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Régions

Marrakech: Radeema rappelle les industriels à l’ordre

Par L'Economiste | Edition N°:3976 Le 26/02/2013 | Partager
La régie les somme de dépolluer leurs effluents
Leurs rejets trop toxiques perturbent la station des traitements des eaux usées
La wilaya prend les devants pour identifier une stratégie

La STEP de Marrakech reste un cas d’école. Le coût global du projet s’élève à 1,232 Milliard de DH financé dans le cadre d’un partenariat exceptionnel à l’échelle nationale

Moins d’un an après sa mise en service, une menace pèse déjà sur la STEP (station des traitements des eaux usées) de Marrakech. La station opère depuis quelques temps avec des arrêts provisoires face à des rejets d’éléments toxiques. Et pour cause, les effluents rejetés dans le réseau d’assainissement présentent des éléments chimiques qui perturbent le mécanisme réactionnel de traitements des eaux usées. Les pollueurs ne sont autres que les industriels et les tanneurs. Mais pas uniquement. Les garages et le secteur informel rejettent aussi des effluents. La menace est telle que la wilaya a pris les devants pour identifier une stratégie et résoudre le problème. L’objectif est de déterminer les actions à entreprendre afin de remédier aux problèmes de pollution. Pour Mohamed Khimani, responsable de la qualité, sécurité et environnement de la Radeema qui gère la STEP, il va falloir et à très court terme caractériser les rejets. C’est-à-dire identifier les produits utilisés et établir un planning pur les rejets. A moyen et à long terme, il faudra penser à des solutions de pré-traitement avant tout rejet industriel. L’idéal serait une station d’épuration qui traitera les eaux industrielles rejetées par les installations de production avant de les déverser dans le réseau. Peu de groupes industriels y songent en effet, car les coûts sont forts onéreux sans parler de l’exploitation de ces stations. Ils n’ont plus le choix aujourd’hui et ont intérêt à se mobiliser pour l’environnement s’ils ne veulent pas tomber sous le coup de sanctions de plus en plus lourdes édictées par la loi marocaine- la loi cadre n°28/00 de 2006, régissant la gestion et l’élimination des déchets industriels.
Dans un premier temps, la Radeema a tracé une stratégie technique avec les industries agroalimentaires de Marrakech. Ces derniers réfléchissent à une station commune par secteur et par quartier à l’instar de ce qui a été fait en Italie et en France. Une étude en concertation avec la FICOPAM, la CGEM, la Radeema….devra être lancée incessamment et définir la solution technique et le processus.
Dans la foulée, les autorités locales et la Radeema veulent tracer une stratégie pour les tanneurs. L’idée est de les rassembler dans un seul quartier et installer une station d’épuration par déchromatation. «Une fois recyclé, le chrome peut même être réutilisé et les eaux seront moins toxiques », argumente Khimani. Parallèlement à ces axes de travail, tout un plan de sensibilisation devra être mené envers les industries informelles.
Il a fallu 5 ans pour mettre en place une station de traitement et de réutilisation des eaux usées de Marrakech. Le projet de taille est d’une capacité de 33 millions de m3 d’eau additionnelle pour la ville dont l’investissement est de 1,232 milliard de DH. Ce projet a réglé définitivement le problème d’eau pour l’irrigation des nouveaux projets touristiques de la région. Une problématique qui avait failli couper court à la dynamique d’investissement de Marrakech.

 

De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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