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Analyse

Politique de soutien à l’export
Cherche désespérément des champions

Par L'Economiste | Edition N°:3977 Le 27/02/2013 | Partager
Le nouveau plan décliné en contrats de croissance
Un milliard de dirhams d’aide directe et individualisée
Faire émerger 375 grosses PME à l’horizon 2017

Les- contrats- de croissance marquent une réorientation de la stratégie d’accompagnement des entreprises sur le marché international. L’idée est d’aboutir à constituer un vivier d’acteurs disposant d’une taille critique «au-delà de 500 millions de DH de chiffre d’affaires»

Changement de cap ou renforcement du dispositif pour stimuler l’export? Le nouveau système de «contrats de croissance à l’exportation» veut en tout cas se démarquer dans son esprit et ses modalités  avec la promotion menée jusqu’à présent par Maroc Export qui vise à augmenter la capacité des opérateurs sans tenir compte des produits et des marchés. D’ici 2017, il faut muscler des PME exportatrices afin qu’elles arrivent à la taille intermédiaire et constituer le pilier de notre présence à l’international. Le nouveau programme sera doté d’un fonds de 1 milliard de DH ciblant l’appui direct et individualisé aux entreprises exportatrices. S’étalant sur 2013-2017, il concerne un nombre restreint d’entreprises confirmées à l’export: 75 unités dont le chiffre d’affaires dépasse les 500 millions de DH. Parallèlement, un effectif de 300 entreprises au chiffre d’affaires compris entre 50 et 500 millions de DH sera accompagné. L’objectif est de les faire franchir le palier supérieur pour qu’elles deviennent des «entreprises à taille intermédiaire». Autre nouveauté, la priorité est donnée à l’offre exportable disponible, celle attendue des plans sectoriels en cours  sera couverte par la suite. «L’objectif est de renforcer l’effectif des entreprises régulières et au-delà de réduire le déficit commercial dont le niveau a atteint la cote d’alerte», précise une source du département du Commerce extérieur. Il s’est chiffré à 197 milliards de DH en 2012 dépassant de loin la valeur des exportations des biens. Déficit qui n’est plus couvert aussi par le secteur des services et les transferts des MRE. «Or, l’essentiel des importations reste incompressible et le recours à des mesures protectionnistes n’est pas non plus à l’ordre du jour du gouvernement», soutient une source proche du dossier. Mais l’urgence de réduire le déficit dans la mesure du soutenable par la balance des paiements est plus qu’inquiétante.    
D’où l’approche de miser sur l’émergence et le renforcement d’un tissu d’exportateurs à la fois réguliers et rompus au métier du commerce extérieur.
Pour le moment, le Maroc compte près de 5.300 entreprises exportatrices dont 20% réalisent l’essentiel du chiffre d’affaires à l’international: 90% des exportations. Et une centaine d’entre elles en détiennent 70%. Selon les données du département du Commerce extérieur, le nombre d’unités ayant un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions de DH a atteint 4.827 en 2012, celui des entreprises dont le montant est compris entre 50 et 500 millions s’est élevé à 415 et seulement 52 dépassent les 500 millions de DH.
Maintenant, il s’agit d’inverser la donne. Surtout en ce qui concerne le développement des volumes et de la valeur des ventes à l’extérieur. Objectif que de nombreux opérateurs n’attendent pas dans l’immédiat. Mais le projet demeure néanmoins porté en partenariat par le ministère de l’Industrie via le département du Commerce extérieur et la CGEM. Ses points forts consistent en un véritable cahier des charges que les entreprises doivent remplir pour bénéficier de l’aide (voir article page 5). Les entreprises éligibles seront aussi tenues de présenter un  projet de croissance à l’export.
Lequel doit en priorité donner des informations pertinentes sur le potentiel prévisionnel des marchés ciblés. C’est l’objet de «audit à l’export» dont la préparation sera confiée à des experts indépendants. Ce diagnostic s’attellera à évaluer le niveau de préparation des candidats selon des fondamentaux: encadrement, production, financement, ventes et moyens marketing. La méthodologie sera développée par le département du Commerce extérieur et servie aux experts comme canevas à suivre. Pour l’identification des entreprises, les Chambres de commerce,  Maroc Export et l’ANPME seront mis à contribution. Pour ce qui est de l’intelligence économique et de la veille stratégique, Maroc Export renforcera son action dans le domaine des études des marchés tout en veillant à la diffusion de l’information auprès des opérateurs. Cet organisme doit aussi maintenir, voire intensifier, son soutien aux entreprises exportatrices confirmées dans les salons spécialisés, les voyages d’affaires et les missions de prospection.
A. G.

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