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Politique Internationale

Syrie: Compromis à l’arraché de l’Union européenne

Par L'Economiste | Edition N°:4108 Le 09/09/2013 | Partager
Un G20 et une réunion informelle des ministres sans grandes avancées
Les Européens divisés sur l’idée de frappes «punitives»
Les promesses américaines d’une guerre chirurgicale ne convainquent pas

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a précisé que les ministres étaient tombés d’accord sur le fait que de « fortes présomptions » indiquaient que le régime syrien était responsable des attaques à l’arme chimique. C’était lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères européens (photo) à Vilnius, en Lituanie. Oui, mais il faudra attendre les résultats de l’enquête des inspecteurs de l’ONU.

Les Européens, réunis dans la capitale lituanienne, Vilnius, les 6 et 7 septembre, ont eu toutes les difficultés du monde à trouver une position commune sur le conflit syrien. Si les 28 pays de l’UE, représentés par les ministres des Affaires étrangères, prônent tous «une réponse forte», ils restent profondément divisés sur l’idée de frappes «punitives» contre le régime de Bachar Al-Assad. Et ce, malgré les promesses répétées du président américain, Barack Obama selon lesquelles «la Syrie ne sera pas un nouvel Irak». Pour l’heure, l’initiative de cette réunion informelle, en présence du secrétaire d’Etat américain John Kerry, a ceci de salutaire. Selon plusieurs observateurs, elle a permis de ressouder la solidarité européenne mise à mal au sommet du G20 de Saint-Pétersbourg du 5 septembre. Il fallait s’y attendre. Une sorte de prédisposition faisant que chaque délégation semblait prendre la mesure qu’un nouvel affichage de divergences sur un autre sujet diplomatique majeur serait un point négatif pour l’Union. Le communiqué final, rendu public, évoque de «fortes présomptions», laissant croire que le régime syrien est responsable de l’usage des armes chimiques du 21 août.
Quoi qu’il en soit, les Etats-Unis ne baissent pas la garde. Obama et ses émissaires poursuivent leur offensive diplomatique, aux quatre coins de la planète, pour convaincre du bien-fondé des «frappes ciblées en Syrie».
Une petite avancée certes, mais il faudra attendre les résultats de l’enquête des inspecteurs de l’ONU. C’est le compromis  trouvé par l’Europe, suite à la décision du président français, François Hollande, d’attendre le verdict de ces inspecteurs. Ce qui change la donne, d’autant plus, comme l’a souligné John Kerry, les Etats-Unis ne s’étaient pas engagés à attendre ce rapport. Il promet toutefois de faire état au président Obama des «recommandations» des Européens. A ceux qui voient dans la nouvelle position de Hollande une «reculade», la diplomatie française rétorque : «ce rapport de frappes est un élément d’appréciation supplémentaire pouvant favoriser l’élargissement de la coalition à former» contre la Syrie. Dans ce tohu-bohu, la Ligue arabe peine à trouver sa voix, craignant plus un Irak bis (voir aussi L’Editorial en page Une).
Le manque de preuves tangibles, de la responsabilité directe du régime de Damas dans l’usage d’armes chimiques justifie-t-il toute la divergence mondiale autour de la Syrie? Difficile à dire quand on sait, selon Kerry, «l’administration Obama prônait toujours une éventuelle solution politique au conflit» syrien. Laquelle ? Le diplomate américain ne le dit pas. La réponse viendra-t-elle du Congrès américain, de retour de vacances aujourd’hui,  qui ouvre ses travaux de la rentrée sur la réponse à la question de recours à l’arme chimique du régime syrien contre son peuple? Quoi qu’il en soit, Barack Obama a promis de ne pas entraîner les Etats-Unis dans une nouvelle guerre longue et coûteuse. 

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Journalisme: La presse condamne les pressions

De sérieux doutes sont émis quant à la protection des sources journalistiques notamment en Suisse. L’Association mondiale des journaux (WAN-IFRA), le World Editors Forum (WEF) et l’Association européenne des éditeurs de journaux (ENPA) ont condamné la saisie, à son domicile, le 13 août dernier, de documents professionnels et de sources journalistiques appartenant à Ludovic Rocchi, journaliste au quotidien suisse Le Matin, intervenue lors d’une perquisition ordonnée par un procureur du Canton de Neuchâtel. Les trois organisations rappellent que: «Le journalisme d’investigation perd tout son sens sans respect de l’indépendance des journalistes et la protection de leurs sources. Toute entrave ou remise en cause de ces principes essentiels entretient l’auto-censure, et réduit au silence des acteurs indispensables à la transparence du débat public. Les conséquences pour la démocratie et la responsabilisation des acteurs publics sont nuisibles». Pour rappel, le journaliste-reporter Ludovic Rocchi a joué un rôle essentiel dans la mise à jour de mauvaises pratiques et de possible plagiat mettant en cause l’Université de Neuchâtel. Son enquête, publiée par Le Matin, a déclenché une enquête officielle au sein de l’institution neuchâteloise. A la suite de ce reportage, l’un des directeurs de l’Université a porté plainte pour diffamation, calomnie et violation du secret… Accusations démenties par Ludovic Rocchi. L’intervention disproportionnée de la police pour une enquête de cette nature est inédite en Suisse, rappelle un communiqué de WAN-IFRA.


B. T.

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