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Evénement

Finances: Le FMI débarque

Par L'Economiste | Edition N°:3976 Le 26/02/2013 | Partager
Ses experts passent au peigne fin les comptes de l’Etat
Le Maroc peut-il perdre la ligne de précaution et de liquidité?

Contrairement aux attentes, le déficit budgétaire s’est creusé en 2012 pour atteindre 7,1%. Une situation imputable à la hausse du prix des matières premières, en particulier les produits pétroliers

Le ministère des Finances ne devait pas s’y attendre. Les derniers chiffres sur les finances publiques viennent de valoir au Maroc une mission «surprise» du Fonds monétaire international (FMI). Selon nos informations, celle-ci n’aurait été inscrite à l’agenda que depuis la publication des statistiques sur la situation des finances publiques. Une situation qui a valu au Trésor une dégradation des perspectives par Moody’s «de stables à négatives» (cf. L’Economiste N° 3967 du 13/02/2013).
Il faut peut-être remonter au 5 février dernier, date à laquelle le FMI a publié des prévisions sur les finances publiques beaucoup plus optimistes que celles qui seront communiquées quelques jours plus tard par le Haut commissariat au plan et le ministère des Finances.
Dans sa note d’information faisant suite aux consultations menées au titre de l’article IV de ses statuts sur le Maroc, le FMI a prévu un déficit budgétaire de 6,1% du PIB en 2012. Un résultat attribué à «une combinaison de mesures, notamment l’augmentation du prix administré de quelques produits énergétiques en juin et la maîtrise des dépenses non essentielles». Au Haut commissariat au plan (HCP) et au ministère des Finances, le déficit budgétaire est ressorti à un niveau bien plus haut que les prévisions du FMI, soit 7% du PIB pour le premier et 7,1% du PIB pour le second. Un déficit accompagné  par un creusement de la balance commerciale alors que les avoirs extérieurs ont atteint le seuil critique de 4 mois d’importations.
Les spéculations vont bon train sur le fait de savoir si le FMI n’a pas l’intention de reconsidérer les conditions d’octroi de la ligne de précaution. Car, au terme de la dernière consultation qui avait fait l’objet d’une note début février, l’institution avait affirmé que  «les administrateurs conviennent que le Maroc continue de remplir les critères d’admissibilité à un accord au titre de la LPL. Ils notent que l’accord offre une assurance utile contre des chocs exogènes et que le programme appuyé par la LPL est en bonne voie». En accordant la LPL au Maroc durant l’été 2012, le FMI a exigé des réformes, notamment celles du système de subvention. La répercussion partielle de la hausse du cours du pétrole au niveau interne en juin 2012 a certes permis une économie de 5,7 milliards de dirhams. Pour autant, la compensation s’est aggravée de 22,3 milliards de dirhams durant cette année. Une enveloppe dans laquelle l’impact des variations des cours de change  entre 2011 et 2012 est important: il a induit, selon le ministère des Finances, une augmentation des dépenses de 4 milliards de dirhams, soit 0,5% du PIB.

L’aide inconditionnelle critiquée

Le dossier de la compensation est loin d’être tranché. Le gouvernement en parle, il a préparé des scénarios, mais n’est pas encore passé à l’acte. Car, auparavant,  plusieurs points doivent être arrêtés: -Par quoi faut-il commencer, et comment sera organisée l’aide aux ménages. Celle-ci sera-t-elle conditionnée par la scolarisation par exemple ou sera-t-elle inconditionnelle? Cette dernière option est critiquée au sein des partis de la majorité. Lors du Forum de Paris-Casablanca Round, qui s’est tenu le 6 février, Adil Douiri, président de l’Alliance des istiqlaliens, a soulevé plusieurs interrogations: quel serait, en sus de l’objectif affiché, l’autre objectif derrière la distribution à 2 millions de personnes d’un revenu direct sans contrepartie ni conditions? Une fois que ce système est enclenché, comment en sortir à terme?

Khadija MASMOUDI

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