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Economie

Projet de budget 2014
L’Istiqlal pointe l’incohérence des hypothèses

Par L'Economiste | Edition N°:4145 Le 04/11/2013 | Partager
Le déficit atteindrait 6,3% du PIB!
L’inflation passée sous silence

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UN projet «hybride» en flagrant déphasage avec la réalité économique et sociale du pays. C’est le constat que dresse Mouna Rhoulam, députée istiqlalienne, à propos du projet de budget 2014. Rhoulam, qui intervenait devant la Commission des finances et du développement économique, remet en cause la fiabilité des données qui ont servi à la préparation du projet de loi de Finances pour le prochain exercice ainsi que de l’évolution attendue de la conjoncture internationale. «A commencer, révèle-t-elle, par les hypothèses sur lesquelles est basé le projet». Ce dernier table sur un prix du baril du brut à 105 dollars. Ce qui est en dessous des prévisions des institutions financières internationales. Actuellement, tout le monde convient que le prix du baril s’établirait en moyenne  à 109 dollars en 2013. La logique économique imposerait donc de s’aligner au moins sur les estimations du FMI et de l’OCDE qui prévoient un prix moyen du baril entre 108 et 110 dollars. Sur ces bases, l’enveloppe réservée à la compensation des produits pétroliers serait de 41,8 milliards de DH alors que le montant dédié est de 33 milliards de dirhams. Ceci, sans compter les 2 milliards affectés aux mesures d’accompagnement du secteur du transport suite à l’application du système d’indexation. «Le différentiel de plus de 9 milliards de DH sera donc répercuté sur le consommateur via la hausse du carburant», anticipe la parlementaire du parti de l’Istiqlal. De même, le taux de croissance de 4,2% en 2014 ne tient pas la route. Il en est de même du niveau trop exagéré des recettes fiscales, notamment le produit de l’IS. Dans le détail, Rhoulam se réfère aux prévisions de croissance du HCP et du Centre marocain de conjoncture. Le premier situe la croissance tout au plus à 2,5% sur l’hypothèse d’une production céréalière de 70 millions de quintaux alors que le CMC l’estime à 3,7%. Mais compte tenu des perspectives d’évolution des activités non agricoles et de la demande extérieure adressée au Maroc, la croissance devrait se stabiliser à 3,1%. Ce qui est plus réaliste si l’on tient  compte  de l’évolution des composantes du PIB au cours des années 2012 et 2013. En ce qui concerne la politique fiscale, la hausse de la TVA sur certains produits de consommation devrait impacter le pouvoir d’achat et partant attiser l’inflation. «Un indicateur que le projet de loi de Finances a tout simplement occulté», relève Rhoulam. Or, la banque centrale estime le taux d’inflation entre 2,2 et 3% en 2014.

L’autre évaluation

EN se basant sur des hypothèses plus réalistes (108 dollars le baril) et l’impact de la TVA, le déficit se situerait à 6,3% contre 4,9% tel que prévu par le projet de loi de Finances 2014. Selon le parti de l’Istiqlal, l’augmentation des recettes des impôts directs ne devrait pas dépasser 3,4% à 177,9 milliards de DH et le produit des impôts indirects devrait s’établir à 77 milliards de DH. Pour maintenir le déficit au niveau prévu par le gouvernement, il faudrait donc trouver 13 milliards de DH.

A. G.

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