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Economie

Projet de budget 2014
Boussaïd tente de rassurer au Parlement

Par L'Economiste | Edition N°:4145 Le 04/11/2013 | Partager
Un exercice pédagogique devant les députés
La compensation absorbera 41,65 milliards de DH
«La TVA à deux taux est un début de réforme», selon le ministre

DÈS que Mohamed Boussaid a terminé sa réponse aux questions soulevées par les députés au cours du débat sur le projet de budget examiné au sein de la Commission des finances, il s’est envolé pour les pays du Golfe. En effet, le ministre de l’Economie et des Finances doit s’y rendre dans le cadre des négociations autour des dons dont la valeur est estimée à 5 milliards de dollars. Boussaid devra passer un jour dans chacun des quatre pays visités (le Qatar, le Koweit, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis). Pendant son voyage, c’est le ministre délégué qui prend le relais au niveau de l’examen du projet de budget, article par article. D’ailleurs, des députés ont relevé que dans sa réponse vendredi dernier, Boussaid n’a pas donné la parole à son ministre délégué Idriss Azami, qui avait pris l’habitude de la partager avec Nizar Baraka. Cela renseigne sur l’ampleur de la bataille engagée sur les attributions des deux ministres.
En tout cas, dans son intervention, Mohamed Boussaid a opté pour une approche pédagogique, où il s’agit de faire preuve «d’ouverture et de confiance dans ses relations avec le Parlement mais aussi avec le patronat», a souligné le ministre en guise d’introduction. Visiblement, il n’a pas cherché à entrer dans une confrontation avec les députés, particulièrement ceux de l’opposition qui ont descendu en flammes son projet de budget. A ceux qui avaient affirmé que le projet était préparé par l’administration, sans vision politique, il s’est contenté de dire que le texte était réaliste, élaboré dans des conditions difficiles. D’ailleurs, il a fait remarquer que « ce projet n’a remis en cause aucun programme des gouvernements précédents ». En tout cas, le ministre a voulu se positionner sur le terrain du respect des délais pour le dépôt du projet de budget, qui a apaisé les partenaires du Maroc.
Le ministre a invité les députés à imaginer la situation si le gouvernement avait tardé à le déposer et le laisser au début de l’année prochaine, en se concentrant sur les priorités gouvernementales. Les conséquences sur l’image du Maroc et sur les investisseurs étrangers auraient été catastrophiques, a précisé le ministre.
Pour Boussaid, le grand défi à relever aujourd’hui est de répondre à une équation difficile. Il s’agit de « créer les conditions de la relance économique pour le soutien de la croissance dans le cadre d’un modèle économique renouvelé». Et en même temps, «rétablir les finances publiques et stopper l’hémorragie». Car le maintien des équilibres macro-économiques est une responsabilité partagée entre le gouvernement et le Parlement, conformément à l’article 77 de la Constitution de 2011. 
Un projet de budget d’austérité ? Le ministre n’est pas d’accord parce qu’il n’y a pas une nouvelle pression fiscale. Concernant la TVA à deux taux, Boussaid a rappelé qu’il s’agit d’un début de réforme dont il faudra par la suite en discuter la durée et le contenu. Pour 2014, les nouvelles dispositions vont se traduire par «des hausses de prix symboliques de certains produits comme les conserves de sardines de 0,12 DH, un paquet de sel de 0,08 DH et 1kg de riz de 1,08 DH», a-t-il tenté de minimiser.
Sur la fiscalisation de l’agriculture, il a invité les députés à l’appréhender sous un aspect pédagogique. Car les exploitations qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 35 millions de DH sont au nombre de 400, a-t-il indiqué. Elles seront soumises à un taux de l’IS à 17,5% et à l’IR à 20%, à l’instar de ce qui est en vigueur dans les secteurs de l’artisanat et de l’éducation. «Dans cette opération, ce ne sont pas les recettes fiscales qui priment, mais il est normal que ce secteur soutienne également l’Etat», a-t-il laissé entendre.
Selon Boussaid, le Maroc compte près de 2.000 agriculteurs qui réalisent un chiffre d’affaires de 5 millions de DH. En plus, le ministère des Finances propose d’accompagner ces agriculteurs pour transformer leurs exploitations en des sociétés soumises à l’IS.
La Caisse de compensation n’a pas été en reste. Selon le ministre, les charges de la Caisse  en 2014 seront de 41,65 milliards de DH. Les crédits de la compensation s’élèvent à 35 milliards de DH dont 28 milliards pour les produits pétroliers, 5 milliards pour les produits alimentaires et 2 milliards de DH pour les mesures d’accompagnement du système d’indexation. A cela s’ajoutent 6,65 milliards de DH pour l’apurement des arriérés.

Saison agricole à 70 millions de quintaux

LE projet de budget 2014 vise à réaliser un taux de croissance de 4,2% contre 4,8% cette année. Ce recul s’explique par le taux de croissance du secteur agricole visé après les performances de cette année. Donc une saison agricole qualifiée de moyenne avec 70 millions de quintaux contre 97 cette année. Selon le projet, la croissance non agricole devra s’améliorer de 1,6% pour atteindre 4,9% en 2014 contre 3,3% cette année. Cet optimisme s’explique par l’amélioration de la situation économique dans la zone euro, principal partenaire. Quant au déficit budgétaire, il sera contenu à 4,9% sous l’effet de certaines mesures. D’abord sur le plan des ressources, avec l’amélioration du recouvrement et le renforcement des services des impôts et de la douane. Pareil pour les dépenses, en reconduisant les mesures prises au cours des deux dernières années, a dit le ministre. Le gouvernement mise sur un prix du baril de pétrole à 105 dollars et un taux d’inflation contenu à 2% contre 2,2% cette année.

M. C.

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