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Courrier des Lecteurs

Hausse du prix du carburant: Improvisation et cafouillage

Par L'Economiste | Edition N°:4116 Le 19/09/2013 | Partager

  

-  Indexation: Zéro pointé dans la com’
Théoriquement, le Maroc n’a pas d’autres choix que d’opter pour l’indexation. Toutes les recommandations d’experts vont dans ce sens. Mais il y a la manière du déploiement. L’entrée en application de ce dispositif lourd de conséquences a montré les limites du gouvernement Benkirane qui a fait preuve de cafouillage. A la veille de l’application de l’indexation, même des ministres répétaient que l’indexation n’impliquait pas forcément une hausse des prix à la pompe. C’est dire que même le gouvernement est dépassé. Ce genre de décision aurait nécessité un débat national. Sans oublier une pédagogie autour des mesures d’accompagnement. Ce qui implique toute une stratégie de communication peaufinée et adaptée à l’ensemble des couches sociales, aux industriels, aux PME... Autrement dit, on reste dans l’improvisation. Et c’est le PJD qui est le premier à en assumer les conséquences. L’avenir nous le confirmera par les urnes.
A. R.
- Hausse du carburant: Un volcan en ébullition !
Deux hausses sur le prix du carburant en l’espace de 15 mois! Voilà de quoi alimenter les foudres des entreprises et les tensions sociales dans un contexte économique marqué par la morosité et l’érosion du pouvoir d’achat. Je me demande si le gouvernement mesure les conséquences de telles décisions, sachant que dans certains pays de la région, le printemps arabe a été enclenché pour si peu de choses. Vigilance
M. M.

- Et si c’était inévitable?
Une hausse des prix, ce n’est jamais une bonne nouvelle pour les ménages. Mais a-t-on envisagé la possibilité que cette indexation, dite partielle, soit une mesure finalement inévitable? Tout le monde sait que les équilibres budgétaires de l’Etat sont fragiles et même au bord de la crise profonde. Et si ça empire un peu plus, le Maroc sera considéré comme un pays risqué par les bailleurs de fonds. Notre notation à l’international pourrait être revue à la baisse par les agences de notation et nous aurons de plus en plus de mal à décrocher des prêts pour faire face à nos dépenses. L’indexation est une mesure parmi d’autres et qui a déjà été appliquée auparavant. Certains économistes pensent même qu’il s’agit d’une bonne initiative qui pourra donner ses fruits sur le moyen terme. Je crois seulement que le gouvernement doit faire preuve d’un peu plus de transparence sur les conditions d’application de cette mesure, et de pédagogie pour nous expliquer exactement comment est-ce qu’elle peut nous tirer d’affaire, sans pour autant nous mener vers une inflation insupportable. L’Istiqlal et les autres partis de l’opposition, qui étaient aux commandes du gouvernement dans le passé, sont bien gonflés de tirer à boulets rouges sur l’équipe Benkirane. A cause de leur lâcheté, la vraie réforme de la Caisse de compensation a traîné pendant des années, et voilà où ils nous ont menés!
A. N.

- Baril: Courbe descendante
Le prix mondial est de 107,5 dollars le baril. Vendredi, il était à 109,5 dollars. Donc on est sur une courbe descendante très proche de 105 dollars. Résultat: dans 15 jours il y aura une baisse ! Le gouvernement monte pour descendre après et nous montrer que son système d’indexation marche!
Un point de vue!
M. C.

- Émission originale
Micro-trottoir: Que pensez vous de l’augmentation des produits pétroliers?
Réponse: Une bonne chose cela va m’aider à mieux vivre, c’est une excellente décision! Que voulez-vous que le citoyen lambda réponde? Bien sûr, il va dire que c’est catastrophique !
B. C.

                                                                   

