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    Economie

    Céréales: Les rendements menacés

    Par L'Economiste | Edition N°:4003 Le 04/04/2013 | Partager
    Les pluies persistantes ont favorisé des maladies
    Le ministère lance des opérations de traitement
    Toutes les régions sont concernées

    Tous les barrages agricoles ont atteint des taux de remplissage les plus élevés. Certains affichent un taux voisin de 100%. C’est le cas de l’Oriental, du Tadla-Azilal et du Gharb. Situation promise à l’amélioration compte tenu de la fonte des neiges dans certaines zones. Mieux, les pluies restent persistantes. De fait, les cultures irriguées sont sécurisées pour les trois prochaines campagnes

    Période décisive pour la production céréalière. La pluviométrie à la fois abondante et généralisée de ces dernières semaines ne présente pas que des aspects positifs. Sa persistance et son intensité peuvent s’avérer désastreuses pour les rendements des blés qui se trouvent dans un stade de développement crucial et que les agronomes qualifient de montaison-épiaison. Et pour cause! l’excès des précipitations favorise aussi l’apparition et la propagation de certaines maladies foliaires, telles les rouilles et la septoriose. Et les dégâts qu’elles génèrent sont jugés énormes par les services du ministère de l’Agriculture. Les baisses de rendement peuvent en effet «dépasser 30% sur les espèces tolérantes et 80% sur les variétés sensibles à ces maladies», avertit le département de l’Agriculture. Ceci, bien évidemment, en l’absence de traitements appropriés. Ce qui devient urgent dans l’état actuel des choses. D’autant plus que la présence d’attaques de maladies foliaires a été détectée par des missions d’inspection dans la majorité des régions de production céréalière.
    C’est le cas de Chaouia-Ouardigha, Gharb-Chrarda-Beni Hssen, Rabat-Salé-Zemmour Zaër et Fès-Boulmane. Dans ces régions, des opérations de traitement sont en cours actuellement avec l’encadrement et l’aide de la tutelle. La première opération a été initiée en fin de semaine dernière dans la province de Berrechid en faveur des petits et moyens agriculteurs. Il s’agissait d’un traitement collectif par avion. Histoire de parer au plus urgent compte tenu de l’état des sols qui se révèlent souvent impraticables. 
    Conduite par les services du ministère, les autorités locales et des cadres chercheurs, cette opération pilote a aussi pour objectif de sensibiliser les producteurs de céréales sur la nécessité de mener à bien l’itinéraire technique des cultures. Car les rendements à l’hectare restent tributaires de plusieurs facteurs. Certes, les conditions climatiques viennent en tête mais les rendements et la qualité des grains dépendent également des intrants (semences, engrais), des pratiques culturales et de la protection des végétaux contre les maladies et ravageurs.
    Or, la campagne céréalière actuelle a connu un bon démarrage avec plus de 5,5 millions dont 1,5 million de semences à hauts rendements. Volume en hausse de 18% en comparaison avec les trois dernières saisons. Mieux, ces semences sont subventionnées à raison de 50% pour le blé tendre qui constitue la principale céréale pratiquée par les agriculteurs: 170 DH/quintal. Les semences de blé dur et de l’orge ont été cédées respectivement à 180 et 160 DH/ql. Le tout a concerné plus de 5 millions d’hectares soit 60% environ de la superficie agricole utile. Cette année, les surfaces réservées aux blés se sont élevées à 2 millions d’hectares. Pour ce qui est des engrais, le groupe OCP a assuré l’approvisionnement du marché de manière précoce. Avec à la clé la mise en vente de 1 million de tonnes dont 480.000 en engrais de fond.
    Au-delà, la céréaliculture joue un rôle primordial dans l’économie nationale, de par sa contribution dans le PIBA (Produit intérieur brut agricole), l’emploi qu’elle génère dans le milieu rural et sa participation dans la sécurité alimentaire du pays. Mieux, elle exerce un impact déterminant sur le milieu urbain via l’importance de la demande qu’elle adresse à l’occasion de la réalisation d’une bonne production. Laquelle se traduit également par une baisse des importations. Ce qu’il faut espérer dans l’état actuel des réserves de changes, dont le niveau se situe à moins de 4 mois d’importation. La note d’optimisme tient au fait qu’environ 2 millions d’hectares ont été réservés cette année à la production des blés. Ce qui augure d’une belle moisson. Si, toutefois, de bons rendements seront au rendez-vous.


    A. G.

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