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Economie Internationale

Pays émergents
Coface dresse un sombre pronostic

Par L'Economiste | Edition N°:4134 Le 15/10/2013 | Partager
Des risques élevés au Brésil et en Thaïlande
Les Etats-Unis reclassés malgré le «shutdown»
L’endettement des ménages reprend en Asie émergente

Coface vient de procéder à la révision des évaluations risque-pays des Etats-Unis, du Brésil et de la Thaïlande. Les inquiétudes du groupe viennent des pays émergents qui font face à une baisse structurelle de leur croissance et ce, même si les BRICS profiteront à la marge de la reprise des pays avancés

Si les économies avancées remontent tout doucement la pente, les pays émergents font craindre le pire. Ils font face à une «baisse structurelle de leur croissance, estimée à 4,8% en 2014, et ce, même si les BRICS profiteront à la marge de la reprise des pays avancés», indique le groupe Coface dans sa réévaluation d’automne du risque-pays.  L’assureur-crédit avertit aussi sur les risques liés à l’endettement des ménages. Quatre pays sont particulièrement à risque: la Malaisie, la Corée du Sud, le Singapour et la Thaïlande où la dette des ménages est comparable à celle des Etats-Unis au moment de la crise des «subprimes».  Le groupe fait référence à l’expansion de la classe moyenne en Asie qui doit profiter à trois secteurs: l’automobile, les biens de consommation haut de gamme et le tourisme. Coface a procédé à la révision des évaluations risque de trois pays:
n Etats-Unis: Malgré les tensions budgétaires actuelles, Coface a placé sous surveillance positive l’évaluation A2  des Etats-Unis. Le groupe a expliqué sa décision par des perspectives d’une croissance soutenue et équilibrée (estimée à 1,5% en 2013 et à 2,2% en 2014). De même, l’investissement des entreprises est robuste et la consommation privée progresse grâce à la fin du désendettement des ménages. A cela s’ajoutent la marge et la profitabilité des entreprises qui augmentent alors que leur niveau d’endettement est peu élevé (55% contre 85% dans la  zone euro). Coface se joint à l’appel du FMI et de l’OCDE pour que le «government shutdown» ne se prolonge pas sur le long terme.
n Brésil: Des facteurs tant macroéconomiques que microéconomiques justifient une mise sous surveillance négative (A3). Le pays fait face à une  croissance décevante (estimée à 2,3% cette année et à 2,9% en 2014,) en raison d’une consommation privée moins porteuse et surtout de la faiblesse des investissements des entreprises.
Le ralentissement de la consommation fragilise les industries et le commerce: l’électroménager, l’automobile, l’électronique. La hausse des taux et des prix gonflés pour les composants et machines importés (en raison de la dépréciation du real) est aggravée par la fiscalité et par des coûts de production toujours élevés.
n Thaïlande: La note risque-pays A3 est désormais assortie d’une surveillance négative. La croissance a fortement reculé en 2013 et restera contrainte par l’endettement des ménages (80% du PIB) en 2014. Les effets des précédentes mesures de relance se dissipent, selon Coface. Le pays continuera à souffrir de l’atonie de ses exportations, conséquence notamment du ralentissement chinois dont il est dépendant.


Fatim-Zahra TOHRY

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