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Finances publiques
«L’indexation est une excellente décision»

Par L'Economiste | Edition N°:4114 Le 17/09/2013 | Partager

Fouzi Mourji, professeur universitaire, estime que le rétablissement des équilibres budgétaires passe, sur le long terme, en misant sur la croissance à travers des projets structurants. Mais à court terme, les marges de manœuvre sont relativement faibles, et se situent principalement au niveau des dépenses

Professeur universitaire en économétrie, et chef du cabinet de l’ancien ministre des Mhamed Sagou, Fouzi Mourji considère qu’il faut aller vers la vérité des prix. C’est ce qui permettra de stabiliser la volatilité des dépenses de la compensation. Mais il s’agit aussi de prévoir des mesures d’accompagnement pour les catégories vulnérables 


- L’Economiste: Quel est l’impact du retard de la réforme des Finances publiques sur les efforts de développement?
- Fouzi Mourji: Je crois qu’il ne faut pas être alarmiste. Après l’analyse de la soutenabilité de la dette publique et la stabilisation du ratio dette/PIB, il ne s’agit pas de comparer l’incomparable. Nous ne sommes pas dans la même situation du début des années 80. Par contre, la vigilance s’impose. Maintenant, pour la réforme des Finances publiques, je pense qu’il faut aller dans les détails. Au niveau des dépenses, la problématique de la compensation est à nuancer. En fait, l’idée est de trouver le moyen de cibler les populations qui vont pâtir des hausses des prix des produits de base, et aller vers la vérité des prix, économiquement plus saine. Sur ce point, des pas ont été franchis, comme celui de l’indexation des prix des produits pétroliers. C’est une excellente décision, dans la mesure où elle permet de stabiliser la forte volatilité des dépenses de compensation.

- Mais le retour à l’indexation des produits a fait l’objet de beaucoup de critiques…
- Cela relève de la sociologie des réformes politiques. En tant qu’universitaire, nous avons la liberté de penser et de ne pas raisonner uniquement en tant que consommateurs. La décision d’indexation permet d’aller vers la vérité des prix. C’est ce qui permet d’éviter les gaspillages. Il ne faut pas non plus être pessimistes. C’est-à-dire en cas de hausse des prix à l’international, la charge que l’Etat va supporter restera stable. Et en situation de diminution des prix, cela va se traduire par une baisse au niveau de la pompe. Cela dit, à long terme, il y aura une tendance haussière. Mais c’est une situation saine parce qu’il faut payer les choses à leur prix.

- Donc pour vous, c’est ce genre de mesures qui pourrait résoudre l’équation de la compensation?
- Cela peut contribuer à la résolution de ce dossier. Mais les déséquilibres des Finances publiques ne sont pas liés uniquement à la compensation. Il ne faut pas grossir cette question, dans la mesure où il y a d’autres gaspillages ailleurs.

- Quelles sont les autres charges qui aggravent les déséquilibres du budget de l’Etat?
- Il est important de plancher sur les dépenses courantes des administrations. Lorsqu’on regarde les variations des charges salariales ou les dépenses de fonctionnement, nous constatons qu’il serait utile de se pencher sur le détail du train de vie de l’Etat pour identifier les sources de gaspillage.

Propos recueillis par
Mohamed Ali MRABI

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