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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:4037 Le 23/05/2013 | Partager

    Condamnation d’homosexuels: Les pour et les contre

    De quoi je me mêle…
    Cette affaire d’homosexuels est riche en enseignements. Au-delà du fait divers quasi banal, des médias européens et surtout français ainsi que l’opinion publique de l’Hexagone en ont fait une affaire d’Etat. Mais de quoi je me mêle. ! Ce n’est pas parce que la France a autorisé le mariage gay que le Maroc doit faire pareil. Pour ceux qui feignent de l’oublier, le Maroc est un pays musulman (à 99% sunnite). Il est donc souverain dans le traitement de ce genre d’affaires. Vous allez me dire, il y a les droits de l’homme! Sur ce registre, chaque pays a ses spécificités et doit gérer les droits de l’homme en fonction de ses valeurs, de ses principes, de sa religion…. 
    A.S.

    C’est ridicule !
    C’est ridicule que le Maroc soit encore parmi les pays qui condamnent l’homosexualité, alors que dans les pays démocratiques, l’on assiste maintenant à une généralisation de la légalité des mariages homosexuels...un long chemin à faire. Il faudrait d’abord passer par la décriminalisation de la chose, une longue bataille pour les associations des droits de l’homme et des LGBT.
    N. M.

    De l’homosexualité au… salafisme !
    Avec ce qui se passe dans la prison de Salé qui est surpeuplée de salafistes ; les deux homosexuels de Témara n’ont qu’à bien se tenir. Une chose est sûre, les deux jeunes arrêtés auront du mal à composer avec les pensionnaires. S’ils se résignent à purger leur peine sereinement, ils sortiront au meilleur des cas convertis au salafisme radical.
    S.S.

    Une loi  liberticide !
    L’article 489 du code pénal marocain prévoit des peines de six mois à trois ans de prison pour quiconque est accusé d’avoir commis « un acte impudique ou contrenature avec un individu de son sexe ». Les associations de défense des droits des lesbiennes, gay, bi et transsexuels au Maroc dénoncent une loi représsive. Aujourd’hui, le Maroc est obligé de revoir ses positions sur certaines questions des droits de l’homme. D’autant plus qu’il a un statut avancé avec l’UE. Plus encore, il n’y a pas eu de flagrant délit sur cette affaire et le PV de la police comporte des faits inexacts, selon la Défense. C’est scandaleux !
    G. E.

    Manif pour tous made in Morocco ?
    La manifestation contre « Le mariage pour tous » est à mon avis un débat stérile au Maroc.
    Car, malgré le nombre croissant d’homosexuels ces dernières années, la société civile reste extrêmement sévère par rapport à ce sujet là. L’on assiste même récemment à des arrestations d’homosexuels, ce qui confirme largement la position des autorités vis-à-vis de ce phénomène.  Une chose est sûre, la probabilité que les homosexuels sortent dans la rue et revendiquent leur droit au mariage et à la parenté, est presque inexistante dans un pays comme le notre. Dans ce cas de figure, nous exporter une cause qui n’est pas la nôtre est, soyons réalistes, sans intérêt pour le peuple marocain. D’autant plus que la tentative de drague de Frigide Barjot est tombée à l’eau puisqu’elle s’est désistée peu de temps avant la date prévue pour la visite et c’est tant mieux !
    M. E.

    L’homosexualité n’est pas un choix…
    Au Maroc, le problème n’est pas pour l’instant la théorie du genre ou le mariage homo, mais bien la pénalisation de l’homosexualité entre adultes consentants. L’article 489 du code pénal est tombé en désuétude. Il n’était plus vraiment appliqué depuis une dizaine d’années, sous la pression de groupes religieux réactionnaires (chrétiens et musulmans). Mais ces derniers mois, on l’a ressorti de nouveau. Du coup,  plusieurs couples d’homosexuels sont actuellement en prison. Il est temps qu’un pays comme le Maroc prenne des décisions audacieuses contre la pénalisation de l’homosexualité entre adultes consentants. 
    On peut s’opposer à la théorie du genre et au mariage homo et en même temps être aussi contre une pénalisation de l’homosexualité. Au XXIe siècle, il n’est plus acceptable que des homosexuels soient encore emprisonnés. Certes, tout ne fonctionne pas comme en Occident. Il  y a les spécificités du pays, les traditions culturelles et religieuses. Mais l’homosexualité n’est pas un choix et le droit d’aimer est un droit universel !
    X. R.

    Homophobie
    4 mois de prison pour une accusation non fondée. Je trouve ça scandaleux ! Les jeunes hommes de Temara ont été arrêtés alors qu’ils étaient installés dans une voiture en train de discuter. Non seulement ils sont placés immédiatement en détention pour rien, mais pire encore ils sont accusés  d’atteinte à la pudeur publique.Dans notre société clairement homophobe, l’homosexualité est illégale et punissable. Mais condamner des gens à la base de faits inexacts est inadmissible.
    A. K.

