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Entreprises

Casablanca: Enfin le grand ménage?

Par L'Economiste | Edition N°:4145 Le 04/11/2013 | Partager
Résiliation de plusieurs contrats de biens de la ville
Sqala, marché de gros de Belvédère, Le Lido, complexe Zenata…
Révision des cahiers des charges et loyers de baux

LA dernière session du conseil de la ville de Casablanca a eu l’effet d’une bombe. Elle a  révélé plein de surprises. Au-delà des marathoniens débats houleux entre élus, la session a été consacrée à l’examen des contrats de loyers de biens communaux et à la révision des cahiers des charges, conclus avec certains promoteurs privés. L’objectif étant de recouvrer les créances en souffrance, revoir à la hausse les montants des loyers et veiller au respect stricto sensu des cahiers des charges.  Parmi ces cahiers des charges figurent ceux du restaurant Sqala (ancienne médina), le complexe touristique Le Lido (Espace Paradise de la Corniche), le complexe sportif de Zenata (Aïn Sebaâ), le complexe de tennis La Forêt de Moulay Rachid ou encore l’ancien marché de gros de fruits et légumes de Belvédère…  La session a également été consacrée à l’annulation de certains baux, dont ceux du Lido, de Sqala, de l’ancien marché de gros (plus connu sous l’appellation marché Crio), du complexe sportif de Zenata...
A l’origine de ces décisions inattendues, le non-respect des clauses des contrats, l’absence d’autorisations, des irrégularités ou encore le non-paiement des loyers. Plus encore, la passation de certains de ces marchés s’était passée dans l’opacité totale. En témoignent les  modiques montants de certains loyers. A titre d’exemple, le café-restaurant Sqala, qui dispose d’une superficie de 1.010 mètres carrés en plein centre-ville, n’est loué qu’à… 750 DH/mois. Ce qui ne dépasse guère l’addition d’un déjeuner pour deux personnes. Sur ce cas précis, les autorités de la ville considèrent que «ce bien, loué par la société Esplanade, est exploité depuis des années sans autorisation». Pis encore, selon un document officiel dont L’Economiste détient copie, les loyers ne sont plus versés depuis le 30 décembre 2011.
Sqala n’est d’ailleurs que l’arbre qui cache la forêt. L’ancien marché de gros de Belvédère est aussi un cas énigmatique. Loué depuis une dizaine d’années par le richissime homme d’affaires Miloud Chaâbi, l’ancien marché, construit du temps du Protectorat, devait accueillir un hypermarché Asswak Assalam. Compte tenu des retards pris sur ce chantier à l’arrêt et des irrégularités enregistrées, la Commune des Roches noires (propriétaire) a saisi le conseil de la ville le 29 juin 2012 pour résilier le contrat. Fin mai 2013, les représentants de la ville ont décidé à l’unanimité de déposer plainte contre l’exploitant de l’ancien marché de gros. Le conseil de la ville aurait intenté une procédure pour récupérer son bien via la justice.
Autre propriété de la ville dont le contrat d’exploitation sera annulé, le complexe touristique Le Lido. Exploité par Abdelilah Akram, qui n’est autre que le président du Wydad Club de Casablanca (WAC), le complexe est loué depuis juillet 2011 par la société Plein Ciel, représentée par Akram himself. En juin 2003, l’exploitant avait demandé l’extension du contrat pour une durée de… 45 ans ! Curieusement, la Commune urbaine d’Anfa (propriétaire du Lido) a accepté la demande de l’exploitant, sous réserve que l’entreprise Plein Ciel injecte un investissement de 33 millions de DH pour l’équipement du centre ainsi que 60 millions de DH pour la construction d’un hôtel et un parking de deux étages. Autre condition du loueur: les travaux devaient commencer en 2006 et prendre fin en mars 2011 au plus tard. Mais vu que les clauses du contrat n’ont pas été respectées, la présidence de la Commune d’Anfa a décidé de mettre fin à l’exploitation de ce complexe. La commune devra aussi recouvrer 1,35 million de DH, montant qui correspond au loyer annuel du complexe.

Complexes Zenata et Moulay Rachid

LES résiliations de contrats des biens de la Ville de Casablanca portent également sur le complexe de tennis de Moulay Rachid et celui sportif de Zenata. Ce dernier est exploité depuis juillet 1990 par la société Atlantic Beach. Montant du loyer: 10.000 DH par mois. Et c’est la commune urbaine de Bernoussi qui en est propriétaire. Aujourd’hui, le conseil de la ville demande la résiliation de ce contrat et s’apprête à formuler un nouveau cahier des charges avant de lancer l’appel d’offres y afférent.

Amin RBOUB

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