×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Transition énergétique
Une feuille de route en préparation pour le gaz

Par L'Economiste | Edition N°:4160 Le 28/11/2013 | Partager
Il devra se substituer progressivement au charbon et au fuel
Les énergies renouvelables, des ressources d’appoint

Le département de l’Energie prépare une assise juridique pour l’utilisation à grande échelle du photovoltaïque connecté au réseau basse tension dont l’impact serait positif

«LA transition se fera progressivement avec le développement des technologies qui permettront de meilleurs coûts et surtout une meilleure gestion du caractère intermittent des énergies renouvelables». Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, des mines, de l’Eau et de l’Environnement, explique que si le Maroc est dépourvu de ressources fossiles, il doit trouver des réponses adaptées à ses besoins en énergie qui augmentent. Le mix énergétique doit être donc conçu avec  réalisme. Dans la stratégie énergétique nationale, la part des énergies renouvelable dans la production de l’électricité devrait être portée à 42%.
Comme l’ensemble des intervenants à la conférence débat sur «La transition énergétique» organisée par la Fédération de l’énergie mercredi 27 novembre à Casablanca en partenariat avec L’Economiste, Amara a affirmé que toutes les énergies devraient trouver leur place dans le mix énergétique sans toutefois que le modèle choisi ne soit rigide et figé.
Le Maroc continuera à utiliser les énergies fossiles car elles demeureront dominantes pendant les trente années à venir. Et ce tout en optant pour des technologies propres et  des normes de réduction d’émissions des gaz à effet de serre dans les industries productrices et consommatrices de ces énergies.
Le charbon sera maintenu dans la production électrique de base par des centrales utilisant des procédés modernes pour réduire les émissions de  CO2.  A côté des unités additionnelles de Jorf Lasfar, de la nouvelle centrale de Jerada et celle de Safi, deux autres unités de charbon de 660 MW chacune sont prévues à Nador. Reste que leur réalisation est conditionnée par la visibilité sur l’utilisation du gaz naturel. D’ailleurs, une feuille de route sur le gaz est en cours de préparation et serait dévoilée une fois les consultations entre partenaires publics et privés bouclées. «Le développement du gaz naturel, qui est un choix stratégique et économique, se fera également à travers son importation sous forme liquéfiée. Il se substituera progressivement au charbon et au fuel à l’horizon 2025», indique Amara.
En parallèle, l’exploration pétrolière et gazière s’intensifiera tout autant que la recherche pour l’exploitation des schistes bitumineux. Aujourd’hui, même si près de 134 permis de recherche sont accordés et 11 concessions d’exploitation en onshore,  les bassins sédimentaires restent sous-explorés. La moyenne est de 0,04 puit pour 100 Km² contre 10 puits pour 100 km² à l’échelle internationale.
A priori, l’usage des énergies fossiles pourrait paraître en contradiction avec l’objectif du développement accéléré des énergies renouvelables. Mais, selon le ministre, les énergies renouvelables demeureront des ressources d’appoint, la transition devant s’effectuer de manière progressive.
Chaque pays adapte sa transition énergétique à ses spécificités. «Beaucoup de pays sont en transition. Il y a des caractériqtiques propres à chaque pays et des vitesses de transition», note Jean-Marie Chevalier, professeur à l’université Paris-Dauphine. Et d’ajouter que «dans cette transition, il existe un aspect de décentralisation qui va coexister avec le système centralisé. Et ce, avec la participation des populations locales».
Trois priorités sont identifiées par Jean-Marie Chevalier dans ce schéma sur lequel de nombreux pays s’engagent. La première est l’efficacité énergétique qui constitue  «la quatrième source d’énergie ». My Abdellah Alaoui, président de la Fédération de l’énergie estime d’ailleurs que «cette efficacité énergétique représente l’enjeu majeur des prochaines décennies et se trouve désormais au cœur de la stratégie nationale en matière de développement durable». 
La deuxième est la diversité car le monde énergétique international est complexe et entouré d’incertitudes. Ainsi, à côté d’un mix énergétique, il faut aussi une diversification des technologies, des systèmes et de l’innovation.
La troisième priorité n’est autre que la flexibilité. «Nous ne savons pas ce que sera le prix du gaz et du pétrole demain et il faudra donc s’adapter aux prix futures et à la contrainte climatique», explique Jean-Marie Chevalier.

Une réglementation pour le photovoltaïque

UNE étude qui fixera les conditions et les modalités de l’ouverture du marché électrique des sources renouvelables de la moyenne tension à la concurrence et  l’accès au réseau électrique MT sera lancée incessamment. Cette étude qui sera bouclée en mai 2014 devrait permettre d’élaborer une feuille de route sur une ouverture progressive du marché de l’électricité. Autre chantier, la mise en place d’une réglementation pour l’utilisation à grande échelle du photovoltaïque connecté au réseau basse tension. «Nous avons mené une consultation qui a démontré l’impact positif de l’utilisation du photovoltaïque résidentiel à grande échelle au Maroc tant au niveau énergétique, économique qu’environnemental», souligne le ministre. Pour lui, ce genre de chantiers  donnera une impulsion aux PMI-PME intéressées par les projets de petites et moyennes capacités en photovoltaïque.

Khadija MASMOUDI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc