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Analyse

Compétitivité: Nouvel avertissement du WEF

Par L'Economiste | Edition N°:4106 Le 05/09/2013 | Partager
Le Maroc est classé 77e sur 148 pays dans le rapport publié hier
Mais toujours 1er pour la maîtrise de l’inflation
Le Royaume recule de 7 rangs en une année

Pour la cinquième année consécutive, l’Indice global de la compétitivité du WEF place la Suisse en tête du classement. Si le Maroc (77e) recule, il marque 23 places devant l’Algérie qui se classe 100e.
GCI: L’Indice global de la compétitivité

 EN matière de compétitivité, les pays du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord essaient de se positionner parmi les grands. Très attendu dans le monde des affaires, le rapport du WEF 2013-2014, publié le 4 septembre, donne un aperçu sur les pays qui ont su booster l’investissement. L’indice global de la compétitivité donne aussi la tendance en ce qui concerne l’ouverture des économies et leur perspective de croissance.

Ainsi, au Proche-Orient et en Afrique du Nord, le Qatar (13e) se classe 1er de la région, alors que les Emirats arabes unis (19e) accèdent pour la première fois au top 20. L’Arabie saoudite (20e) recule de deux places mais figure toujours parmi les vingt premiers. Israël se place en 27e position. L’Egypte (118e) poursuit son recul et perd 11 places par rapport à l’indice de l’année dernière. Le Bahreïn (43e), la Jordanie (68e) et le Maroc (77e) reculent également. Dans la région, l’Algérie avance à la 100e place et la Tunisie réintègre le classement à la 83e place.
En matière de compétitivité, le Maroc fait de son mieux pour surclasser plusieurs pays arabes. Là la bataille n’est pas facile. Sur 148 pays, le Maroc est classé au 77e rang (contre 70e en 2012-2013), indique le WEF. Plusieurs piliers de compétitivité expliquent ce recul. Les points faibles relevés concernent surtout la situation des institutions publiques, l’éducation et la situation macroéconomique.

Le rapport du WEF pointe du doigt la situation catastrophique du déficit budgétaire et de la dette publique. Ici, le Royaume fait partie des derniers de la liste. Il a même perdu des places par rapport au classement de l’année précédente. Il occupe le 135e rang au niveau du déficit budgétaire et est classé 109e pour sa dette publique. La maîtrise de l’inflation est autour de 1,3% ce qui lui permet d’être classé au premier rang.
Sur le volet des infrastructures et des équipements de base, le Royaume est classé 69e. Les auteurs du rapport se sont basés sur plusieurs critères notamment en termes d’institutions (53e), d’infrastructures (57e), de l’environnement macroéconomique (90e) et de la santé et l’éduction de base (82e). Le pays a été aussi jugé en matière de renforcement de l’efficience (84e). Tant critiqué sur sa réforme de l’enseignement, le WEF relègue au 102e rang le Royaume. La taille du marché ou encore l’ouverture à la technologie (80e) lui font perdre aussi des points (69e). Les autres secteurs mis en exergue: le développement des affaires et l’innovation qui se placent respectivement au 92e et 106e rang.
Parmi les critères qui entravent le business, le WEF cite plusieurs facteurs. Première entrave de taille à la compétitivité: «la bureaucratie gouvernementale qui est inefficace», suivie de la corruption et l’accès au financement. La lourdeur des impôts et les réglementations fiscales mais aussi une réglementation du travail restrictive s’ajoutent à cette liste. Le crime, le vol et l’instabilité politique ne font partie toutefois des entraves à l’investissement.
Au niveau mondial, le WEF ne crée pas la surprise. Pour la cinquième année consécutive, l’Indice global de la compétitivité place la Suisse en tête du classement. Singapour et la Finlande continuent de figurer respectivement en deuxième et troisième position. L’Allemagne progresse de deux places (4e) et les Etats-Unis inversent une tendance à la baisse, endurée depuis quatre ans, et gagnent deux places pour occuper la 5e position. Hong Kong (7e) et le Japon (9e) ont également comblé l’écart qui les séparait des économies les plus compétitives, alors que la Suède (6e), les Pays-Bas (8e) et le Royaume-Uni (10 e) perdent du terrain.
Les Etats-Unis demeurent un des leaders mondiaux en termes d’innovation  de produits et de services. Leur progression dans le classement est due à une amélioration perçue des marchés financiers et une plus grande confiance vis-à-vis des institutions publiques. Cependant, des préoccupations subsistent quant à leur stabilité macroéconomique, classée 117e sur 148.
Certains des grands pays émergents doivent également encourager leurs secteurs privé et public ainsi que la société civile pour mettre en oeuvre des réformes indispensables. Parmi les cinq pays BRICS, la Chine (29e) reste largement en tête, suivie par l’Afrique du Sud (53e), le Brésil (56e), l’Inde (60e) et la Russie (64e). Seule la Russie parvient à progresser, gagnant trois places. Inversement, le Brésil perd huit places.
En Afrique sub-saharienne, l’Ile Maurice (45e) dépasse l’Afrique du Sud (53e) et devient l’économie la plus compétitive de la région. Seuls huit pays de l’Afrique sub-saharienne se classent parmi les cent premiers.
Des efforts considérables dans tous les domaines sont nécessaires pour améliorer la compétitivité de l’Afrique. Parmi les pays à faible revenu, le Kenya (96e) affiche la plus forte progression, gagnant10 positions. Le Nigéria (120e) demeure en bas du classement, illustrant le besoin pressant de ce pays de diversifier son économie.

L’Europe voit ailleurs

EN Europe, les efforts déployés pour lutter contre l’endettement public et l’éclatement de l’euro ont détourné l’attention des problèmes structurels et plus fondamentaux liés à la compétitivité. Les pays du Sud, dont l’Espagne (35e), l’Italie (49e), le Portugal (51e) et surtout la Grèce (91e) devront remédier aux manques d’efficacité et de flexibilité de leurs marchés, promouvoir l’innovation et améliorer l’accès au financement afin d’améliorer la compétitivité de l’ensemble de la région.

Fatim-Zahra TOHRY

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