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Politique Internationale

Tunisie: Ennahda négocie le retour de Jebali

Par L'Economiste | Edition N°:3973 Le 21/02/2013 | Partager
Accord sur un calendrier pour les élections: condition sine qua non
D’autres noms proposés, dont le ministre de la Justice et neveu de Ghannouchi
Fin de la troïka, une nouvelle coalition doit être formée

Hammadi Jebali, ex-Premier ministre tunisien, retrouvera-t-il son poste? Ennahda ayant obtenu la majorité des voix aux élections, ce parti doit proposer un nouveau Premier ministre, et n’exclut pas un retour du démissionnaire. Shahbi Attig, chef du groupe parlementaire d’Ennahda à l’Assemblée nationale constituante (ANC), a déclaré que «le choix de Jebali comme potentiel futur chef de gouvernement est sur la table». Pourtant, celui-ci ne semble pas prêt à faire dans le compromis. Il continue à insister sur la pertinence d’un gouvernement apolitique «pour sortir le pays de l’errance».
Ayant annoncé sa démission le 19 février en raison de l’échec de cette proposition, Jebali continue à prouver son attachement à une gestion technocrate du pays, mettant les intérêts de la patrie avant ceux des partis. En homme d’Etat, l’ex-Premier ministre n’a pas hésité à aller au choc avec son propre parti. Un pari quitte ou double qu’il n’a perdu qu’à moitié. En effet, ne pas démissionner aurait été synonyme pour lui d’accepter une certaine forme «d’ingérence» de la part de la frange radicale d’Ennahda, menée par le numéro 1 du parti, Rached Ghannouchi. Et cela aurait signifié le maintien des ministères régaliens aux mains des islamistes, contre sa volonté.
Entre faire de la figuration au pouvoir et partir, il a pris la bonne décision. D’autant plus que son geste rappelle à Ennahda les raisons premières de son élection. A l’extérieur, il est le visage d’un islamisme politique rassurant, malgré quelques faux pas et un double langage qui lui ont valu une pluie  de critiques à ses débuts. Pour les Tunisiens, il répond à l’image du révolutionnaire emprisonné pour ses idées qui n’a jamais lâché la bride, et qui aime son pays par dessus tout. Un combo gagnant, qui a fait vaciller même les partis qui avaient fini par basculer vers l’opinion d’Ennahda quant à la création d’un gouvernement apolitique, à savoir le Congrès pour la république et Ettakatol, suite à sa démission.
Par ailleurs, Jebali a d’ores et déjà prévenu qu’il ne s’inscrirait dans «aucune initiative qui ne pas fixe la date des prochaines élections».
Toute possibilité de scrutin étant elle-même gelée par les ajournements à répétition de la rédaction de la Constitution. «A quand les élections? A quand la Constitution?», a-t-il lancé. Encore un pic à son propre parti, Ennahda, qui fait de son mieux pour «islamiser» un peu plus le texte fondamental du pays contre la volonté de l’opposition, de la gauche, des laïcs et des défenseurs des droits de la femme et des libertés individuelles.
Quoi qu’il en soit, Hammadi Jebali a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’une «démission du devoir». Lui et ses ministres restent fidèles au poste jusqu’à la fin du processus, pour ne pas laisser de «vide» à la tête de l’Etat. Faute de Constitution, le pays est actuellement régi par un texte provisoire relatif à l’organisation des pouvoir publics, surnommé la «petite Constitution».


Rime AIT EL HAJ

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