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Finances publiques
La Cour des comptes veut s’impliquer davantage

Par L'Economiste | Edition N°:4114 Le 17/09/2013 | Partager
Elle entend se positionner en tant que commentateur de l’actualité financière nationale
Au-delà des sanctions, la pédagogie est aussi essentielle

Pour Lahcen Kers, président de section à la première chambre de la Cour des comptes, cette institution veut être plus présente dans le débat autour du budget de l’Etat
 

Plus connue pour ses rapports de contrôle de la gestion des ministères et des établissements publics, la Cour des comptes constitue l’un des éléments clés de la réforme des Finances publiques. C’est «la garante des principes de bonne gouvernance, de transparence et de reddition de comptes», comme l’a souligné Lahcen Kers, président de section à la première chambre de la Cour des comptes, en marge du Colloque international des finances publiques, tenu les 13 et 14 septembre à Rabat. Généralement, les rapports de cette institution sont souvent à l’origine de polémiques. Or, «les résultats des travaux de la Cour ne doivent pas être traités négativement. Car, l’objectif n’est pas de sanctionner tous azimuts», a estimé Kers. Pour lui, l’idée est plutôt de participer à l’amélioration de la gestion publique, décisive pour le rétablissement des équilibres financiers. En effet, la Cour des comptes veut s’inscrire dans la nouvelle dynamique de changement qui marque la gestion des Finances publiques. Ce président de section a mis en garde contre «la confusion entre la mauvaise gestion et la mauvaise intention». Si cette dernière doit être sanctionnée, les problèmes de gestion doivent plutôt être traités via une approche pédagogique. Car, «ce qui nous intéresse, ce n’est pas de fragiliser l’Etat ou le système institutionnel, mais plutôt d’améliorer le pilotage», a-t-il expliqué. Ceci figure parmi les nouvelles orientations de la Cour des comptes, qui veut rompre avec l’image d’institution de sanctions, élaborant des rapports à scandales. Ainsi, l’institution présidée par Driss Jettou planche sur l’amélioration de l’évaluation des politiques publiques, mais aussi sur le développement de la mission de conseil au profit des pouvoirs publics. La Cour des comptes entend également être plus présente dans le débat autour du budget de l’Etat. L’idée est «d’assurer un commentaire permanent de l’exécution de la loi de Finances», a noté Kers. Il s’agit également de renforcer la production d’études thématiques, comme celui sur les systèmes de retraite, publié récemment (cf. www.leconomiste.com). Globalement, «la Cour des comptes veut se positionner en tant que commentateur de l’actualité financière et budgétaire au niveau national», a-t-il indiqué. D’autant plus qu’une série de chantiers sont lancés dans le cadre de la réforme des Finances publiques. En tête, le projet de loi organique des Finances. Un texte qui se fait attendre depuis quelques années. Aujourd’hui, il est important d’accélérer le processus de son adoption. L’objectif est d’en faire «le support juridique privilégié de la bonne gouvernance des Finances publiques», a noté Kers.
M. A. M.

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