     

    Gouvernement: Pour ou contre des élections anticipées

    Hypocrisie, mesquinerie…
    Depuis la sortie de Chabat pour annoncer le retrait de l’Istiqlal de la majorité, les partis de l’opposition jubilent. Motion de censure, remaniement, gouvernement d’union nationale… Les langues de l’opposition se délient. Un régal. Certaines formations de l’opposition vont même jusqu’à demander des élections anticipées… Quelle audace ! surtout de la part de Salahddine Mezouar qui ose dire que le contexte a changé et que si on refait les élections, le PJD ne passera pas en 2013. «Il  n’ y aura plus de raz de marée du PJD» (sic). C’est vraiment petit, pitoyable et mesquin  comme attitude. C’est aussi une insulte à l’intelligence des Marocains. Si on a le moindre respect pour le peuple, on respecte le choix des urnes. Pour la seule et unique fois de l’histoire du pays, on a eu un gouvernement démocratiquement élu, alors laissons le faire son travail. Et jugeons-le à la fin de son mandat. C’est cela aussi la démocratie. 
    A.A.

    Majorité
    Si Abdelilah Benkirane ne parvient pas à reconfigurer sa majorité, le Maroc sera confronté à une véritable crise politique. Le grand perdant dans cette affaire n’est pas la démocratie, encore moins le PJD, mais Nizar Baraka qui n’avait pas soutenu Chabat lors des élections du secrétaire général du parti de l’Istiqlal. Finalement, la panne du gouvernement est à l’origine de la conséquence d’une bataille de clans dans l’Istiqlal. C’est dommage qu’un parti fasse du chantage à un gouvernement pour régler ses problèmes internes.
    L. T.

    Du jamais-vu au Maroc !
    Le Conseil national de l’Istiqlal, principal allié des islamistes, les lâche désormais en pleine tempête. C’est bien une première dans le pays. Et ça tombe très mal, la situation économique et sociale fragile n’est plus à cacher. Les choses ont tellement éclaté, que le PJD demande à l’Istiqlal de clarifier sa position, dans le gouvernement ou dans l’opposition. L’Istiqlal ne s’est pas encore retiré de façon officielle. Ce qui permet de déduire qu’il s’agit là d’une tentative de mettre la pression sur le PDJ afin de mieux négocier sa position au sein du gouvernement. En tout cas, il va falloir régler ce problème au plus vite pour vaquer au plus urgent,  la situation économique.
    M. T.

    Différend  idéologique ?
    Vu l’historique des deux partis, l’Istiqlal et le PJD seraient peut-être en train de nous jouer un mauvais tour. A priori, tout porte à croire qu’il ne s’agit pas d’un clash, mais plutôt d’un compromis politique. La solution des élections anticipées permettra certainement au PJD une remontée en puissance. Le parti, étant encore très populaire au Maroc, il se remettra sûrement sur les pieds suite à un scrutin avancé. Ceci est un scénario beaucoup trop complaisant pour le PJD. L’autre solution, moins avantageuse, serait de procéder au remaniement du gouvernement et trouver une nouvelle coalition. En attendant, c’est le suspense!
    I. N.

    Amateurisme à la Chabat !
    La décision de l’Istiqlal de sortir du gouvernement ne doit pas étonner grand-monde. Il fallait s’y attendre. Mais derrière la dernière sortie de Chabat, d’aucuns y voient une manière de déstabiliser plus le gouvernement et l’affaiblir devant une opposition elle-même très faible et impuissante. C’est aussi une manière pour Chabat et sa garde rapprochée de briguer des portefeuilles sous la pression et le chantage. La logique veut que Chabat se doit de respecter les engagements pris par son prédécesseurs, notamment la décision de rallier la majorité au lendemain des élections législatives. Il en va de l’éthique du parti et du respect des décisions prises. Mais tout compte fait, l’éventuelle sortie de l’Istiqlal pourrait apporter un nouveau souffle au gouvernement et affermir le PJD.
    S. D.

     

    Les cafés à chicha

    Dans la page 28 de votre journal du 9 mai, vous avez traité du problème des cafés à chicha au Maroc, particulièrement à Casablanca, et de la perspetive du gouvernement Benkirane de fermer les lieux qui servent ce microbe de chicha à des jeunes gens, filles et garçons. Il ne faut pas passer par des chemins sinueux pour affirmer que ces cafés chichas sont des lieux de débauche ni plus ni moins et ça racole tous les résidus de faux plaisirs.
    Lecteur du Monde, je me rappelle bien avoir lu un article traitant du ravage du chicha en affirmant qu’il est trois fois plus nocif que la cigarette. Sur un autre plan, celui de l’hygiène, c’est écœurant de voir ces pauvres consommateurs inhaler l’un après l’autre cette saleté. J’ai été sidéré de constater qu’il y a des personnes, des lecteurs de votre journal qui défendent la liberté des individus à fumer ce qu’ils veulent, etc. Parler de liberté dans un domaine où la sécurité sanitaire de la population est en jeu, c’est faire preuve d’ignorance et de malveillance.
    Ne peuvent défendre ce poison et cette incitation à la débauche que ceux qui sont férus de tels vices et telles orientations.
    Que ce soit le cannabis, la vente sauvage des alcools, des comprimés psychopathes, chicha ou autres déviances, il est du devoir de n’importe quel gouvernement islamique, laïc, voire  blanc, jaune, catholique ou athée, de combattre ce mal.

    PS : Il est aisé de parler de liberté individuelle et si demain on aura à défendre les gays et homos, que deviendra le Maroc!
    B. K.

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