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Economie Internationale

IDE: Les opérations intracontinentales en hausse

Par L'Economiste | Edition N°:4108 Le 09/09/2013 | Partager
+33% d’investissements pan-africains entre 2007 et 2012 •
Chute de 20% des capitaux occidentaux

L’Afrique a retenu la leçon. Après moult forums, conférences et autres meetings autour de l’importance des investissements intra-africains, les chiffres suivent enfin les discours. Une étude du cabinet EY (anciennement Ernst and Young) fait état d’une évolution de 33% des investissements panafricains entre 2007 et 2012. L’Afrique du Sud, le Kenya et le Nigeria, 2e, 4e et 5e investisseurs dans la région entre 2007 et 2012, sont les principaux catalyseurs de cette évolution, avec un total de 426 projets.
En ce qui concerne les projets d’IDE (investissement direct étranger) en provenance des marchés émergents de manière générale, ils ont enregistré une hausse de 21% de 2007 à aujourd’hui. La première marche du podium revient à l’Inde avec ses 237 projets. La Chine, deuxième dauphine, est loin du peloton de tête avec ses 152 projets.  L’Arabie saoudite (56) et la Corée du Sud (57) font aussi partie du palmarès.
Autant de projets qui tirent l’Afrique vers le haut. Sa part d’IDE dans le monde étant passée de 3,2% en 2007 à 5,6% en 2012. Une évolution notable mais insuffisante, autant au vu des besoins du continent que des opportunités de croissance qu’il représente.
Quoi qu’il en soit, l’Afrique semble avoir bien intégré l’idée qu’elle ne peut plus se suffire des investissements en provenance des pays développés, eux-mêmes empêtrés dans une crise dont ils ont du mal à sortir. Heureusement d’ailleurs, puisque les IDE émanant des puissances économiques mondiales ont chuté de 20%. Seule la Grande-Bretagne déroge à la règle, les IDE british ayant augmenté de 9% par an depuis 2007.
Côté «destination favorite des investisseurs étrangers», l’Afrique du Sud vole encore la vedette au Maroc, toujours deuxième de la classe. Pour autant, cette tendance n’est pas figée. L’étude révèle que «le nombre de répondants en accord avec cela est en diminution constante». Le Nigeria, l’Egypte et le Kenya s’arrogent respectivement les 3e, 4e et 5e places.
L’étude constate que «le secteur minier et des métaux est toujours perçu comme celui présentant le plus grand potentiel de croissance en Afrique». Une image post-coloniale qui colle à la peau du continent mais qui évolue avec le temps et motive de moins en moins les investisseurs. Désormais, les projets d’infrastructure concentrent de plus en plus l’intérêt des investisseurs. De 4% d’intéressés en 2011, ils sont 14% en 2012 et 21% cette année à juger ce secteur comme porteur de croissance. Une évolution qui touche aussi les technologies de l’information et de la communication (14% contre 8% l’année dernière), les services financiers (de 6% à 13%) et l’éducation (de 0% à 10%).

Les warnings se multiplient pour le Maroc

Eternel second «après l’Afrique du Sud», le Maroc doit tout de même faire attention s’il tient à garder cette place… ou à la dépasser un jour. Malgré l’engouement affiché des investisseurs, l’investissement en Afrique du Nord a encore stagné, là où les projets d’IDE en Afrique subsaharienne a augmenté de 22% depuis 2007. Le rapport du Forum économique mondial (WEF) publié la semaine dernière souligne  pour sa part, pour la première fois depuis plusieurs années, un recul de 7 places enregistré par le Maroc. Le pays désormais classé par les hommes d’affaires à la 77e place sur 148 pays (voir L’Economiste n° 4106 du jeudi 5 septembre). La bureaucratie gouvernementale inefficace, la corruption et l’accès au financement sont les trois plus grands freins à l’investissement cités par les sondés.

Rime AIT EL HAJ

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