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    Enquête

    Comment les prénoms amazighs retrouvent un traitement... presque normal
    Et pourtant un patrimoine riche...

    Par L'Economiste | Edition N°:4043 Le 31/05/2013 | Partager

    • Dihya ou la Kahina: Le symbole de résistance
    Jamais sans doute un personnage historique n’a fait l’objet de tant d’interprétations. La reine Dihya fait désormais partie intégrante du patrimoine culturel, historique, voire mythique amazigh. Elle est un symbole de la résistance à la conquête arabo-musulmane. Celle que les Arabes ont surnommée la Kahina est la personne qui a réussi le défi de rassembler les tribus imazighens face à l’invasion de Hassan Ibn en Nu’man en 697. Ce n’est que quatre ans plus tard que, grâce aux renforts du calife Ibn Marwan, Hassan Ibn en Nu’man finit par vaincre les Imazighens, lors de la bataille de Tabarqa. Dihya fut alors capturée puis décapitée. Il faut noter que bien des interprétations concernant cette fameuse reine berbère ne sont pas dénuées de visée idéologique. Considérée comme un mythe lointain par les Occidentaux, rendant son combat minime, voire inexistant. Quant aux historiens arabes, ils la surnommèrent Kahina, ce qui signifie «prophétesse» mais aussi péjorativement la devineresse, la sorcière. La religion juive lui a été également attribuée, peut-être pour montrer qu’elle était une ennemie de la foi musulmane. Les Imazighens ont eux-mêmes beaucoup surenchéri sur le personnage lui prêtant parfois l’âge, de toute évidence exagéré, de 127 ans à sa mort.

    • Sifax: Celui qui a dit non à Rome
    Souverain puissant à la tête du royaume Massyle, Sifax a maîtrisé presque toute l’Algérie du Nord. Il a été le premier roi numide à battre monnaie. Les pièces à son effigie le représentent la tête ceinte d’un diadème, à l’image des rois hellénistiques. L’histoire de Sifax n’est connue qu’à travers les écrits de Titus Livius, historien latin du 1er siècle avant J-C. Ses ouvrages racontent comment l’empire romain, ayant besoin de l’alliance des royaumes numides pour vaincre Carthage en Afrique du Nord, avait fait appel aux deux rois numides de l’époque: Massinissa et Sifax. Le premier choisit le camp romain quant au deuxième, il s’allie au camp carthaginois de Hannibal. Au final, la guerre est remportée par les romains et leur allié Massinissa. Syphax est ainsi capturé en 203 avant J-C et emmené à Rome pour être exhibé en triomphe. Il meurt dans sa prison à Rome. Comme le veut la coutume des rois de l’époque, Sifax avait fait construire un mausolée qui porte aujourd’hui le nom de  «Kerkar el Arais». Cependant, il n’y a pas été enterré comme il le prévoyait.
    Peut-être est-ce pour cela que l’Histoire oublie souvent de le mentionner dans la liste des anciens rois de Numidie.

    Quand l’imagination des parents va trop loin…

    LE choix d’un prénom pour son enfant n’est jamais anodin. Certains en jouent, oubliant presque que celui-ci peut nuire à leur progéniture. C’est ainsi que des Pâquerettes, Google, Yoga, Burger ou encore Jedi ont vu le jour ces dernières années. Seulement, tout n’est pas permis! Afin d’éviter de causer des préjudices aux enfants, certains Etats ont établi une liste de prénoms interdits. C’est le cas, par exemple, de la Nouvelle-Zélande qui a publié, le 1er mai dernier, une liste des prénoms à bannir. Le moins que l’on puisse dire est que l’imagination n’est pas ce qui manque chez les parents. Ont été refusés de façon définitive et officielle les prénoms supposés Lucifer, Justice, Messie, « . », « * » (en toutes lettres: point et astérisque)… et bien d’autres encore. Certains ont même été jusqu’à tenter d’appeler leurs enfants en fonction de leur ordre d’arrivée dans la fratrie: 1er, 2e, 3e… En France, en revanche, il n’existe aucune liste rouge, mais la législation est on ne peut plus claire: l’officier de l’état civil peut saisir le juge aux affaires familiales lorsque «les prénoms paraissent contraires à l’intérêt de l’enfant», selon l’article 57 du code civil français. Une procédure utilisée contre les parents du petit Titeuf, né en 2009, qu’il a fallu rebaptiser. La Cour de cassation estimait l’an passé que ce prénom était contraire à son intérêt, Titeuf étant «un personnage caricatural, bien que plutôt sympathique, destiné à faire rire le public en raison de sa naïveté et des situations ridicules dans lesquelles il se retrouve». La Cour est donc sans appel: il faut interdire ce prénom qui est «de nature à attirer les moqueries de la part des enfants. L’association du prénom Titeuf au personnage de préadolescent naïf et maladroit risquant de constituer un réel handicap pour l’enfant devenu adolescent, puis adulte, tant dans ses relations personnelles que professionnelles».

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