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Politique

Les nouveaux ministres du gouvernement Benkirane II

Par L'Economiste | Edition N°:4108 Le 09/09/2013 | Partager
Mezouar, Talbi Alami, Birou, Fatéma Mérouane,…
Le RNI récupère 8 portefeuilles au moins
Création de nouveaux ministères à vocation économique

Abdelilah Benkirane est sous pression. Après une réunion jeudi avec ses deux alliés, il devait rencontrer les patrons de la nouvelle majorité. Ce rendez-vous a été reporté. Le chef du gouvernement a enclenché une réunion du secrétariat général de son parti le PJD samedi pour lui livrer le package sur lequel il s’était mis d’accord pour la configuration de son nouveau gouvernement.
Le patron du PJD a fait face à des critiques venant des faucons du parti. On lui a reproché  d’avoir sacrifié certains ministères entre les mains du parti comme les Finances ou le Commerce et industrie, tombés dans l’escarcelle du RNI. C’est le cas des Finances que Salaheddine Mezouar devrait reprendre. Cependant, le patron du PJD et celui du RNI ont publié chacun de son côté un communiqué de presse pour démentir toute intervention extérieure dans les négociations pour la formation du prochain gouvernement. Qu’importe, sauf changement de dernière minute, l’intitulé de ce ministère changera: il s’agira désormais des Finances et de la relance économique. Quelle revanche pour le président du RNI qui a été victime d’une campagne orchestrée par le PJD! L’ancien argentier du Royaume reste confiant dans les délais de l’élaboration du projet de budget, en retard. Selon lui, l’agenda de préparation est maîtrisable. En tout cas, les équipes de la Direction du budget sont déjà à pied d’œuvre. Elles sont prêtes. Elles n’ont besoin que d’orientations politiques pour les mettre en œuvre.

Le gouvernement Benkirane II veut rendre

justice aux femmes. Le RNI semble vouloir
proposer plus de noms que les autres

partis de la majorité

Dans ces négociations, le président du RNI est arrivé à décrocher 8 postes ministériels au moins. Il est également arrivé à imposer une nouvelle approche de l’économie. Pour la mettre en œuvre, il a ses hommes les plus fidèles, pour la plupart des anciens ministres. Il s’agit notamment de Rachid Talbi Alami, Anis Birou, Mohamed Abbou,…mais aussi de nouveaux visages. C’est le cas  de Fatéma Mérouane, professeur de médecine, la femme de Bentaleb, une pièce maîtresse de la vie du parti. On parle également de Mbarka Bouida, chef d’entreprise, qui avait apporté un nouveau souffle au groupe parlementaire du RNI lorsqu’elle était députée lors de l’ancienne législature. La dame s’était illustrée par son dynamisme au niveau des commissions parlementaires. A ce titre, elle pourrait devenir ministre déléguée aux Affaires étrangères, à moins de récupérer le département des MRE. Pour ce dernier ministère, le nom de Mohamed Abbou est également cité. D’ailleurs, dans la tête de Mezouar, Abbou et Talbi Alami, les chevilles ouvrières du parti, doivent être allégés dans le prochain gouvernement pour mieux préparer les élections communales de 2015, qui devraient déterminer les législatives de 2016.
En plus, la nouvelle architecture du gouvernement est originale. Elle prévoit la création de nouveaux ministères dont personne ne s’y attendait. C’est le cas  du département en charge des investissements et du Partenariat public-privé (PPP). Ce mode de gouvernance a le vent en poupe, depuis que les finances publiques ont tari. On cherche d’autres moyens de financement. D’ailleurs, un projet de loi qui réglemente ce mode qui permet d’associer le secteur privé au financement des infrastructures publiques a été adopté. Dans la tête de Mezouar, ce volet est important dans la stratégie de relance économique.
Le RNI héritera également du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’économie numérique. Pour occuper ce poste, le nom de Rachid Talbi Alami, le numéro 2 du parti, est cité. D’autant qu’il avait occupé ce poste du temps où Driss Jettou était Premier ministre. Le président de la région de Tanger-Tétouan est également pressenti pour occuper le poste de ministre de l’Artisanat et de l’économie sociale qui tombe dans l’escarcelle du RNI. L’autre nouveauté à mettre à l’actif de Mezouar est la création d’un ministère tourné sur les TPE, l’auto-emploi et l’intégration de l’informel qu’on pourrait confier à Bouida. C’est une bonne chose qu’on lui consacre un département à part entière, qui permettra de passer aux choses concrètes, sachant que les pouvoirs publics parlent depuis quelques années de ces thématiques sans pouvoir les réaliser. L’Education nationale et la formation professionnelle devra revenir au RNI. Pour occuper ce poste, le parti semble vouloir le confier à Anis Birou, ancien secrétaire d’Etat à la lutte contre l’analphabétisme et l’éducation formelle. Il avait également été ministre de l’Artisanat dans le gouvernement Abbas El Fassi. L’homme devra réaliser la prouesse de concilier l’école, la formation professionnelle et l’emploi. Un grand défi qui permettra au nouveau ministre d’effacer les graves dégâts causés par le ministre de l’Education nationale sortant, Mohamed Louafa. En tout cas, le gouvernement veut rendre justice aux femmes.
Le RNI semble vouloir proposer plus de noms que les autres partis de la majorité. Sur cette lancée, Nawal Moutawakil et Nadia Bouhriz pourraient faire leur entrée. D’ailleurs, sur la représentativité féminine, le parti de Mezouar veut marquer des points, en prenant ses distances avec Benkirane qui n’avait retenu qu’une seule femme au gouvernement. En plus, les quatre formations de la majorité doivent présenter des femmes ministres. Il semble que le PPS ait finalement opté pour Charafat Afilal, députée du PPS et vice-présidente de la Chambre des représentants. Le parti de Nabil Benabdallah devra sacrifier un ministre.

 

Mohamed CHAOUI

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