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Culture

Festival du film de Marrakech
Les confidences de Sharon Stone

Par L'Economiste | Edition N°:4162 Le 02/12/2013 | Partager

L’icône d’Hollywood était la guest-star de l’ouverture du Festival du film de Marrakech. Et après avoir serré des mains et signé des autographes. Ici, au tapis rouge, elle s’est prêtée de bonne grâce aux sollicitations des photographes

Elle est belle. Elle incarne l’intelligence féminine du cinéma. Elle est tout simplement une star. C’est ainsi que Martin Scorsese a présenté Sharon Stone, une des grandes invitées de la 13e édition du Festival du film de Marrakech. Naturelle et sincère, celle qui a incarné la belle et mystérieuse Catherine Tramell dans le thriller érotique Basic Instinct a d’autres rêves aujourd’hui et porte un regard beaucoup plus mature sur sa carrière. Tout en cherchant à s’accomplir en tant que mère pour ses trois enfants, la belle  pense de plus en plus à la réalisation. Son style serait, dit-elle, des films un peu tordus.  L’actrice américaine a accepté de rencontrer quelques représentants des médias autour d’une table ronde.
- L’Economiste: Vous êtes à Marrakech en famille. Auriez-vous répondu à l’invitation au Festival de Marrakech sans l’intervention de  Scorsese?
- Sharon Stone: Lorsque le Festival  du film de Marrakech et Scorsese m’ont sollicitée, je n’ai  pas hésité à répondre à une invitation d’un ami qui m’est très cher, mais j’étais tout aussi touchée par l’hommage que le festival de Marrakech -dont j’ai eu plusieurs bons échos- tenait à me rendre. J’ai trouvé que c’était une magnifique opportunité et j’ai ramené dans mes bagages, mes enfants.  Pour nous, ce voyage est plus qu’une participation à un festival de film, mais un rassemblement familial  et une découverte  de ce pays, loin des clichés. Je tenais d’ailleurs à en faire une expérience dont se souviendraient mes enfants.

- Avez-vous imaginé dès le départ une carrière d’actrice de sex-symbol?
- Je vais être pratiquement sexy en vous répondant que ma réalité est bien loin de celle du cinéma puisque je suis une mère avec trois enfants qui ont 7, 11 et 13 ans. Au départ de ma carrière, j’avais beaucoup de difficultés pour obtenir des rôles sexys et j’ai même galéré. J’ai dû utiliser mon intelligence pour imaginer et trouver une façon d’apparaître sexy.  Et c’est ainsi que j’avais réussit à décrocher le rôle dans Basic Instinct.
- Justement, 21 ans plus tard, cela ne vous dérange-t-il pas que l’on retienne davantage cette image alors que votre filmographie est diversifiée? Et quel regard portez-vous sur votre carrière avec du recul?
- Ma carrière ne peut se limiter à un seul rôle, mais, il est clair que ce film, Basic Instinct, qui date de 21 ans et auquel  je ne pense même plus,  a créé une image de Sharon. Les gens retiennent le symbole qui leur semble le bon. Et avoir une image de sex-symbol ne me dérange pas finalement puisque  j’aime mon métier avec tous ses aspects.  En fait, lorsque je prends du recul, j’ai eu une grande carrière et beaucoup de chance et je suis fière de ne pas avoir été seulement une affiche. J’espère que cela va continuer ! Mais, une fois que vous êtes maman, votre regard porte plus de maturité et vous regardez les choses avec plus d’objectivité. Je suis plus calme et plus à l’aise à propos de cela.
- Votre dernière actualité Lovelace est un biopic sur la vie de Linda Lovelace, star du X dans les années 1970. C’est un autre pas dans le registre de la provocation?
- Je joue dans ce film le rôle de Dorothy Boreman, la maman de Linda, cette icône du porno qui s’est muée en une farouche militante anti-cinéma X. Le film est loin d’être une histoire pornographique. Il  relate juste un problème de famille.
Linda est un personnage pas très sympathique, mais ce n’est pas une vilaine, connaissant son origine, son éducation et son historique difficile. Et nous apprenons in fine,  que quiconque peut mettre un arrêt au dysfonctionnement dans une famille, et surtout que l’on peut y trouver des solutions.
- Vous vous intéressez de plus en plus à la réalisation. Quel sera votre style?
- En effet, je suis en train de me préparer au passage à la réalisation. J’aimerais réaliser des histoires un peu particulières, des films avec des perspectives tendues et je pense que mon style sera un peu tordu.

- Parlez-nous de votre engagement  humanitaire et de votre rôle en tant  qu’ambassadrice  de l’American Fondation for Aids.
- Je pense que nous sommes tous destinés à une vocation humanitaire. La mienne n’est pas unilatérale. En fait, s’ouvrir sur l’humanité  est une manière de montrer que nous sommes tous les mêmes. Dans mon engagement, mon rôle est aussi de faire ressentir le poids et les coûts de la non-lutte et de pousser à améliorer les choses.

 

Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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