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    Trafic maritime: APM Terminals parie sur la croissance

    Par L'Economiste | Edition N°:4166 Le 06/12/2013 | Partager
    Le commerce maritime mondial reprend des couleurs avec +4% fin 2013
    Avec le lancement de géants des mers, l’entreprise modernise son équipement
    Attention aux taux de frets dont les variations déstabilisent les résultats financiers des armateurs

    Hartmut Goeritz, directeur d’APM Terminals Tangier: «Nos besoins en installations sont en croissance pour accompagner le développement du trafic portuaire»

    - L’Economiste: Vous semblez confiant dans le développement du transport maritime, quelles sont vos prévisions?
    - Hartmut Goeritz: Les prévisions pour 2013 semblent indiquer une légère augmentation des volumes de 4% à l’échelle mondiale, avec des régions stables, notamment les marchés «matures» de l’Europe et l’Amérique du Nord. Nous prévoyons aussi un développement moins fort que les années précédentes, en Chine. Par contre, l’Afrique subsaharienne et l’Amérique du Sud montrent les taux d’augmentation les plus forts. Mais au-delà des volumes, c’est l’instabilité des taux de frets qu’il faut surveiller de près. Ces variations sont très importantes et ne permettent pas aux armateurs de stabiliser leurs résultats financiers. A TangerMed nous envisageons en 2013 d’atteindre un volume de près de 1,5 million de conteneurs EVP. Soit une hausse de 15% par rapport à notre score de 2012. Les prévisions pour le futur sont stables car nous nous rapprochons des limites de la capacité du terminal. Nous devons donc nous focaliser davantage sur l’efficacité de nos procédures, notre productivité et le développement d’autres activités.
    - Le «gigantisme» des navires Triple E ont bouleversé la donne. Qu’est-ce que cela suppose comme changements au niveau technique?
     - Nos clients s’attendent à ce que le temps des opérations portuaires reste inchangé comparé aux horaires actuellement en place. Ceci se traduit par des escales avec un volume plus grand à traiter dans les mêmes délais, d’où le besoin pour les terminaux d’améliorer leur efficacité et leur productivité. Il n’y a pas grand impact sur le quai et le tirant d’eau, étant donné que les navires EEE ont à peu près la même longueur et le même tirant que les navires de la Classe E. La différence de capacité de transport vient surtout de la forme de la coque en «U» comparé à  celle en «V» de la classe E. D’ailleurs les bollards (pour sécuriser les navires à quai) installés par TMPA sont très solides et peuvent tenir le poids et la pression supplémentaire des navires Triple E. Par contre les grues et la vitesse de chargement constituent un véritable «challenge» pour les opérateurs des terminaux recevant les Triple E. En effet, nos portiques actuels peuvent opérer convenablement jusqu’à une hauteur de 8 conteneurs au-dessus du pont de ces grands navires. Les plans de chargement théoriques leur permettent néanmoins de prendre des conteneurs jusqu’à une hauteur de 10 conteneurs. Nous ne pouvons donc pas opérer sur ces navires de façon maximale ce qui constitue des pertes d’efficacité et de gains pour nos clients. Nous devons rapidement et ensemble trouver des solutions pour rentabiliser davantage ces escales et dans l’ensemble, ce lourd investissement consenti par nos clients.
    - Cela se traduira-t-il par de nouveaux investissements? De nouvelles grues sont-elles prévues?
     - Nous venons de renouveler notre flotte de camions, avec des fonctionnalités opérationnelles supérieures. Avec un nombre similaire de véhicules, nous pouvons manipuler plus de conteneurs et -surtout- dans un contexte de «sécurité» nettement améliorée pour nos conducteurs. Nous étudions aussi la possibilité d’augmenter le nombre de portiques à quai pour mieux répondre à ces nouvelles donnes amenées par nos clients maritimes. Il semble évident que nous allons avoir besoin de plus de moyens de manutention des navires dans un futur proche avec des capacités supérieures à nos portiques actuels.
    - La capacité additionnelle que mettra sur le marché le port TangerMed II ne vous tente-t-elle pas?
     - La tentation est un vice que nous ne cherchons pas. Nous étudions des opportunités pour élargir notre capacité opérationnelle et ainsi suivre les demandes formulées par nos clients maritimes. Mais TangerMed II n’est pas exclu de nos scénarios potentiels.


    Propos recueillis par Ali ABJIOU

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