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Europe

Italie: Les délais de paiement s’améliorent

Par L'Economiste | Edition N°:3976 Le 26/02/2013 | Partager
45% des entreprises les respectent contre 40%
La durée contractuelle ne dépasse pas 120 jours
Le pays réduit son déficit commercial

Pour payer leurs factures, les Italiens sont très longs à la détente. Le délai contractuel peut atteindre 120 jours et le retard moyen passé ce délai est de 15,5 jours. C’est le constat établi par une récente étude de la société Altares. Cette dernière note, toutefois, «une sensible amélioration du taux de bons payeurs». Fin 2010, 40,4% des entreprises italiennes respectaient les délais de règlement et elles sont, désormais, 45,3% à le faire. Est-ce l’arrivée au pouvoir en décembre 2011 de Mario Monti qui a contraint les entreprises à mieux respecter les délais de paiement? En tout cas, le redressement est particulièrement notable dans le commerce, l’industrie et les services. Dans ces secteurs, la proportion d’entreprises réglant leurs fournisseurs sans retard, a augmenté de 6 à 7% en un an. En revanche, ce taux a reculé de plus de 5% dans les transports et a baissé à moins de 39%.
«En Europe, une défaillance d’entreprises sur quatre est due à des retards de paiement. Les plus fragiles sont contraintes de fermer, faute de trésorerie du fait, notamment, à des paiements tardifs de leurs clients», est-il indiqué auprès d’Altares. Ce sont 100.000 entreprises italiennes qui ont fermé en 2012 et plus de 2,8 millions d’Italiens ont été touchés par le chômage, soit 11,2 % de la population active. En pleine conjoncture difficile, l’Italie a, tout de même, fait mieux que l’année dernière. Son déficit commercial a reculé, en janvier, de plus de moitié par rapport à la même période de 2012. L’Institut italien des statistiques (Istat) vient d’annoncer un solde de 2,3 milliards d’euros à l’égard des pays situés hors de l’Union européenne, alors qu’il était de 5,2 milliards l’année dernière.
En un an, les exportations ont bondi de 17,7% et les importations ont reculé de 5,6% par rapport à janvier 2012. Hors produits énergétiques, la balance commerciale est positive à hauteur de 2,9 milliards d’euros, contre plus de 869 millions d’euros en janvier 2012, grâce notamment à un fort excédent dans le secteur des biens d’équipement. Les exportations par rapport à décembre 2012 ont progressé de 3,9% et les importations de 3%. Les marchés les plus dynamiques à l’export en janvier sur un an ont été les pays de l’ASEAN, ceux de l’OPEP, le Japon, et la Chine.

Et les autres?

Les retards de paiement sont aussi importants en Espagne et au Portugal. Alors que les entreprises allemandes se font un devoir de payer dans les délais prévus. Le retard moyen est inférieur à 8 jours et plus de 85 %, paient avec un retard inférieur à 15 jours. Même au plus fort de la crise, les reports de paiement excédaient à peine 11 jours. En fin d’année dernière, 61,4% des entreprises allemandes réglaient leurs fournisseurs à l’échéance, voire avant le terme. Et, crise ou pas, d’année en année les entreprises d’outre-Rhin sont de plus en plus vertueuses. Comme en France, c’est dans le secteur des transports que l’on paie le plus tard avec seulement 45 % de «bons payeurs». Cette promptitude pour le paiement de fournisseurs explique aussi la bonne santé financière des nombreuses PME allemandes.

B. S.

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