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Entreprises

TPE: L’Etat s’y met enfin

Par L'Economiste | Edition N°:4034 Le 20/05/2013 | Partager
Une stratégie pour combler les défaillances
Accès au financement, formation… les principaux axes
Refonte des programmes d’accompagnement déjà en place

Miriem Bensalah, Mohamed Kettani et Najib Boulif se sont accordés à dire que les problèmes des TPE sont pratiquement les mêmes. Il s’agit principalement du cadre fiscal inadapté et de la difficulté d’accès au financement

«C’est le parent pauvre des stratégies de l’Etat, mais elles constituent 80% du tissu économique national». Le constat de Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM, sur les TPE est formel. Mais celles-ci sont «de plus en plus au cœur des préoccupations du gouvernement», a noté Abdallah Baha, ministre d’Etat, lors de la rencontre nationale sur la promotion des TPE. Car «elles jouent un rôle économique et social déterminant en matière de création de richesses, d’emplois, et de lutte contre la pauvreté», a-t-il ajouté. Baha a rappelé que «des initiatives ont été lancées par le passé, mais doivent actuellement être renforcées à travers une meilleure coordination entre les différents intervenants». En effet, «les initiatives précédentes étaient soit basées sur une approche sectorielle, comme le Plan Rawaj, ou bien s’inscrivaient dans un cadre global, qui s’est avéré trop large pour les besoins de ces unités», a indiqué Miriem Bensalah.
Le ministre de l’Emploi, Abdelouahed Souhail, a également mis en avant «la nécessité de tirer les leçons de l’expérience de certains programmes comme Moukawalati, qui est actuellement en cours d’évaluation». Il a également insisté sur «l’importance de restructurer le système d’accompagnement des porteurs de projets, en l’adaptant à leurs besoins individuels». Néanmoins, si le ministre d’Etat a affirmé qu’une «grande partie des TPE campent dans le secteur informel», Bensalah a mis en garde contre «la confusion entre ce type d’entreprises et les activités non structurées». Pour elle, il s’agit là de «l’une des raisons qui les avait empêchées de bénéficier de stratégies dédiées». A cela s’ajoute le fait que «ce sont des entreprises qui ne rapportent pas de ressources à l’Etat, et qui étaient souvent considérées comme des activités vivrières», a-t-elle ajouté.  Mais aujourd’hui, le gouvernement semble avoir pris conscience de l’importance du rôle des TPE. Car «le développement économique ne peut pas être pérenne en l’absence d’une inclusion économique et sociale à travers cette catégorie d’entreprises». Quoi qu’il en soit, les différents intervenants se sont accordés à dire que toutes les TPE ont pratiquement les mêmes problématiques. Il s’agit principalement du cadre fiscal inadapté et de la difficulté d’accès au financement. C’est pour cela que «nous avons mis en place une nouvelle stratégie nationale, qui prévoit des mesures d’incitation, notamment en termes d’impôts et d’accès aux crédits bancaires», a fait savoir Mohamed Najib Boulif, ministre délégué chargé des Affaires générales et de la Gouvernance. A cela s’ajoutent des mesures d’accompagnement en matière de formation, et de renforcement des outils de gestion (voir notre édition du 17 mai). Il s’agit là des principales problématiques dressées par la présidente de la CGEM, qui a annoncé sa disposition à accompagner la mise en œuvre de cette stratégie via les antennes régionales. D’autant plus que les différents intervenants ont insisté sur l’importance de miser sur la dimension régionale pour favoriser la réussite de ce programme. Parallèlement, le secteur bancaire semble également cerner les enjeux du développement du tissu des TPE. D’ailleurs, Mohamed Kettani, vice-président du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), a rappelé que «la plupart des grandes entreprises marocaines ainsi que les sociétés familiales, dont certaines sont actuellement cotées en Bourse, avaient démarré leurs activités en tant que TPE».
Aujourd’hui, «pratiquement toutes les banques ont mis en place des stratégies commerciales pour accompagner les besoins financiers de ce type d’entreprises, et les aider à passer du secteur informel à celui formel», a-t-il indiqué. Pour cela, «les établissements bancaires ont entrepris une opération de mise à niveau de leurs ressources humaines pour mieux cerner les besoins des TPE», a fait savoir Kettani. Celui-ci a affirmé que cela constitue une opportunité commerciale pour les banques, comme cela a été le cas avec l’INDH.

Conventions

La mise en place des nouvelles mesures prévues par la stratégie de promotion des TPE passe par l’implication de différents intervenants. Ainsi, au niveau de l’accompagnement des projets et de la formation, deux conventions ont été signées entre le ministère des Affaires générales et de la Gouvernance, le ministère de l’Emploi, ainsi que l’OFPPT et l’Anapec. Une troisième convention, visant la facilitation de l’accès au financement, a été signée entre le département de Najib Boulif et le GPBM.

M. A. M.

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