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Evénement

Hausse des prix du carburant
La riposte politique s’organise

Par L'Economiste | Edition N°:4114 Le 17/09/2013 | Partager
Une décision qui rassemble les partis de l’opposition
Des contacts entre syndicats pour des réponses communes
L’Istiqlal surfe sur la vague

Si des ministres font la tournée des télévisions pour expliquer les hausses des prix des carburants d’hier, des partis politiques d’opposition se frottent les mains. Pour eux, une occasion en or pour monter au créneau et démonter une décision gouvernementale «impopulaire». Cette hausse aura un effet domino sur les autres prix de transport des personnes et des marchandises. Les professionnels vont répercuter ces hausses sur les consommateurs. Le ministre Mohamed Najib Boulif a beau évoquer les mesures d’accompagnement, elles ne sont qu’au stade des négociations alors que les stations d’essence ont déjà appliqué les hausses. Du coup, les prix des légumes, des fruits, des courses de taxi vont augmenter, précise un syndicaliste.
Si la dernière hausse en juin 2012 était passée comme une lettre à la poste, celle-ci devra surmonter plusieurs obstacles. Déjà, Mohamed Boulif a essuyé des tirs croisés au sein de la Commission des finances où il était venu expliquer le système d’indexation partiel. A l’exception de ses amis du PJD, les députés des différentes formations ont clairement affiché leur opposition. Dans cette opération, l’Istiqlal s’est montré virulent, en attirant l’attention sur le danger à toucher le pouvoir d’achat des citoyens. En effet, il s’agit d’une «décision prise de façon unilatérale par un gouvernement minoritaire, qui n’a pas de légitimité populaire», a estimé Rahal El Makkaoui, membre du Comité exécutif de l’Istiqlal. Et «le comble est que le gouvernement veut nous faire croire que cette mesure qui frappe de plein fouet le pouvoir d’achat des citoyens est une réforme», a-t-il ajouté. C’est dans ce contexte que l’Istiqlal compte organiser des mouvements de contestations à travers toutes les villes du pays, avec un grand rassemblement à Rabat. Même l’ouverture du Festival de la jeunesse et de l’étudiant, prévu le 25 septembre au Complexe Moulay Abdallah, sera transférée au boulevard Mohammed V. Une occasion pour les jeunes de l’Istiqlal de s’en prendre au gouvernement Benkirane, tout en montrant leurs biceps. L’USFP compte aussi organiser un grand rassemblement à Rabat contre le gouvernement. Même si ce mouvement a été décidé avant l’annonce de la hausse, ce sera une occasion pour les amis de Driss Lachgar de ruer dans les brancards du gouvernement.
Une chose est sûre, cette hausse des prix des carburants va cimenter les rangs de l’opposition. Les concertations entre les partis vont démarrer pour trouver les moyens appropriés pour contrecarrer ce gouvernement. D’ailleurs, cette question va animer la vie parlementaire, par des questions sur cette hausse mais aussi celle du prix du lait. Même son de cloche chez les syndicats, qui constituent une pièce maitresse dans ce dossier. Les principales centrales sont en contact pour arrêter des réponses communes à ces augmentations. L’UMT, l’UGTM, la FDT et la CDT s’apprêtent à monter des opérations groupées pour protester contre cette décision, jugée unilatérale.  Elles n’acceptent pas que ces hausses interviennent à un moment où le dialogue social est bloqué. «Avec des salaires gelés, les hausses vont impacter négativement les prix», souligne un responsable syndical.

Motion de censure

La décision de la hausse des prix intervient dans un contexte politique particulier. En effet, Abdelilah Benkirane dirige actuellement un gouvernement minoritaire, particulièrement depuis que les ministres de l’Istiqlal ont déposé leur démission. Alors, il ne craint pas que l’opposition tente une motion de censure contre son gouvernement. Attention, le Parlement ouvrira ses portes dans plus de trois semaines, avec l’ouverture de la session d’automne par le Souverain.

M. C.

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