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Actu/Rabat: La fermeture d’écoles se poursuit

Par L'Economiste | Edition N°:4114 Le 17/09/2013 | Partager
Au total, 12 ont mis la clé sous la porte, dont 9 du primaire
Salé et Témara en manque d’écoles

La part des écoles privées dans la région est de 19,2%. Au niveau du  primaire, elle atteint 25%. Dans la ville de Rabat, elle grimpe à 50% 

Les établissements scolaires à Rabat continuent de fermer. «Depuis 2001, le phénomène a touché 12 établissements dont 3 collèges et 9 écoles primaires», précise  Mohamed Adardour, directeur de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (Aref) de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Selon lui, ces fermetures ont été décidées suite à une baisse drastique du nombre d’élèves qui atteint parfois une dizaine par classe. Les quartiers du centre-ville, Hassan et Hay Ryad sont les plus concernés. Cette année, deux établissements ont fermé leurs portes, dont l’un situé au quartier Laymoune. Deux tendances permettent d’expliquer cette situation. La première est d’ordre démographique. Les enfants d’une partie des familles qui habitent ces quartiers ont tout simplement grandi. Par ailleurs, la population de la capitale, composée essentiellement de fonctionnaires dispose d’un revenu lui permettant de dépenser plus pour la scolarité de ses enfants. Elle tend donc à opter pour le privé. Il n’est donc pas surprenant de constater la forte présence d’écoles privées dans la région, avec une part de 19,2%. Pour le primaire, ce taux atteint 25%. Il caracole à 50% dans la ville de Rabat. D’un autre côté, le lancement de programmes de logement social a contribué au déménagement de plusieurs familles rbaties vers des quartiers situés à la périphérie de Témara et Salé. Pour la direction de l’Académie, l’effectif très réduit des élèves des établissements fermés ne justifie plus la mobilisation de ressources humaines et budgétaires. «Il est plus opportun de déployer ces moyens dans les zones où le besoin est plus fort», argumente le directeur de l’Académie. Il s’agit notamment des quartiers périphériques de Salé et Témara, et plus particulièrement la nouvelle ville de Tamesna. Dans cette région, la rentrée scolaire est souvent marquée par des manifestations des habitants qui réclament des classes pour leurs enfants.
Concernant les établissements fermés et non exploités au centre-ville de Rabat, il serait judicieux de revoir le cadre réglementaire afin de permettre à l’Académie de les céder ou les échanger, en vue d’en tirer profit en faveur des quartiers qui souffrent de déficits. Les recettes dégagées contribueront également à la reconstruction en dur de près de 1.000 salles en préfabriqué recensées dans la région de Rabat, dont 700 unités uniquement à Salé.
Noureddine EL AISSI

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