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Les Cahiers de l'Émergence

Enseignement
Le pari de l’insertion des lauréats

Par L'Economiste | Edition N°:4106 Le 05/09/2013 | Partager
Le privé en avance sur le public dans l’approche «client»
Près d’un quart des demandeurs d’emploi sont titulaires d’un diplôme
Le dégrèvement partiel de l’IR des frais de scolarité supportés par les parents relancerait la demande

Malgré les inerties et les lourdeurs des procédures, l’université publique a réalisé quelques avancées pour se rapprocher des attentes du marché. Mais cette «réorientation» n’est pas encore diffusée partout et reste timide

LA rentrée dans l’enseignement supérieur interviendra après le rappel à l’ordre du Souverain dans son discours du 20 août. Outre les dégâts liés à une arabisation mal préparée des cycles primaire et secondaire (et dont on continue de payer le prix fort aujourd’hui), la question centrale des débouchés des diplômés a été soulignée à juste titre par le Roi. La feuille de route tracée par la Charte de l’éducation et de la formation n’a jamais connu le moindre début d’application. Le résultat, on le connaît: malgré des ressources considérables que la Nation affecte à l’enseignement, le compte n’y est pas.
Le chômage de masse qui touche les titulaires de diplômes (près d’un demandeur d’emploi sur quatre selon la dernière note du Haut Commissariat au Plan) et encore plus, celui de jeunes qui sortent des facultés n’en est qu’un aspect.
Le Souverain a rappelé en fait ce qui devrait être la priorité de n’importe quelle organisation, à savoir le souci de répondre d’abord aux besoins de sa «clientèle» au sens le plus large de l’expression. Trente ans après les premières écoles, le secteur privé de l’enseignement supérieur, moins bloqué par des inerties du public, a en effet apporté la preuve de sa capacité à intégrer l’exigence de l’insertion de ses lauréats sur le marché du travail.
Sous la pression de la concurrence et afin de répondre aux attentes des «utilisateurs » de leurs produits, la majorité des établissements ont repensé de fond en comble l’ingénierie de leur offre. Avant de lancer des filières, ils multiplient des consultations avec les opérateurs économiques afin de mieux coller à leurs préoccupations. Tout n’est certes pas parfait, mais toujours est-il que le Maroc peut être fier de disposer d’un secteur privé de l’enseignement qui contribue à irriguer le pays en compétences. Il reste à trouver une réelle écoute auprès des pouvoirs publics pour accompagner cet essor. Treize ans après la publication de la loi portant réforme en 2000, l’agence d’évaluation du supérieur devrait enfin être opérationnelle l’année prochaine. Les opérateurs espèrent que cette structure mettra fin à la situation ubuesque actuelle qui consiste à mettre la pression sur le privé en lui appliquant avec beaucoup de zèle des règles tout en laissant le public en pilotage automatique.
La demande d’équité est en tout cas très forte auprès des opérateurs de l’enseignement supérieur privé, comme d’ailleurs auprès de leurs homologues qui opèrent dans les filières de la formation professionnelle. L’une des requêtes pressantes est que la mise en œuvre du dispositif devant aboutir à l’équivalence des titres délivrés par le privé aille jusqu’au bout. Mais il y a aussi la problématique de la solvabilisation de la demande. Il n’est pas insensé de demander, comme cela a été inscrit dans le contrat-programme signé en 2007 entre le gouvernement et le secteur privé, qu’une partie des frais que supportent les parents dans les écoles privées soit déduits de l’impôt sur le revenu. Après tout, ils allègent indirectement le Budget de l’Etat en scolarisant leurs enfants dans le privé.


A.S. 

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