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Politique Internationale

La sécurisation du nord Mali
Plus difficile que prévu

Par L'Economiste | Edition N°:3974 Le 22/02/2013 | Partager
Le Mujao, Ansar Dine et Boko Haram s’allient et restent très présents
Gao investie par les djihadistes, et Kidal par les Touaregs
Prise d’otages des Français au Cameroun: Paris soupçonne Boko Haram

Idriss Deby, président tchadien (à droite), et Dioncounda Traoré, président malien par intérim (gauche), ont conjointement appelé à plus d’effort de la part de la communauté africaine pour venir en aide au Mali. C’était lors de la réunion des pays du Sahel-Saharien, le 16 février

SI les forces armées françaises se sont réjouies d’une reprise du nord Mali rapide et pacifique, la phase de «sécurisation» de la zone est nettement plus ardue. Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), Ansar Dine et Boko Haram ont allié leurs forces, et annoncé des frappes à Gao, Tombouctou et Kidal. «La bataille ne fait que commencer», déclare le porte-parole du Mujao. Une quarantaine d’islamistes sont déjà entrés à Gao, et les combats y ont repris. Si l’ennemi est plus fort, les djihadistes promettent de reculer pour mieux revenir, jusqu’à la libération de la ville de tous «les mécréants». A Kidal, un véhicule a explosé à environ 500 mètres du camp occupé par les Français et les Tchadiens, marquant le premier attentat à la voiture piégé apparent au Mali. Quelque 1.800 soldats tchadiens ont été dépêchés sur place pour «sécuriser» la ville, mais le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg) a réussi son coup. Il s’est emparé de la ville avant même l’arrivée des soldats français, et exigé qu’aucun soldat malien ni ouest-africain ne soit déployé dans la ville. Questionné quant à une éventuelle collaboration avec le MNLA, l’état-major parisien confirme une coordination avec «les groupes qui ont le même objectif» que la France.
Par ailleurs, les prises d’otages liées à ce conflit se multiplient. Quelques jours après le rapt de sept étrangers au Nigeria, et quelques semaines après la prise d’otages d’In Amenas en Algérie, sept Français ont été enlevés au Cameroun, et transportés au Nigéria. Jean Yves le Drian, ministre français de la Défense, affirme que ce rapt n’est pas imputable à la situation malienne. Pour lui, c’est Boko Haram qui a procédé à l’enlèvement, mais il écarte tout lien avec l’intervention française au nord Mali. Pour autant, le peu d’éléments disponibles ne permettent pas de jugements catégoriques. Ainsi, aucune revendication n’a été faite, et la signature des kidnappeurs n’est pas claire. Le timing et la nationalité des otages, parmi lesquels figurent quatre enfants, laissent tout de même sceptique quant aux affirmations du ministre de la Défense.
  Rime AIT EL HAJ

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