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Economie

Assises de l’industrie
Amara parie sur la compensation industrielle

Par L'Economiste | Edition N°:3974 Le 22/02/2013 | Partager
Un cadre réglementaire en préparation
Masen, premier concerné par la mesure
Objectif: préserver une partie de la valeur ajoutée localement

«Nous avons une base industrielle qui demandera du temps pour arriver à maturité. Il faut qu’on ait de la patience», rassure Abdelkader Amara, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies

LES Assises de l’industrie se sont clôturées le mercredi 20 février sur une note plutôt mitigée. La mobilisation de l’ensemble des opérateurs a été saluée par le milieu des affaires. Cependant, les attentes des professionnels étaient tellement grandes que plusieurs problèmes sont restés en suspens. Le diagnostic d’Amara a fait l’unanimité: difficultés d’accès au financement, cherté du foncier, lacunes en formation... Des maux que les professionnels connaissent très bien. Justement, les 1.400 patrons qui ont fait le déplacement à Tanger sont venus à la recherche de solution et beaucoup moins d’un diagnostic connu de tous. «L’heure n’est pas aux études et aux diagnostics, des mesures doivent être prises dans l’urgence», réclame un opérateur dans l’agroalimentaire. Le remodelage que veut apporter Amara au pacte Emergence n’est pas encore totalement clair. «Il y a parfois une certaine impatience de la part de quelques opérateurs, observateurs ou même de la presse qui se demandent où est l’impact d’Emergence sur la balance commerciale. Il est clair que cette stratégie comme d’autres ont besoin de maturité, ce qui nécessite quelque temps», rassure le ministre pjdiste. Cependant, Amara est venu avec deux nouveautés: la compensation industrielle et l’introduction d’autres métiers au pacte Emergence (voir encadré). «La compensation industrielle est déjà actée dans le décret sur les marchés publics», explique le ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies. Le dernier décret sur les marchés publics introduit la possibilité de recours à la compensation industrielle dans la défense nationale. Le département de l’Industrie pense à l’élargir à d’autres domaines d’activité. Le principe est qu’une partie de la valeur ajoutée reste au Maroc. Ce qui implique également un transfert de savoir-faire et de technologie. «Nous avons déjà commencé les expériences. Nous avons demandé aux grands donneurs d’ordre publics de donner de la visibilité aux entreprises. Masen a déjà commencé il y a quelques jours», annonce Amara. Cette visibilité est très importante pour les entreprises. Sur ce point précis, plusieurs annonces seront bientôt faites. «Nous allons travailler sur un cadre réglementaire qui permettrait de revenir sur le détail, sur les mécanismes, sur comment sera déployée cette compensation industrielle qui est tout à fait légitime et bien sûr il faut qu’on prenne en considération nos engagements à l’international», annonce Amara.

Les objectifs des nouveaux métiers à l’horizon 2023

TROIS nouveaux secteurs d’activité viennent se rajouter aux métiers mondiaux prévus dans le pacte Emergence (voir L’Economiste du jeudi 21 février). Deux d’entre eux peuvent être qualifiés d’industrie lourde et surtout transcendante à plusieurs secteurs d’activité. «L’industrie métallurgique et mécanique intervient dans quasiment tous les secteurs de l’économie et de l’industrie que ce soit l’automobile, le bâtiment ou l’aéronautique», explique Abdelhamid Souiri, président de la Fédération des IMME. Les opérateurs du secteur des IMME doivent bientôt signer un contrat-programme. Pour leur part, les professionnels de la chimie-parachimie ont acté leur contrat-programme. Un accord auquel ont également pris part les plasturgistes. La nouvelle stratégie se base sur le développement de 15 filières. En termes d’indicateurs, les opérateurs tablent sur la réalisation d’un chiffre d’affaires de 150 milliards de DH à l’horizon 2023. Ainsi, la contribution du secteur au PIB devra tourner autour de 41 milliards de DH, dans 10 ans. De futurs investissements permettront la création de 43.000 emplois. L’autre secteur qui fait son entrée dans le pacte Emergence est la pharmacie avec une attention particulière pour les médicaments génériques. La corporation dispose d’objectifs clairs. La stratégie des opérateurs s’appuie sur le développement d’une industrie pharmaceutique destinée à l’export. L’ambition est de réaliser un chiffre d’affaires à l’export de plus de 8,3 milliards de DH à l’horizon 2023.  Le marché local intéresse également les laboratoires pharmaceutiques avec un potentiel d’activité de 16,6 milliards de DH à capter sur 10 ans. Côté emplois, les laboratoires s’engagent avec le gouvernement pour la création de 5.000 postes directs et 22.500 indirects. En outre, le textile qui figure déjà dans les métiers mondiaux revoit sa stratégie. A cause du retard de déploiement des mesures du pacte, l’échéancier est passé de 2015 à 2025 pour ce secteur. Les professionnels tablent sur un chiffre d’affaires à l’export de 90 milliards de DH avec la création de 200.000 emplois supplémentaires.

IL. B.

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