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«L’Etat ne peut pas y arriver seul»

Par L'Economiste | Edition N°:4134 Le 15/10/2013 | Partager

Aziz Kaichouh, DG de la FMPS: «Nous comptons près de 1 million d’enfants à préscolariser. Chaque enfant coûte environ 4.000 DH par an. Cela veut dire qu’il faut chercher 4 milliards de DH supplémentaires par an, ce qui n’est pas évident»

A l’instar des autres chantiers de la réforme de l’éducation, la généralisation du préscolaire prévue en 2007 n’a pas abouti. Pour Aziz Kaichouh, directeur général de la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire (FMPS), créée par feu Abdelaziz Meziane Belfkih en 2008, il s’agit d’abord d’une question de coût. L’Etat qui dépense déjà des milliards pour les autres cycles scolaires, et pour peu de résultats, ne peut pas assumer seul ce projet.

- L’Economiste: La généralisation du préscolaire était bien inscrite dans la Charte de l’éducation. Pourquoi le projet n’a-t-il pas réussi?
- Aziz Kaichouh: Le fait est que le secteur public manque de moyens pour pouvoir développer seul le préscolaire. Cela demande beaucoup d’argent. Nous comptons près de 1 million d’enfants à pré-scolariser.  Chaque enfant coûte environ 4.000 DH par an. Cela  veut dire qu’il faut chercher 4 milliards de DH supplémentaires par an, ce qui n’est pas évident. C’est la raison pour laquelle nous nous orientons aujourd’hui vers un modèle d’offre impliquant à la fois le public, le privé et la société civile. L’objectif étant de répondre à tous les besoins, dans un esprit de complémentarité.

- Quel bilan faites-vous des actions de la Fondation?
- La Fondation a été créée en 2008, suite à une grande étude réalisée par le Conseil supérieur de l’enseignement en 2007. Nous avons alors établi une feuille de route pour développer le préscolaire, déclinée en deux phases: 2008-2012 et 2013-2017. Notre objectif était de préparer le terrain pour accélérer la généralisation du préscolaire. Car, en 2007, il n’y avait pas de dispositif de formation d’éducateurs, ni de référentiel pédagogique marocain. Il n’y avait pas non plus de normes pour les infrastructures ou de dispositif de suivi et de contrôle du secteur. Il n’y avait rien tout simplement, chacun faisait ce qu’il voulait. Or, ces 4 piliers sont essentiels. Notre première mission était d’y travailler. Nous avons atteint des résultats assez intéressants. Nous avons aussi travaillé sur des projets concrets en vue d’expérimenter le modèle que nous avons créé, le rendre visible et crédible. Plusieurs unités préscolaires ont été créées dans différentes régions. Nous sommes actuellement à 257 classes développées avec une vingtaine de partenaires.

- Comment se passe le contrôle des nouvelles unités? 
- Il existe un texte de loi, 05-00, qui gère le secteur, avec des normes bien précises. Ce sont les délégations de l’Education nationale qui autorisent les établissements et qui sont censées procéder à leur contrôle et à leur encadrement. Malheureusement, l’Etat n’a pas les moyens d’encadrer tout le monde. L’on compte plus de 41.000 classes préscolaires au Maroc. Au moins 2.000 encadrants sont donc nécessaires. Une ressource difficile à assurer. Du côté de la FMPS, nous sommes disposés à offrir nos services gratuitement à tous ceux qui souhaitent développer le préscolaire, c’est nôtre rôle.  

- Qu’en est-il de la formation?
- Nous avons lancé 2 licences professionnelles avec les universités de Rabat et de Meknès qui forment des éducateurs spécialisés dans la petite enfance depuis 2010. Mais nous avons aussi des partenariats avec celle de Settat et de Tétouan. Notre objectif est de généraliser la formation qualifiante en matière de préscolaire à toutes les universités d’ici 3 à 4 ans. Cela permettrait de former des profils disposant de connaissances théoriques mais ayant aussi procédé à des travaux pratiques et réalisé des stages sur le terrain. Environ 317 ont été formés, mais l’on reste bien en deçà des attentes du secteur.

Réalisations

• 257 classes créées
• 23 provinces et 33 communes
• 5.450 enfants pris en charge
• 41% en milieu rural
• 18% dans les quartiers défavorisés
• 317 éducateurs formés dans
les universités.

Propos recueillis par Ahlam NAZIH

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