sur l’infrastructure et les incitations fiscales
    Pourtant, c’est un vecteur d’image pour les entreprises

    Renault mène déjà des efforts de sensibilisation au concept électrique à travers une opération d’essais gratuits du Twizy pendant ce mois de décembre

    «L’avenir de l’automobile est dans l’électrique», pronostiquent de nombreux experts des quatre roues.  Après une longue traversée du désert, les voitures électriques commencent à se positionner dans de nombreux pays. Depuis 2011, l’offre est en train de s’étoffer avec notamment l’arrivée de Mitsubishi, Citroën et Peugeot. Sur ce marché, Renault affiche de grandes ambitions avec une gamme dédiée (Zoe, Twizy, Fluence…). Le constructeur français travaille depuis des années sur l’amélioration continue de cette technologie et sur l’accompagnement du développement des infrastructures. D’ailleurs, la Zoe de la marque au losange  a été élue voiture électrique de l’année 2013. En tout cas, au Maroc, l’électrique relève encore de la science-fiction. Même si certains constructeurs testent le marché, notamment avec des tests gratuits de certains véhicules, la formule ne prend pas encore. Et pour cause, il n’y a pas d’incitations fiscales sur ce type de produit, très peu de communication sur les spécificités de ce type de motorisation, sa valeur ajoutée et une absence d’infrastructures adaptées.  «Je pense que l’option pour un véhicule électrique nécessite quand même une assistance, des aides et des incitations pour qu’un pays fasse développer cette pratique d’une mobilité zéro émission», a confié récemment à L’Economiste Jérôme Stoll, directeur commercial Monde du groupe Renault. Sur le potentiel de la voiture électrique dans un pays comme le Maroc, Jérôme Stoll estime que tous les pays et toutes les personnes sensibles à l’environnement devraient inciter à l’acquisition de ce type de véhicules qui n’émettent pas de CO2. Car, finalement, il y a de l’intérêt global aussi bien pour l’acquéreur que pour l’ensemble de la communauté. A l’international, de nombreux pays développés ont mis en place des incitations envers l’électrique. Certains testent déjà le développement de la mobilité via des villes entières, des quartiers, des flottes d’entreprises… L’enjeu étant de promouvoir une image, une philosophie et une politique environnementale à travers le véhicule électrique. C’est d’ailleurs ce qui permettra de développer un écosystème cohérent, une infrastructure ainsi que les conditions pour l’usage de ce concept de mobilité. Au Maroc, l’on est encore loin. Car en l’absence d’incitations fiscales consenties par l’Etat et d’infrastructures requises, le concept ne prendra jamais. En France, par exemple, il y a tout un programme de l’Etat en faveur de la mobilité électrique.
    L’objectif est d’améliorer la mobilité des personnes et des marchandises. En plus du financement, plusieurs projets novateurs expérimentent déjà différentes solutions de recharge pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables. Parmi ces solutions, des actions pour développer des infrastructures de recharge adaptées. L’enjeu étant de maximiser la confiance des utilisateurs dans l’autonomie à travers la mise en place d’une infrastructure de recharge pratique et fiable.


    A. R.

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