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Régions

Fès rassurée sur la qualité de l’eau

Par L'Economiste | Edition N°:4116 Le 19/09/2013 | Partager
La Radeef et l’ONEE affirment que l’eau est à 100% potable
Les habitants parlent d’un drôle de goût et de mauvaise odeur

LES habitants des quartiers Bendebbab et Belkhayat sont inquiets. En effet, depuis quelques jours, l’eau du robinet a un drôle de goût. «Il y a même une fontaine au quartier Belkhayat qui déverse une eau de couleur jaunâtre et de mauvaise odeur», affirme Jaouad, un habitant. Alertés, les services concernés répondent qu’il n’y a aucun danger. «Il ne s’agit que de fausses rumeurs qui créent une certaine psychose», déclare Najib Lahlou Mimi, DG de la Régie autonome intercommunale de distribution d’eau et d’électricité de Fès (Radeef). Selon lui, «l’eau potable distribuée dans la ville de Fès est conforme aux normes nationales et internationales de la qualité». «Ces eaux passent par une batterie de contrôles effectués notamment par le laboratoire interne de la Radeef, le laboratoire de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), les bureaux de contrôle et d’audit externe agréés et les services municipaux d’hygiène, outre le contrôle du ministère de la Santé», explique le responsable de la Régie. Chiffres à l’appui, celui-ci affirme que «plus de 50.000 analyses ont été effectuées en 2013 pour garantir une meilleure qualité de l’eau distribuée à la population». Et d’ajouter «qu’aucune anomalie n’a été constatée dans la distribution de l’eau au niveau de la ville». Pourtant, les consommateurs craignent pour leur santé. Certains font le plein de bouteilles minérales. Outre l’odeur et le goût, ils craignent les résidus retrouvés parfois dans l’eau du robinet. Pour ce dernier point, il s’agirait surtout de la qualité des canalisations installées par les lotisseurs et autres promoteurs, qui n’est pas toujours fiable. Ainsi, par précaution, plusieurs ménages se ruent sur l’installation des filtres au niveau du robinet de la cuisine. D’autant plus que celui-ci est utilisé généralement pour boire la ressource vitale et pour préparer les repas. Pour le dirigeant de la Régie, l’eau peut avoir une odeur dans certaines zones. «Mais celle-ci n’a aucun impact sur la santé des gens».
La minéralisation des ressources hydriques, explique-t-il, diffère d’une eau superficielle à une autre souterraine, ce qui pose la question de la différence dans les goûts. Pour sa défense, il rappelle  les réalisations de son établissement dans ce domaine, notamment à travers le renforcement du réseau, la sécurisation de l’alimentation en eau potable, la préservation de la qualité d’eau distribuée et la poursuite du programme d’amélioration du rendement.
Même son de cloche auprès de la direction régionale de l’ONEE pour qui «l’eau livrée aux ménages ne pose aucun problème d’hygiène… et est à 100% potable». Pour l’Office, la ville de Fès est alimentée par deux ressources, à savoir la nappe de Saïss (ressource principale composée de 33 forages et 2 sources) avec un débit global de 1.600 litres par seconde, et la station de traitement des eaux de l’oued Sebou avec une capacité de production de 1.700 litres par seconde. On le sait, pour garantir la production d’eau potable répondant aux normes nationales en vigueur en débit suffisant, les services de l’Office se trouvent dans l’obligation d’appliquer un traitement poussé. Et c’est ce qui donne parfois cet arrière-goût.

Un problème vécu en 2007

DÉJÀ en 2007, les habitants de la médina, des quartiers 45 et Bendebbab affirmaient que l’eau du robinet dégageait une mauvaise odeur. Certains avaient même organisé une manifestation de protestation devant la wilaya. Les explications fournies à l’époque par l’Onep disaient que «l’odeur partira avec l’arrivée des pluies». Au début, peu convaincus par ces arguments, les habitants ne voulaient rien savoir. Finalement, quelques précipitations ont suffi pour retrouver l’odeur normale de l’eau: c’est-à-dire «pas d’odeur».

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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