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Entreprises

M’dina Bus : La compagnie se branche à la géolocalisation

Par L'Economiste | Edition N°:4116 Le 19/09/2013 | Partager
Dès fin septembre, un système de tracking pour traquer les incivilités

Mly Youssef El Ouedghiri, directeur du Capital Humain chez M’dina Bus: Les caméras de surveillance et des radios seront installées à la fin de ce mois dans chaque bus

Non-respect des feux de signalisation, excès de vitesse, changement d’itinéraire… les Casablancais n’en peuvent plus! Ces multiples infractions posent la question des méthodes de sélection des conducteurs de M’dina Bus et du processus de formation. Mly Youssef El Ouedghiri, directeur du Capital humain chez M’dina Bus, est formel : «Le processus de formation est bien ficelé, le problème réside dans l’environnement d’exploitation ; Il existe un service de suivi sur réseau pour l’ensemble des conducteurs mais il peut y avoir une minorité qui ait un comportement inacceptable».
M’dina Bus dit investir 2,5 millions de DH dans le training de son personnel de conduite. La formation à l’entrée dure au minimum deux mois, avec un contenu pédagogique, des tests d’évaluation et des séances de mise en situation. Par ailleurs, la compagnie assure avec l’OFPPT des modules de formation continue à ses conducteurs axés sur la sécurité routière, l’amélioration des compétences en mécanique ainsi que la gestion de clientèle.
Ces efforts, les usagers de la route et les automobilistes ne les voient pas toujours dans le comportement de conducteurs de la compagnie qui prennent au quotidien plus que des libertés avec les règles du code de la route. Certains vont jusqu’à dévier de leur itinéraire et s’engouffrer dans les petites ruelles laissant au passage des voyageurs qui attendent à l’arrêt.
La compagnie annonce à cet effet le déploiement d’un dispositif de suivi d’aide à l’exploitation (SAE). Il s’agit d’un système de géo-localisation des bus, pour avoir en temps réel, la position du bus sur la route et la vitesse à laquelle il roule. Les caméras de surveillance et des radios seront installées à la fin de ce mois dans chaque bus pour «aider à gérer» les incivilités et les violences que subissent les conducteurs.
Sans chercher à justifier les écarts de ses conducteurs, la direction affirme que les attaques dont ils sont victimes et les conditions de circulation à Casablanca accentuent le stress sur ses collaborateurs. Quand il y a des «déviations», elle assure traiter systématiquement les plaintes qui lui parviennent. Des sanctions sont prononcées, allant de «l’avertissement verbal au licenciement», selon la gravité de la faute.
Actuellement, 4.800 personnes sont employées chez M’dina Bus dont 800 agents de l’ex-RATC au statut de fonctionnaire en détachement. Dans ce total, il faut compter 1.600 conducteurs. Le salaire mensuel moyen d’un conducteur s’élève à 2.800 dirhams nets (hors primes et heures supplémentaires).
L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 514 millions de dirhams en 2012 pour un résultat déficitaire de 120 millions de dirhams. Le climat social serait plus apaisé aujourd’hui, confie la direction de l’entreprise. En cinq ans, les arrêts de travail ont presque disparu. «Seulement», une demi-journée de grève depuis.
A. Lo.

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