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Marrakech sous l’eau

Par L'Economiste | Edition N°:4116 Le 19/09/2013 | Partager
Effondrement de toits, éclatement de réseaux d’assainissement et circulation perturbée
Deux heures de pluies ont réussi à créer le chaos
Bilan: 1 décès et de gros dégâts matériels

Les automobilistes surpris par les précipitations avaient du mal à s’en sortir

Les niveaux des eaux étaient tellement importants qu’il devenait difficile de traverser les rues même après la fin des averses

Il a fallu moins de deux heures de pluies pour faire tomber Marrakech dans un véritable chaos. Bouchons, effondrement de toits, réseau d’assainissement éclaté, canalisation bouchée…, Marrakech comptait ses dégâts ce mercredi matin. Les pluies torrentielles tombées la veille ont eu de lourdes conséquences. D’abord au niveau de la circulation qui continuait d’en pâtir. Plusieurs rues et chaussées submergées par les eaux étaient impraticables et la circulation a été déviée vers d’autres avenues. Ce qui a entraîné des bouchons dès le début de la matinée. La veille au soir, les pluies ont fortement perturbé les automobilistes qui sont restés coincés dans leurs véhicules vaincus par cette intempérie. Ce qui a entraîné l’arrêt de la circulation dans certaines artères de plusieurs arrondissements de la préfecture. Mais c’est sans doute les habitations de Marrakech qui ont le plus souffert des averses du mardi soir.
Des demeures dans les quartiers de Massira, Amerchich, Targa et Hay El Askari et les circuits de la palmeraie au premier rang avec de l’eau dans les caves et les salons. Au centre-ville également, l’eau a pénétré dans les appartements. Derrière les murailles, les pluies ont fait beaucoup plus de dégâts et même une victime. Un marchand de la place Jamaa el fna a été électrocuté, l’eau ayant endommagé un poste d’électricité. Du reste, des toits de maisons se sont effondrés à douar Sraghna Sghir (périmètre urbain de Marrakech) et au quartier Sidi Youssef Ben Ali. Les précipitations étaient tellement fortes que l’on craignait une crue de l’oued Issil à proximité de ce quartier. Ce n’est pas la première fois que cette partie de la ville est inscrite comme zone à risque. En 2003 déjà, le débordement d’oued avait fait des victimes humaines et causé beaucoup de dégâts. En 2011, aussi, les eaux de l’oued avaient envahi douar Erraja Fellah. Ce quartier avec ses constructions non réglementaires est situé curieusement dans le lit de l’oued (cf.leconomiste du 29 mars 2011). Cette fois-ci, heureusement, la menace de crue de l’oued à baissé vers 2h30 du matin. Au mellah, autre quartier fragile, dans l’ancienne médina, les autorités locales ont pris les devants en évacuant les habitants de plusieurs maisons menaçant ruine par mesure de précaution. C’est la troisième fois en 48 heures que les précipitations orageuses causent des dégâts de cette envergure. Dimanche dernier, elles avaient entraîné une crue de l’oued Beramram, un affluent de oued Tensift, et causé de forts dégâts matériels à des maisons d’un douar situé à 5 km du périmètre urbain de Marrakech alors que mardi matin, une maison dans la médina s’est effondrée. Mercredi matin, les éléments de la Protection civile poursuivaient encore leur intervention pour évacuer les eaux de deux ponts de Marrakech au Targa et à Massira. Des moyens techniques et logistiques importants sont acheminés pour entamer les opérations de déblayage et d’évacuation des eaux. La veille au soir, les pompiers, les agents de la municipalité et les techniciens de la Radeema n’ont pas chômé avec des interventions jusqu’à 4 heures du matin, indique Abdelmajid Demnati, élu communal. Ils se sont rendus sur les sites sinistrés pour des interventions rapides. Un PC a été installé à la wilaya de Marrakech pour suivre l’évolution de la situation et dispatcher  les interventions nécessaires. Les précipitations se situaient, d’après la météo, à plus de 58 mm.  Les infrastructures de Marrakech n’ont pas résisté car, en plus des pluies au niveau de la préfecture, elles recevaient aussi les eaux des oueds en dehors du périmètre de la ville. On le sait, toutes les eaux qui tombent sur les montagnes se déversent dans la ville sans parler des précipitations sur la préfecture elle-même. On craint en revanche le pire pour les habitations des douars encerclant Marrakech. Les maisons y sont fragiles et le risque d’effondrement n’est jamais loin.  En 48 heures de pluies, les infrastructures de la ville ont été mises à rude épreuve prouvant la nécessité d’une stratégie de lutte contre les intempéries.

De notre correspondante,
Badra BERRISSOULE
 

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