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Fès/Enseignement français
Les parents d’élèves montent au créneau

Par L'Economiste | Edition N°:3972 Le 20/02/2013 | Partager
Ils sursoient au paiement des frais de scolarité
Ceci, face à des augmentations de 60% en 4 ans

NOUVEAU bras de fer entre les parents d’élèves et le groupe scolaire Jean de la Fontaine de Fès (GSU). Encore une fois, les tarifs des frais de scolarité sont sources de peine. Cette fois-ci, les parents «n’iront pas par quatre chemins». Après les multiples sit-in tenus, ils n’ont eu d’autre choix que de surseoir au règlement des augmentations imposées.
«Nous n’avons cessé de réitérer notre prédisposition à mener une réflexion conjointe et un échange franc et serein en vue d’aboutir à la stabilisation des frais de scolarité, à une visibilité au moins à moyen terme sur ces frais et à la préservation de l’avenir scolaire des enfants et des familles déjà engagées dans le système… Malheureusement, nos revendications sont restées lettre morte et les responsables de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger (AEFE) n’ont même pas daigné se réunir avec nos représentants», lit-on dans un communiqué avalisé par l’UCPE et l’APE. Les deux associations des parents d’élèves montent au créneau. Pour leurs responsables, «les nouvelles grilles tarifaires des frais de scolarité sont imposées de manière unilatérale par l’Agence». «Nous faisons face depuis plusieurs années à une spirale d’augmentations sans précédent des frais de scolarité», ajoutent-ils.
En fait, les nouvelles grilles tarifaires concernent indifféremment tous les élèves, aussi bien ceux faisant déjà partie du réseau de l’AEFE que les nouveaux arrivants qui ont choisi d’intégrer le système en parfaite connaissance de ce qui les attend en termes de droit de première inscription (DPI) et de frais de scolarité et à qui l’établissement scolaire aurait fait signer un document dans ce sens. Pour Maître Salim Bensaïd, avocat au barreau de Fès, «certains parents auraient même été «appelés» à «cautionner» définitivement non seulement les augmentations actuelles mais également toutes celles à venir». «L’administration du GSU Jean de la Fontaine de Fès les a «invités» à apposer leur signature sur un projet de règlement financier très contraignant auquel ils n’ont jamais été associés et qui ne tient aucunement compte ni de leurs intérêts ni de ceux de leurs enfants», souligne-t-il.
En numéraire, le montant annuel des frais de scolarité d’un collégien, à titre d’exemple, qui s’élevait en 2007-2008 à 21.960 DH, se chiffre en 2012-2013 à 34.910,00 DH, soit une augmentation de près de 60% en 4 ans à peine. Pour rappel, les frais de scolarité pour le même niveau scolaire (le collège) se chiffraient en 2002-2003 à 17.424 DH, soit une augmentation de plus de 100% en 10 ans. A Fès, certains parents affirment qu’ils ont deux ou trois enfants scolarisés dans le réseau AEFE. «Il est encore plus patent sachant qu’ils subissent de plein fouet non seulement les fortes augmentations des frais de scolarité, mais également les frais d’internat au lycée Paul Valery de Meknès, ce qui fait exploser leur budget», déplorent-ils. Et de poursuivre, «ces augmentations ne sont malheureusement pas synonymes d’amélioration de la qualité de l’enseignement». Aux arguments qui ont toujours servi de base à de telles augmentations, à savoir  la vétusté des bâtiments, l’urgence de réaliser des investissements immobiliers et l’augmentation des frais de gestion et des charges salariales, les parents répondent qu’ils n’ont pas à supporter de leurs propres deniers la charge de financement d’un patrimoine immobilier qui ne leur appartient pas. Ils dénoncent, au passage, la diminution flagrante, voire la disparition totale des postes d’expatriés au profit des «contrats locaux». «Ceci devrait au contraire conduire à une réduction des charges salariales et non à leur prolifération, et à un équilibre budgétaire, voire à un excédent et non à des déficits». «Nous n’avons cessé de rappeler que les augmentations systématiques, unilatérales et injustifiées, des frais de scolarité sont de nature à contraindre de nombreux élèves à quitter définitivement le système, sans alternative aucune, ce qui met sérieusement en péril l’avenir scolaire de nos enfants», regrettent-ils, «avec le sentiment d’être pris en otages par un système auquel ils ont fait confiance».


De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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