×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Représentativité des femmes
Benkirane veut se racheter

Par L'Economiste | Edition N°:4108 Le 09/09/2013 | Partager
Un nouveau décret adopté en Conseil de gouvernement
Des dispositions pour réactiver le Fonds de soutien créé en 2008

Renforcer la représentativité des femmes dans les instances politiques et associatives. L’orientation prise par le Maroc depuis quelques années s’est traduite par l’augmentation du nombre de femmes au sein des deux Chambres du Parlement, et dans les communes. En effet, «l’impact était visible après les élections communales de 2009, lorsque le nombre des femmes élues au niveau local est passé de 127 à plus de 3.000», a souligné Nouzha Skalli, députée PPS et ancienne ministre de la Famille et du Développement social. Il s’agit du résultat d’un processus mené à travers une série de mesures, comme la discrimination positive, mais également l’appui assuré par le Fonds de soutien à la représentativité des femmes, instauré par décret en 2008.
L’ancienne ministre a critiqué, en des termes à peine voilés, la démarche de Bassima Hakkaoui, l’actuelle ministre de la Femme et de la Famille, en regrettant que ce programme ait été mis en veilleuse depuis l’arrivée de l’équipe de Benkirane. Aujourd’hui, le gouvernement, également critiqué pour la faible représentativité des femmes à la tête des départements ministériels, veut se racheter. En adoptant ce nouveau décret, l’objectif est de s’attaquer aux dysfonctionnements qui caractérisent la réglementation en vigueur. En effet, un nouveau texte a été adopté lors du dernier Conseil de gouvernement. «Il introduit une série de nouvelles dispositions afin de favoriser le renforcement de la représentativité des femmes au niveau des partis politiques, mais également des associations», a souligné Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.
Globalement, le nouveau décret a préservé la même philosophie du texte de 2008. Néanmoins, les nouveautés portent en premier lieu sur la dénomination de ce mécanisme. Il a été baptisé Fonds de soutien pour l’encouragement de la représentativité des femmes. Le nouveau texte veut jouer la carte de la transparence et du renouvellement des élites. L’idée est de limiter la mission des membres de la commission de pilotage du Fonds, à un seul mandat.
Cependant, le nouveau décret apporte des précisions aux missions du Fonds. Celui-ci vise notamment à soutenir les activités et les projets menés par les partis politiques ou les associations dans l’objectif de renforcer la représentativité des femmes. Ceci est d’une grande importance.
Par ailleurs, l’appui du fonds s’étendait également à certains domaines comme le développement humain. Un bémol supprimé dans le nouveau texte qui précise qu’il s’agit d’activités qui relèvent plutôt de l’Initiative nationale du développement humain. En face, la porte a été ouverte aux projets et activités à dimension locale. Désormais, ces projets pourront bénéficier de l’appui du Fonds de soutien pour l’encouragement de la représentativité des femmes, contrairement à ce qui est prévu dans la réglementation actuelle.

Financement

Le nouveau décret relatif au Fonds de soutien à l’encouragement de la représentativité des femmes verrouille le financement des activités de la commission de pilotage. En effet, les dépenses relatives au fonctionnement de cette commission sont fixées par une décision commune des ministres de l’Intérieur et des Finances. Celle-ci doit déterminer un plafond à ne pas dépasser pour la couverture des frais de transport, hébergement et nourriture des membres de la commission originaires de régions éloignées du siège. A cela s’ajoutent les montants alloués à l’organisation des conférences et les frais de réalisation des études.

Mohamed Ali MRABI

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc