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Régions

Chaouia-Ouardigha
L’offensive du conseil régional

Par L'Economiste | Edition N°:3976 Le 26/02/2013 | Partager
La région s’implique dans le développement durable
Zoom sur le facteur RH, indispensable à tout investissement
Agropole, le désenclavement rural,… les grands chantiers

El Mahdi Atmoun, président du conseil régional de la Chaouia-Ouardigha: «Nous avons tout ce qu’il faut pour devenir une région productrice de richesses et d’emplois» indiquant qu’aujourd’hui de gros efforts sont concentrés sur l’élément humain

- L’Economiste: La Chaouia-Ouardigha est de plus en plus impliquée dans le développement régional. Quelle stratégie avez-vous mise en place?
- El Mahdi Atmoun: Les ressources humaines sont au cœur de notre politique. Toutes les décisions convergent vers le développement de l’élément humain à travers la formation, l’emploi, les conditions de vie, ou l’accès aux services de proximité. L’objectif étant de rendre notre territoire plus attractif et plus compétitif pour les investisseurs dans tous les secteurs à fort potentiel. Aussi mobilisons-nous tous les instruments matériels et financiers afin d’atteindre cet objectif et cela grâce à la création d’un milieu propice à la culture de l’investissement. Le Conseil veille aussi à la convergence de l’action de l’ensemble des intervenants régionaux afin de faciliter l’acte d’investissement. N’oublions pas que c’est une région autant ouverte aux investissements nationaux qu’étrangers et il faut tout faire pour que le premier contact soit le bon. La mise à niveau de l’ensemble des infrastructures est nécessaire tout en insistant sur le capital humain pour qu’il réponde aux besoins des métiers d’avenir. Nous avons tout ce qu’il faut pour devenir une région productrice de richesses et d’emplois et de positionnement industriel et commercial de la région.
- Quels sont les projets socio-économiques que vous défendez?
- La région accorde une priorité aux grands projets structurants ainsi qu’à ceux à dominante socio-économique sans oublier les projets mettant en valeur les spécificités régionales. Les projets de construction des autoroutes Berrechid-Béni Mellal et dans un 2e temps Benslimane-Casablanca ainsi que les zones industrielles et urbanistiques projetées constituent des priorités. Sans oublier des routes rurales qui permettent le désenclavement des populations et leur accès aux services de proximité. Il y a aussi les écoles communales dotées de Dar Talib et Dar Taliba pour lutter contre la déperdition scolaire dans les plus brefs délais. Mais la réalisation de l’agropole régional ainsi que le centre estival régional Sidi Rahal Chatii revêt un intérêt particulier pour l’agriculture et la jeunesse régionale.

- Les grands projets d’investissement ont du mal à démarrer, comme Ditema, la mine verte. Qu’est-ce qui explique ce retard?
-  Les grands projets fortement capitalistiques tardent à démarrer en raison de montages financiers complexes qui nécessitent la conclusion de conventions entre plusieurs partenaires. Ces derniers appliquent des procédures différentes, sans oublier les hésitations du secteur privé suite à la crise économique internationale et ses répercussions sur la conjoncture économique et financière nationale.

- Quel est le degré d’implication du conseil dans les programmes de développement régionaux?
- Le conseil régional est un partenaire privilégié des programmes de développement. Et cela, en raison de ses attributions et son implication dans leur réalisation à travers les financements mis à la disposition du développement durable de la région. Il faut savoir que 70% du budget sont alloués annuellement à l’équipement, en plus des lignes de crédit contractées auprès du Fonds d’équipement communal. Il faut noter que le conseil régional a réservé une enveloppe budgétaire de plus de 7,3 millions de DH qui sera consacrée à quatre projets d’infrastructure. Il s’agit d’un ouvrage d’art et de 3 routes rurales dans les provinces de Settat et Benslimane.

- Quelle lecture faites-vous de l’exercice 2012, mais surtout quelles sont vos perspectives pour l’année en cours?
- L’exercice 2012 a été marqué par le lancement et la réalisation de plusieurs projets touchant les secteurs de la santé, l’enseignement, la jeunesse et les sports et les infrastructures rurales. Ces réalisations permettent de désenclaver les populations rurales et leur facilitent l’accès aux services de proximité. Le montant global budgétisé a dépassé les 35 millions de DH.
En 2013, nous comptons poursuivre la réalisation des projets à fort impact social tels que le désenclavement du monde rural, la lutte contre la déperdition scolaire surtout chez les filles, à travers la construction de Dar Taliba auprès des établissements scolaires. Nous cherchons pour l’heure à compléter les sommes nécessaires pour l’acquisition du complément du foncier indispensable à la réalisation de l’agropole régional.
Par ailleurs, deux projets retiennent notre attention. Il s’agit de la construction d’un centre de rééducation et de fabrication de prothèses ainsi qu’un complexe socio-sportif pour personnes handicapées. L’enveloppe budgétaire destinée à l’équipement se chiffre à plus de 48 millions de DH.

Propos recueillis par Abdellah ECHAKHS

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