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Politique

Le marketing sur le Sahara critiqué

Par L'Economiste | Edition N°:4134 Le 15/10/2013 | Partager
Des rapports internationaux épinglant le Maroc s’enchaînent
Les parlementaires priés de s’engager davantage

Les émeutes qui éclatent parfois dans les provinces du Sud  n’ont pas toutes des motivations indépendantistes. Notre enquête sur Assa-Zag (cf. Que cachent les bouffées au Sahara? L’Economiste du 04/10/2013) a bien montré que les populations étaient fortement attachées au Royaume, et que les revendications étaient économiques et sociales

2013, année difficile pour le Maroc au niveau de l’affaire du Sahara. En tout cas, le dernier discours royal à l’occasion de l’ouverture de la session d’automne du Parlement est là pour rappeler les priorités. Le Souverain a tenu à faire remarquer des dysfonctionnements dans la gestion de la question des provinces du Sud: «Nous avons, en effet, constaté quelques défaillances dans la manières d’aborder notre cause nationale primordiale, nonobstant les initiatives sérieuse entreprises par certains parlementaires, mais qui demeurent, malgré tout, insuffisantes. Voilà qui est de nature à encourager nos adversaires à passer à la vitesse supérieure dans leurs manœuvres pour porter préjudice à notre pays».
La multiplication de rapports défavorables pour le Maroc, parfois même venant de pays «amis», justifie largement une réactivité. Le rapport 2012 sur les droits de l’homme au Sahara du département d’Etat américain est un bon exemple, très critique envers le Maroc sur la gestion des libertés individuelles. Le document a failli pousser les Etats-Unis à «parrainer» une «mission droits de l’homme» aux prérogatives de la Minurso, lors du renouvellement de son mandat le 25 avril dernier au Conseil de sécurité. La commission des Affaires étrangères au Parlement européen s’est aussi fendue de son rapport. Rédigé par Charles Tannock, un eurodéputé anglais (conservateur), et traitant de la situation des droits de l’homme dans la région du Sahel. Classification inédite vu que c’est la première fois que le Sahara est assimilé au Sahel.
Une assimilation justifiée par: «Des conclusions de nombreux observateurs indiquant que le Sahara occidental risque d’être déstabilisé par le conflit du Sahel et par les groupes qui y participent», et par les déclarations du secrétaire général des Nations unies d’avril 2013: «La nécessité primordiale de traiter le conflit du Sahara occidental dans le cadre d’une stratégie plus large pour le Sahel».
Il ne faut surtout pas oublier le terrain perdu au niveau des médias et opinions publiques à l’international. L’Espagne est un très bon exemple pour illustrer cette situation. La presse y est majoritairement acquise aux thèses indépendantistes par le biais d’un intense effort de lobbying  tant au niveau des rédactions qu’au niveau des correspondants sur place (rappelons-nous le traitement de la presse espagnole concernant le démantèlement des camps de Gdeim Izdik). Pour ce qui est de l’opinion publique, elle est largement acquise au Polisario. Les associations indépendantistes ont pignon sur rue, les coopérants sont toujours aussi présents à Tindouf, 4.800 enfants provenant des camps ont passé leurs vacances d’été au sein de familles espagnoles en 2012. Alors que du côté marocain, on ne cible que les institutions gouvernementales, et pas assez les médias ou la société civile. Ce qui peut s’avérer contre-productif, même si depuis le gouvernement Zapatero, le plan d’autonomie a obtenu le soutien de l’establishment, un soutien renouvelé par le gouvernement Rajoy. Mais sans jamais prendre de décisions concrètes visant à faire avancer l’application du plan marocain, de peur de froisser leur opinion publique.


Amine Ater

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