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Economie Internationale

L’économie espagnole broie du noir

Par L'Economiste | Edition N°:3978 Le 28/02/2013 | Partager
La récession devrait se poursuivre au 1er trimestre, selon la Banque centrale
Le chômage et la cure d’austérité… deux défis
Les banques dans le gouffre

Depuis janvier 2013, le chômage ne cesse d’augmenter, avec 4,98 millions de demandeurs d’emploi. Face à cette situation, Mariano Rajoy, président du gouvernement, promet de mener une politique économique dans le but de soutenir la croissance et l’emploi

La Banque d’Espagne vient de dresser un sombre tableau de l’économie espagnole. D’après ses prévisions, le pays ibérique, aussi l’un des principaux partenaires commerciaux du Maroc, devrait rester en récession au premier trimestre 2013. «La tendance à la contraction de l’activité, dans un contexte d’atonie marquée de la demande interne se poursuivra», indique la Banque d’Espagne. En ce qui concerne la consommation privée, d’autres informations, font état de faibles dépenses des foyers. Il faut dire que le dernier discours de Mariano Rajoy, président du gouvernement, n’aura pas dissipé le désenchantement espagnol (voir aussi la chronique sur l’Espagne: Entre désillusions et espérances, cf, notre édition du 27 février 2013 N° 3977).
Il est à rappeler que le pays fait face à deux problématiques: le chômage qui a atteint 26,02% outre la cure historique d’austérité. En 2012, son PIB a reculé de 1,37%. A noter que le gouvernement table sur un recul de 0,5% du PIB en 2013 et une croissance de 1,2% l’année prochaine. Pour sa part, la commission européenne prévoit un recul de 1,4% du PIB cette année avant un retour à la croissance (+0,8%) en 2014. Face à cette avalanche de mauvais chiffres, Rajoy tente d’apaiser les tensions. «L’important c’est que nous menions une politique économique pour soutenir la croissance et l’emploi» a-t-il affirmé mercredi 27 février devant les députés. Il a d’ailleurs précisé que le déficit public de l’Espagne a été réduit à 6,7% du PIB en 2012, sans omettre de souligner l’énorme effort fourni par les Espagnols pour assainir les finances publiques. Reste que les coupes budgétaires alimentent la grogne sociale (avec les manifestations des indignées) et les banques se portent mal. C’est le cas de la première banque en Espagne par les actifs, CaixaBank, qui a annoncé, en début de semaine, un plan social qui prévoit la suppression de quelque 3.000 emplois, soit environ 10% des effectifs actuels. La banque a vu son bénéfice net fondre de 78,2% en 2012, à 230 millions d’euros, plombé par un important effort d’assainissement de son exposition au secteur immobilier sinistré. Selon les syndicats cités par la presse française, 20.000 emplois devraient être supprimés dans le secteur sur les cinq prochaines années, dont 4.500 chez Bankia. Face à cet état des lieux, Rajoy précise que: «Nous allons poursuivre l’assainissement du secteur bancaire, essentiel pour qu’il y ait du crédit et donc des investissements et de l’emploi». Rappelons que la zone euro a octroyé, en juin dernier, une aide de jusqu’à 100 milliards d’euros aux banques espagnoles en difficultés, dont déjà 41 milliards ont été versés.


F. Z. T.

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