Système d’indexation à revoir

Une économie pour progresser doit adopter une vérité des prix reflétant le prix de revient réel et, pour des raisons sociales, y tendre par touches successives, mais suivant un schéma et un timing clairs et précis. Pourquoi?
Pour subventionner le produit pétrolier, l’Etat a trois possibilités :
-  S’endetter, mais ce recours a une limite, à savoir le plafond d’endettement de l’Etat en tenant compte de son PNB. Ce système d’endettement est dangereux pour la souveraineté nationale et à un moment ou l’autre nous nous heurterons à un mur
-  Pomper la subvention sur le budget d’investissement et là c’est la génération future qu’on hypothèque
- Augmenter les impôts et plutôt les impôts indirects plus faciles à collecter que les impôts directs où l’évasion et la fraude sont monnaie courante.
D’autre part, ce système est hautement injuste. Pourquoi fiscaliser les uns pour en faire bénéficier les autres qui souvent peuvent supporter une hausse des prix (je préfère faire payer un automobiliste 1 ou 2 DH de plus que le faire bénéficier à travers la fiscalité sur des couches de la population réellement dans le besoin).
L’élément le plus important et déterminant de la structure des prix est la cotation de Rotterdam. Or cette cotation ne reflète pas la vérité du marché, ce pseudo marché ne brasse au physique que de très faibles quantités, mais il est une référence, un baromètre et il est nécessaire de comprendre comment il est établi.  Il est établi par un organisme suivant un programme informatique compliqué,  intégrant l’état des stocks de sécurité dans des régions différentes du monde, des évènements politiques internationaux et nationaux, l’évolution de la météo dans plusieurs continents, les éventuelles transactions de produits pétroliers sans qu’elles transitent nécessairement  par Rotterdam, des anticipations de spéculateurs. Un tanker charge du port A pour le port B peut changer plusieurs fois de propriétaire avant même de quitter le port de chargement par simple endossement du connaissement qui atteste en fin de parcours de l’identité du dernier propriétaire. De même, des spéculateurs travaillant sur le papier achètent une option d’achat à venir dans 1, 2 ou plusieurs mois sans aucune intention de recevoir physiquement le produit et selon l’évolution du marche vendent ou gardent l’option, mais comme les sommes sont importantes, ils se couvrent par le système de «hedging», sorte d’assurance qui les couvre en deçà ou au-delà d’une marge prévue par avance.
Ce système basé sur une cotation qualifiée par la profession  de «flat»  permet de négocier les transactions autour de ce flat en plus et en moins selon la situation de l’offre et la demande. Malgré son côté indicatif et sa manipulation par différents opérateurs, il reste un indicateur d’une tendance et chacun, acheteur et vendeur, négocie le prix de la transaction autour de ce flat.
Prendre le flat pour initier le calcul du prix de reprise est une grave erreur qui peut coûter cher à notre pays et ceci d’autant plus que les sociétés de distribution ont importé de grosses quantités de produits et la raffinerie a exporté elle aussi.  Il est indispensable de vérifier les prix de cession à l’import comme à l’export pour apprécier  le plus et le moins du flat dans les transactions qui ont été réalisées par la profession au Maroc.  D’autre part, indexer les variations des salaires sur celui des produits pétroliers est un mécanisme qui imprimera une inflation des prix, puisque l’origine de la hausse des produits pétroliers est exogène et indépendante de l’économie nationale.
Pour atténuer cette dépendance de l’étranger, le Maroc est condamné à développer les énergies solaires pour le chauffage domestique de l’eau, le pompage dans  l’agriculture au lieu du butane et autres consommations d’éclairage public. De même, il faudra développer les transports en commun, rationaliser la consommation de produits pétroliers et le seul moyen est le prix. En effet, le prix impose cette éducation de rechercher l’utilisation la plus idoine tenant compte d’une réalité du Maroc, un pays aux moyens limités mais aux larges ambitions légitimes de développement. Et cela ne peut se faire sans un dialogue entre différentes composantes de la société sans populisme ni surenchère. Le sujet étant trop vital pour l’avenir de notre pays pour imposer un dialogue et une réflexion profonde.
S. Z.

                                                                 

 

- Mission française: Affaire de l’enseignante voilée
Je suis interpellé par l’affaire de l’enseignante d’arabe qui s’est vu refuser un poste à l’école Molière (cf L’Economiste du 18 septembre 2013). Ce dossier est surtout révélateur de l’absence de coordination entre diplomaties française et marocaine. Le SCAC (Service de coopération et d’action culturelle) relevant de l’ambassade de France aurait pu demander au ministère des Affaires étrangères marocain de ne pas lui envoyer d’enseignantes voilées, point barre !
Ahmed Mansouri

- Terrains des écoles publiques disponibles
Avec le développement des écoles privées à Casablanca et à Rabat et même au niveau d’autres villes, certaines écoles primaires et même certains collèges sont abandonnés, faute d’élèves! Solution: Mettre ces terrains à la disposition du ministère de l’Enseignement supérieur pour les transformer en cités universitaires ou écoles spécifiques et techniques. M. Daoudi n’arrête pas de nous dire qu’il manque de terrains pour construire.
M. C.

- Immigrants et stratégie royale
C’est une décision sage et bien réfléchie de la part du Souverain, pour ne pas laisser le champ libre aux spéculateurs qui cherchent à exploiter les pauvres immigrants à des fins matérielles et non humaines. L’histoire lui donnera raison pour ce geste extraordinaire et exceptionnel que beaucoup de dirigeants et d’hommes politiques n’ont pas eu le courage de faire et d’en parler. Une décision pareille pour un pays qui n’a pas les moyens et qui traverse une crise mérite respect et encouragement. La balle est maintenant dans le camp des pays de l’Europe qui doivent mettre la main dans la poche pour participer et contribuer d’une façon claire et sérieuse pour aider le Maroc à surmonter les obstacles financiers liés à ce grand chantier.
B. R.

