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L’investissement reprend à Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:3977 Le 27/02/2013 | Partager
Plus de 44 milliards de DH investis en un an
Les créations d’entreprises augmentent de 10%
Le CRI veut des incitations fiscales pour l’immobilier d’entreprise

Près des deux tiers des agréments demandés par les porteurs de projets concernent des dérogations aux plans d’aménagements pour l’exploitation du foncier. Une procédure qui peut prendre plusieurs mois. Viennent ensuite les conventions avec l’Etat et l’acquisition de terrains à vocation non agricole

Après une chute significative en 2011 (plus de 45%), les investissements reprennent à Casablanca. En 2012, quelque 24 milliards de DH d’investissements ont été agréés par le Centre régional des investissements (CRI) de Casablanca, soit une hausse de volume de 69%. Au total, ce sont 497 projets (dont 180 agréés) qui ont été instruits par le Centre, pour une enveloppe globale de 44 milliards de DH. Plusieurs grandes enseignes ont choisi de développer leur activité dans la capitale économique en 2012. C’est le cas notamment de Bombardier avec une usine de composants aéronautiques (plus de 1,6 milliard de DH), ou encore Maghreb Steel, Procter & Gamble, Somaca et CMH. «Ce résultat n’aurait pas été possible sans certains prérequis. Notamment la stratégie de développement économique introduite en 2006, les investissements publics réalisés dans la ville ou encore la paix sociale», relève Hamid Benlafdil, directeur du CRI de Casablanca. Le BTP (73 projets) reste de loin le premier secteur convoité par les porteurs de projets. Il a accaparé 10 milliards de DH du total des investissements en 2012, suivi des services (61 projets). Le tourisme vient en 3e position, alors que trois ans plus tôt aucun projet touristique n’a été entrepris dans la région, suite à la crise. En 2012, le nombre de projets est passé du simple au double (de 11 à 22). Les investissements touristiques agréés, eux, sont passés de près de 1,4 milliard de DH à plus de 5,1 milliards, soit une progression de 354%.
L’an dernier, quelque 7.158 entreprises ont été créées à travers le guichet unique du CRI, dont 98% sous forme de SARL. Ce qui représente une évolution de +10% sur un an. Environ 82% des nouvelles créations concernent le commerce et les services, des secteurs peu capitalistiques. Les plus importantes créations concernent le fonds d’investissement 3P Fund, avec un capital de plus de 80 millions de DH, RAM Handling, Nometal, Swissport et Casa Tram.
Pour ce début 2013, le CRI a noté une légère baisse des créations d’entreprises. Mais il est encore tôt pour dégager une vraie tendance.
L’année dernière a également connu une amélioration en termes de délais de création d’entreprises. Le délai moyen est passé de 6,1 à 4,9 jours. Mais c’est loin d’être un record. En 2009, ce délai était de 3,2 jours.  
Même si Casablanca figure parmi les régions les plus attractives, et à plus forte raison avec le lancement du tramway assurant une meilleure mobilité de la main d’œuvre, la métropole connaît encore plusieurs blocages. Le  foncier est de loin la principale difficulté rencontrée. Les entreprises ont de plus en plus de mal à trouver du foncier exploitable et à prix «raisonnable». Sans compter que les plans d’aménagement du Grand Casablanca, pour la plupart, n’ont pas encore été adoptés. Du coup, les entrepreneurs n’ont d’autre choix que de demander des dérogations. Une procédure qui peut durer plusieurs mois.
L’immobilier d’entreprise, également, se fait rare. D’ailleurs, le CRI prévoit de soumettre une proposition d’incitations fiscales pour ce segment, au même titre que pour l’immobilier social, lors des prochaines assises de la fiscalité.
Par ailleurs, il n’est toujours pas possible de créer son entreprise en ligne. «Le CRI de Casablanca est aujourd’hui prêt pour franchir cette étape, mais il nous faut les textes législatifs permettant à l’administration fiscale et aux tribunaux de commerce d’accepter des données numériques», explique Benlafdil.

Ahlam NAZIH

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