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Discrimination du genre
On est toujours dans la théorie …

Par L'Economiste | Edition N°:4134 Le 15/10/2013 | Partager
De nombreux projets lancés, mais pas de grands résultats
Disparités salariales, hiérarchiques, toujours présentes
Le BIT recommande plus de mobilisation

Les femmes diplômées de l’université sont plus touchées par le chômage. Par exemple en 2011, 35,4% d’entre elles ont chômé contre seulement 15,7% des hommes

Distinction, exclusion, restriction,… fondées sur le sexe, la race, la croyance religieuse,… c’est de la discrimination. Dans le monde, comme au Maroc, les politiques de lutte contre les inégalités évoluent dans l’objectif de réduire les disparités sociales. L’atelier sous régional tripartite sur la discrimination en matière d’emploi et de profession, tenu à Rabat du 8 au 10 octobre, a été une occasion d’échange d’expériences entre les différents pays participants. Au niveau national, 49,65% de la population sont des hommes et 50,34% des femmes. En 2012, 9,8% des femmes ont chômé contre seulement 8,3% des hommes. La discrimination reste encore là. Il est vrai que les politiques sont orientées vers la lutte contre les inégalités notamment du genre, mais les efforts déployés restent encore minimes par rapports aux attentes. «Le pays a ratifié 7 conventions fondamentales du travail de l’OIT formant la Déclaration de 1998», souligne Said Soukrati, directeur du travail au ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle. De plus, la nouvelle Constitution a été aussi un pas important en matière de  garantie aux hommes et aux femmes de la jouissance, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, etc. Les politiques gouvernementales ont suivi le rythme de l’évolution. «Aujourd’hui, la lutte contre la discrimination fait parti de l’agenda gouvernemental  2012-2016 pour l’égalité dans l’horizon de la parité», affirme Said Soukrati. L’axe «Ikram» est réservé à la lutte contre  les différentes formes de discrimination à l’égard des femmes au travail. Il s’articule autour de la mise en place de mécanismes assurant l’équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle. Un système de veille d’application du code du travail par le soutien des secteurs où les femmes sont fortement représentées, comme le textile et l’agroalimentaire, relève aussi de cet axe. Les inspecteurs de travail ont un rôle à jouer dans ce sens. Ils sont tenus d’élaborer et d’intégrer dans le reporting un état statistique mensuel, soit plus de 10 indicateurs, sur les observations et les infractions relevées lors des visites d’inspection en matière de discrimination.
La Tunisie, le Sénégal, la Mauritanie,… ont été aussi présents en force, exposant l’état des lieux de leurs pays en matière de discrimination et essayant y’apporter un éclairage. Ce partage d’informations a permis au groupe de travail  de sortir avec des recommandations cruciales. «L’ensemble des Etats doivent s’armer d’une vraie  volonté et d’un engagement politique en matière de lutte contre la discrimination», souligne Davilla Andrea, spécialiste de la discrimination au département principes et droits fondamentaux au BIT. De plus, chaque pays signataire de la convention de l’OIT sur la discrimination (numéro100 et111) doit s’impliquer de manière à harmoniser le cadre législatif interne avec les principes internationaux. Ils sont près de 172 pays sur 182 à avoir ratifié la déclaration de l’OIT pour la lutte contre la discrimination.
La production des statistiques périodiques en la matière est aussi indispensable. Ce qui n’est pas le cas pour le Liban par exemple. «Dans notre pays, nous ne disposons pas de statistiques en matière de discrimination. Et pour cause,  en cas de diffusion des résultats, ceci pourrait amener le pays à une guerre civile entre les différentes communautés», souligne un représentant de la délégation libanaise. L’éducation est aussi un axe majeur afin de sensibiliser les futurs jeunes sur les effets négatifs de la discrimination. Elle engendre un coût économique en matière de perte de compétences et d’inégalité sociale. «Ces séquelles laissent place à l’évolution de nouveaux phénomènes de discrimination tels que les inégalités des genres. Il s’agit d’une cible mouvante à combattre», explique Soulamati Imote, administrateur sous-régional du Promodec(1) de l’Afrique. Pour cela, il est vrai que le cadre normatif international présente des instruments concernant la protection des droits de l’homme et les principes fondamentaux, notamment la charte des Nations unies. «Toutefois, dans un contexte évolutif du phénomène de discrimination, les réglementations internationales manquent de pertinence notamment en l’absence d’une définition juridique globale sur la discrimination», conclut Said Soukrati.

Les femmes gagnent à peine 77% des revenus des hommes

La convention n°100 de la déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail 1998 traite de l’égalité de rémunération. Selon le BIT, les études effectuées partout dans le monde montrent un  écart qui persiste entre le salaire moyen perçu par les femmes et celui perçu par les hommes. En général, les femmes gagnent 77% de ce que perçoivent les hommes. Les études attribuent cette différence aux caractéristiques personnelles différentes entre travailleuses et travailleurs (niveau d’éducation, compétences, et expériences). Toutefois, la discrimination fondée sur le sexe contribue à ce résultat. Les femmes sont souvent concentrées dans un type et niveau d’activités et n’arrivent pas à accéder aux autres branches. Les stéréotypes et les préjugés à l’égard du travail des femmes réduisent encore plus l’éventail des emplois auxquels les  femmes peuvent prétendre.

Rajaa DRISSI ALAMI

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