- Aromathérapie ou comment guérir par les plantes 
Un grand merci pour avoir consacré un espace aussi important à l’utilisation des huiles essentielles. Cet engouement inexplicable ces dernières années pour les huiles essentielles n’a pas manqué de nous interpeller d’autant que l’utilisation de plantes bio est aussi efficace, voire supérieure et à un coût dérisoire par rapport au prix des huiles essentielles en général. Notre affirmation ne repose pas sur une vue de l’esprit, mais sur le résultat de 40 années de pratique et d’expérience. L’exemple le plus significatif est sans aucun doute l’utilisation de la fleur d’oranger sauvage ou bigaradier bio pour tout ce qui touche l’émotionnel. Peut-on imaginer que l’utilisation d’un bouton de bigaradier bio sous la langue pendant 15 mn et ceci 5 à 6 fois par jour va donner des résultats bien supérieurs à la consommation d’huile essentielle de néroli. Coût par jour : 50 à 60 centimes d’euro, soit 50 fois moins que l’utilisation d’huile essentielle.
J. J. D.
-  Projets de loi de finances: Le paquet fiscal de la CGEM
Je pense que le problème du traitement en général de la question de la fiscalité au Maroc souffre de plusieurs handicaps dont principalement: - L’approche très intellectuelle et non pragmatique de la problématique de la fiscalité, ce qui renvoie systématiquement à l’adoption de mesures de facilités inefficaces qui ont généralement l’effet inverse des résultats escomptés;
• La fiscalité est toujours appréhendée sous son aspect recettes pour l’Etat sans aucune commune mesure de son interaction avec la nature des contribuables censés eux-mêmes participer au développement de la demande interne par le biais de leurs capacités d’épargne. Ce décalage permet de réinstaller ainsi la morosité et par là le retour au cercle vicieux de la recherche d’autres ressources fiscales;
• La recherche de l’augmentation des recettes fiscales ne doit pas se faire forcément par le recours quasi-automatique à la révision des taux, mais à l’élargissement de l’assiette sachant que plusieurs contribuables potentiels brassent des mannes financières tout en échappant au viseur du Fisc; • Certains secteurs exonérés n’ont aujourd’hui aucune raison de l’être et constituent un mauvais exemple pour les autres contribuables assujettis, qui dans les meilleurs des cas, retardent le paiement en attendant une intelligence particulière qui les mènera vers le chemin de l’évasion totale du fait du sentiment d’injustice; • Un travail culturel de fond reste également à observer pour rendre le paiement de l’impôt comme un acte de citoyenneté. Cela reste un travail de longue haleine, car la conviction du paiement automatique de l’impôt par le contribuable est intimement liée à ses attentes par rapport au retour sur contribution en termes d’investissement dans les secteurs sociaux et dont la répercussion doit être palpable dans sa vie quotidienne; • L’Etat doit penser à la mise en place d’une procédure de communication périodique pour rendre publics les emplois effectués de ses différentes ressources et toutes les informations quantitatives ou qualitatives qu’il jugera nécessaires et utiles pour la transparence et le maintien d’un climat de confiance avec son public.  
AL

 

Une réaction à Mhamed Sagou

En réaction aux propos fort intéressants de M. Sagou, parus dans votre journal du 1er septembre 2013,  je vous prie de bien vouloir publier le point de vue suivant: 
Autant M. Sagou a raison de proposer au débat la possibilité de recourir, à nouveau, aux privatisations, y compris de services publics, comme les aéroports, les ports, les autoroutes... autant il est utile de rappeler les pertes que certaines privatisations et concessions, mal négociées ou mal réalisées, ont occasionnées au pays. Quelques structures, privatisées hier, ou concédées, auraient pu être, aujourd’hui, des locomotives nationales en innovation et en déploiement à l’international. Il n’y a qu’à se demander si l’OCP avait été privatisé, serait-on aujourd’hui dans le cas de figure de l’OCP SA actuel avec ses grands projets industriels en cours?
Et puis, oublie-t-on que les services publics sont plutôt excellemment gérés, dans beaucoup de pays étrangers, par les chambres de commerce ou en PPP, permettant tant des rentrées budgétaires, que des services publics de qualité.
C’est aussi son droit de défendre la financiarisation à outrance de l’économie nationale et les fonds «d’investissement», qui ont profité à beaucoup d’acteurs durant la décennie 2000. Mais, entre-temps, il y a eu 2007/2008 et la grave crise mondiale. Fort heureusement, notre cadre juridique et notre politique monétaire et du crédit sont restés vigilants pour nous avoir évité une catastrophe. Ce qui ne veut pas dire que l’on ne doive pas innover  et oser en matière de politique monétaire, comme on doit restructurer notre politique budgétaire, autour d’une loi organique des finances moderne.
Last but not least, tout le monde est avec Mr Sagou pour espérer un taux de croissance de 6 voire 8% et plus. Mais le levier financier seul ne peut pas créer la richesse durable. Seule une stratégie industrielle et de services liés à l’industrie, est à même de relever le niveau de valeur ajoutée nationale.
Pr Ahmed Azirar

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