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Les Cahiers de l'Émergence

Langues étrangères: L’anglais, un «smig»

Par L'Economiste | Edition N°:4106 Le 05/09/2013 | Partager
90% des multinationales demandent des profils polyglottes
L’anglais, bientôt généralisé dans les facs de médecine et les écoles d’ingénieurs

Une langue étrangère, voire deux... Formateurs et cabinets de recrutement ne cessent de le répéter. Entre deux candidats à niveau équivalent, c’est la dimension linguistique qui fait la différence. L’anglais reste bien évidemment le sésame. «Près de 90% des entreprises qui s’installent au Maroc réclament des profils anglophones. Même les sociétés françaises demandent cette spécificité», signale Khadija Boughaba, DG d’Invest RH. Les candidats qui maîtrisent en plus l’espagnol renforcent leurs chances.
«Aujourd’hui, une personne qui ne maitrise pas au moins une langue étrangère est analphabète», estime Mourad Taoufiki, DG de McKinsey Maroc, lors d’une réunion des nouveaux admis pour les écoles de mines en France. Dans certains secteurs comme le tourisme, le niveau d’exigence en matière de maîtrise des langues étrangères est même poussé très loin, le candidat devant pratiquement être polyglotte s’il souhaite multiplier ses chances. Pour maitriser les langues étrangères, les nouvelles technologies peuvent être d’un atout considérable. Aujourd’hui, plusieurs sites internet offrent la possibilité d’apprendre n’importe quelle langue et ceci même gratuitement. L’exemple du site www.anglaisfacile.com permet d’apprendre le b.a.-ba de l’anglais sans avoir recours à un formateur ou un professeur, et ce, gratuitement. D’autres portails offrent la possibilité de développer un niveau encore plus avancé des langues étrangères. C’est le cas du site web www.teatime-mag.com . Il propose d’apprendre le business english ou même d’autres langues, l’allemand, l’espagnol, etc. De plus, lorsqu’il s’agit d’apprendre des langues étrangères, c’est d’abord pour communiquer. Pour cela, la maîtrise de formules élémentaires de politesse et de convivialité est nécessaire. Le site internet www.apprendre-langues.com  permet cette possibilité. Un portail gratuit qui présente l’écriture et la prononciation des mots et des phrases les plus élémentaires de 13  langues internationales. La problématique de la maîtrise des langues reste aujourd’hui d’une grande actualité notamment dans le cursus académique.

«Les facultés doivent organiser les cours

de langue française en été ou bien début

septembre, pour que l’étudiant puisse suivre

les premiers cours», nuance Daoudi

Au niveau national, l’anglais est considéré comme la deuxième langue étrangère après le français au niveau de l’enseignement secondaire. Pour l’enseignement supérieur, la situation est toute autre. L’anglais est enseigné comme une filière de langues étrangères dans les facultés de lettres. Presque toutes les branches à accès régulé, l’exemple de quelques masters au sein des universités, entre 60 et 80 heures sur une durée de 2 ans (4 semestres) sont consacrées à l’anglais. Les grandes écoles d’ingénieurs, de commerce, celles de gestion et de formation des cadres, bénéficient d’un cours d’anglais de presque 60 heures/an. Ceci durant les deux premières années du cursus. Dans l’optique d’améliorer le nombre d’heures consacrées aux langues étrangères, le ministre de l’Enseignement supérieur Lahcen Daoudi annonce pour cette rentrée universitaire le renforcement de l’anglais pour toutes les écoles d’ingénieurs et l’introduction de cette langue dans les facultés de médecine. «Un ingénieur ou un médecin ne peut pas sortir sans maîtriser l’anglais au moins», confie le ministre. Dans une seconde phase, l’expérience devrait être élargie au cycle de master et au doctorat dans les facultés à accès ouvert. Bien évidemment, ces initiatives n’atténueront que légèrement le gap de départ. Comment en effet remonter la pente lorsque l’arabisation est passée par là faisant subir à plusieurs générations d’élèves  une véritable schizophrénie linguistique: au lycée, les matières scientifiques sont enseignées en arabe, à la fac elles le sont en français. Une gymnastique qui explique d’ailleurs de nombreux décrochages.


Rajaa DRISSI ALAMI

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